Publié le 5 Février 2023

Prochaine édition du Printemps des poètes au lycée de l'Elorn au retour des vacances d'hiver : 

  • En 1ère, rencontre avec Christophe Manon, autour de son recueil Provisoires, avec le concours de la Maison de la poésie de Rennes.
  • En 2de, on retrouvera les ateliers de lecture à voix haute de Martine Geffrault-Cadec et les balades poétiques d'Hervé Eléouet.
Christophe Manon, Provisoires, Editions Nous, 2022

Christophe Manon, Provisoires, Editions Nous, 2022

Le printemps des poètes 2023 au lycée de l'Elorn
Le printemps des poètes 2023 au lycée de l'Elorn

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Publié le 1 Février 2023

Le 4 février le lycée ouvre ses portes ; ce sera l'occasion de visiter le CDI et de découvrir des travaux d'élèves, parmi lesquels les critiques du Goncourt. On peut les entendre grâce à des QR codes imprimés sur des bandeaux. Pour les flasher, vous avez besoin d'une application telle que i-nigma QR Code.

Portes ouvertes le 4 février 2023
Portes ouvertes le 4 février 2023
Portes ouvertes le 4 février 2023
Portes ouvertes le 4 février 2023

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2022

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Publié le 5 Janvier 2023

La classe de 1G6 a participé au concours de critiques littéraires du Goncourt des lycéens 2022. Plusieurs élèves ont enregistré leurs textes : on peut les écouter sur RadioElorn.

Critiques littéraires - Goncourt 2022

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Publié le 12 Décembre 2022

Les élèves de 1G6 étudient La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges. En marge du parcours "Ecrire et combatte pour l'égalité", ils ont visité l'exposition consacrée à Ernest Pignon-Ernest au FHEL. A la fin de la visite, chacun a choisi une œuvre et l'a présentée en répondant à trois questions :

  • En quoi présente-t-elle une forme d'argumentation ?
  • Quel est le point de vue de l'artiste ?
  • En quoi le lieu de l'installation renforce-t-il le propos ?
Visite de l'exposition consacrée à Ernest Pignon-Ernest au FHEL
Visite de l'exposition consacrée à Ernest Pignon-Ernest au FHEL
Visite de l'exposition consacrée à Ernest Pignon-Ernest au FHEL
Visite de l'exposition consacrée à Ernest Pignon-Ernest au FHEL
Visite de l'exposition consacrée à Ernest Pignon-Ernest au FHEL

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Publié dans #FHEL 2022 - Ernest Pignon Ernest

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Publié le 2 Décembre 2022

Nice-Le Cap

  Lors de la visite de l’exposition consacrée à Ernest Pignon Ernest au FHEL, une œuvre engagée qu’il a affichée dans sa ville natale m’a particulièrement marqué.

Photo du collage mural d'Ernest Pignon Ernest à Nice contre le jumelage avec Le Cap en 1974

Photo du collage mural d'Ernest Pignon Ernest à Nice contre le jumelage avec Le Cap en 1974

  Cette œuvre en noir et blanc représente une famille de personnes noires qui regardent le spectateur au travers d’un barbelé. Il s’agit d’un collage urbain en sérigraphie, c’est-à-dire que l’artiste a réalisé un modèle qu’il a reproduit en assez grand nombre. Elle a été affichée en de très nombreux exemplaires dans les rues de la ville de Nice en 1974.

  Pour la comprendre, il faut l’inscrire dans son contexte. En 1974, la ville de Nice organise un jumelage avec celle du Cap, en Afrique du Sud. Cependant, l’apartheid est pratiqué dans ce pays : les personnes de couleur y ont moins de droits que les blancs. Ernest Pignon Ernest va jusqu’à qualifier le Cap de " capitale du racisme institutionnalisé ". Plus tard, il qualifie aussi l’échange de " vexation, un outrage fait à ma ville, qui est aussi celle de Garibaldi et de Blanqui " (deux grands hommes niçois qui ont œuvré pour la liberté et l’égalité).

  Quand il apprend la venue d’une délégation sud-africaine pour célébrer cette alliance, Ernest Pignon Ernest décide de mener une action coup de poing. Pendant la nuit, il colle des centaines de ces affiches tout le long du parcours des "festivités ". Il décrit ainsi son action : " De la place Masséna au stade où jouaient les Springboks, j’ai figuré le cortège des absents : des centaines d’images d’une famille noire parquée derrière des barbelés observe en toute dignité, avec retenue cette délégation ".

  Ainsi, en rappelant les méfaits des invités, il remet en cause les choix de Jaques Médecin, le maire de Nice à cette époque qui avait initié l’échange malgré le racisme des institutions sud-africaines. Cette œuvre est donc très engagée contre l’apartheid et l’inaction des dirigeants 

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Publié le 2 Décembre 2022

Ernest Pignon Ernest,  Parcours avortement, Paris 1975

Ernest Pignon Ernest, Parcours avortement, Paris 1975

            En 1975, l’artiste français Ernest Pignon-Ernest colle dans les rue, à la vue de tous une série d’images choquantes, des dessins de femmes nues, tordues par une douleur qu’on imagine autant physique que mentale. En les exposant ainsi, il force les passants à voir en face la réalité de l’avortement à l’époque. En effet l’Assemblée Nationale débat alors sur la libéralisation et l’accès à l’avortement, défendu par Simone Veil qui s’oppose aux réactionnaires qui proclament « L’avortement tue » ; à cet argument Ernest Pignon Ernest veut répondre « Oui l’avortement tue, mais d’abord des femmes ! ».

Les images sont rudes, les femmes représentées à taille réelle et à même le sol donnent une impression de proximité. L’artiste apporte autant d’attention si ce n’est plus à l’endroit, au moment et à la manière dont l’œuvre s’inscrit dans son décor, qu’au dessin en lui-même. Ainsi, sur cette photographie, le lieu n’est pas choisi au hasard. Il est dans une rue passante et le collage déborde sur le trottoir, laissant la femme à la merci de tous. Les piétons semblent accélérer le pas et fuir la scène du regard, comme pour ignorer leurs responsabilités.

Ernest Pignon-Ernest utilise l’art pour dénoncer des injustices. Chacune de ses œuvres impose une émotion forte : elles sont des armes de combat aux services de causes qui lui tiennent à cœur, qu’elles le concernent directement ou non. La plupart de ses sérigraphies sont engagées politiquement ou entrent en résonance avec l’actualité, ce qui a forgé sa réputation.

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Publié le 2 Décembre 2022

« Soweto », 2002 photographie située à la fin de l’exposition, Soweto Johannesburg Afrique du sud

« Soweto », 2002 photographie située à la fin de l’exposition, Soweto Johannesburg Afrique du sud

« Durban Soweto » est une photographie prise par Ernest Pignon-Ernest. La sérigraphie qu’on peut observer au second plan a été collée dans les rues de Soweto, un quartier de Johannesburg en Afrique du Sud. Il y en eut au moins 300 exemplaires.

Au premier plan, on aperçoit trois jeunes hommes (peut-être des habitants du quartier). Leurs yeux regardent quelque chose au loin, derrière l’appareil photo. Ils portent tous les trois un pantalon avec un haut qui s’apparente à des t-shirts de sport. Deux sont jaune vif.

 Au second plan on aperçoit la sérigraphie d’Ernest Pignon-Ernest cachée en partie par un caddie vide devant le mur où elle est collée. La sérigraphie est en noir et blanc et on y voit une jeune femme qui porte un jeune homme dans ses bras. Il paraît mourant. Le mur où est collée la sérigraphie est sombre et sale, ce qui crée un contraste avec les t-shirts colorés des jeunes hommes au premier plan.

Au fond, on voit le ciel, bleu et des immeubles sur le côté droit de l’image.

 Entre le premier et le second plan passe un homme qui marche. Il n’est pas bien visible. Cela crée du mouvement ; la photo a été prise sur le vif.

Cette œuvre a une réelle dimension d’engagement. Son idée a germé des rencontres faites sur place et notamment d'une photographie prise le 16 juin 1976 après la révolte d’écoliers et lycéens noirs pendant l’apartheid en Afrique du Sud. Le but de ces manifestations était de protester contre l'introduction de l'afrikaans comme langue officielle d'enseignement à égalité avec l'anglais dans les écoles locales. Elles se transformeront en bain de sang, car les forces de l’ordre blanches tirent sur la foule. La photographie représente une jeune femme noire portant dans ses bras, Hector Petersen, 12 ans, mort. Cette photo était déjà un symbole dans la lutte pour l’égalité entre les noirs et les blancs en Afrique du Sud. Elle représente également le combat mené contre l’apartheid et le racisme ainsi que les morts liés à la répression de 1976.

Ernest Pignon-Ernest se réapproprie cette photo pour mettre l'accent sur un autre combat, celui conte le Sida. Grâce à cette image, il cherche à sensibiliser les gens en représentant l’enfant, dans les bras de la femme, en malade mort du Sida. Il veut montrer le rôle qu’a joué la femme dans ce combat tout en représentent la douleur et la tristesse de perdre un proche.

Finalement, cette œuvre est une arme de combat au service d’une cause, car elle touche le passant et l’interpelle. Ici, le peintre mêle plusieurs combats : la lutte contre le Sida qui a particulièrement touché les pays d’Afrique, mais également la lutte contre les inégalités raciales qui reste un combat très important encore aujourd’hui.

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Publié le 2 Décembre 2022

Linceuls réalisés par Ernest-Pignon-Ernest à la pierre noire, 2012, FHEL Landerneau, et la série "Linceul" destinée à la prison Saint-Paul de Lyon en 2012.
Linceuls réalisés par Ernest-Pignon-Ernest à la pierre noire, 2012, FHEL Landerneau, et la série "Linceul" destinée à la prison Saint-Paul de Lyon en 2012.

Linceuls réalisés par Ernest-Pignon-Ernest à la pierre noire, 2012, FHEL Landerneau, et la série "Linceul" destinée à la prison Saint-Paul de Lyon en 2012.

« Linceul VI », « Linceul VII » et « Linceul VIII » sont trois œuvres réalisées à la pierre noire par Ernest Pignon-Ernest en 2012. Né en 1942 à Nice, l’artiste s'est fait connaître par une approche unique de l’art urbain, grâce à ses collages, à ses illustrations dessinées ou peintes, mais également par ses sérigraphies. Chacune de ses œuvres illustre un débat ou une injustice contre laquelle il combat ; elles interpellent les passants des rues où elles sont exposées.

Présentés dans leur linceul, les corps collés par Ernest-Pignon-Ernest font un parallèle avec le suaire de Turin, censé être celui du Christ. L’artiste en donne une interprétation personnelle : en ôtant les clous du corps du Christ, il représente une personne banale à sa place. Et en affichant cette œuvre dans la prison Saint-Paul de Lyon, il rend hommage à toutes les victimes de Nikolaus Barbie, dit Klaus Barbie, à l’origine de nombreux emprisonnements dans cette prison et lui-même emprisonné dans ces lieux après avoir été condamné pour crime de guerre. Mais Ernest Pignon-Ernest libère aussi la parole des prisonniers en montrant au public la réalité terrible de la vie carcérale.

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Publié le 2 Décembre 2022

Avortement, Ernest Pignon Ernest

Avortement, Ernest Pignon Ernest

En 1974, le débat pour la légalisation de l’avortement fait rage à l’Assemblée Nationale avec les interventions de Simone Veil. Une campagne d’affiche « l’avortement tue » voit le jour contre cette proposition.

Ernest Pignon-Ernest réagit au débat politique et retourne ce slogan en « Oui, l’avortement tue, mais d’abord les femmes » et il l’illustre dans son œuvre Avortement. Il défend le droit d'avorter avec une image choquante. On y voit une femme dans la rue, nue, probablement morte ou souffrante. Son ventre est ouvert et ses jambes sont écartées.

L'artiste a dépeint la réalité dans une vision d’horreur qui choque et terrifie les passants : ils ne peuvent pas l’ignorer. Il cherche à amener public à se rendre compte de la réalité des avortements clandestins. Il dénonce les horreurs qu’ont vécues certaines femmes en avortant clandestinement. Il contribue ainsi pacifiquement au débat politique de l’Assemblée Nationale, avec l’espoir de changer les esprits et de défendre ce qui est pour lui un droit fondamental.

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Publié le 2 Décembre 2022

Ernest PIGNON-ERNEST,  « Parcours Mahmoud Darwich sur les murs de Ramallah en Palestine », 2009, photographie, 70 x 106 cm

Ernest PIGNON-ERNEST,  « Parcours Mahmoud Darwich sur les murs de Ramallah en Palestine », 2009, photographie, 70 x 106 cm

          Ernest Pignon-Ernest devait se rendre en Palestine en 2008 pour collaborer avec le célèbre poète Mahmoud Darwich, mais le Palestinien  est mort un mois avant son arrivée à Ramallah. Le plasticien français y est retourné un an après pour lui rendre hommage et a réalisé son portrait sur le principe de la sérigraphie ; il l'a placardé dans des lieux emblématiques de la Cisjordanie, mais également en Israël, à Birwé, sur les ruines de son village de naissance. Ernest Pignon-Ernest avait prévu de faire de même à Gaza, mais il n'a pas reçu l'autorisation de s'y rendre de la part des autorités israéliennes.

          Artiste engagé, Ernest Pignon-Ernest livre dans cette œuvre un hommage puissant à Mahmoud Darwich, un homme qui s’est toujours battu pour sa terre et la liberté de son peuple. L’artiste français poursuit ainsi le combat de son ami palestinien qui utilisait aussi l’art pour transmettre ses messages. Les lieux choisis influent directement sur la portée argumentative de l’œuvre : ils expriment la sincérité et l’attachement d’Ernest Pignon-Ernest à Mahmoud Darwich et plus globalement à son pays.

          Cela permet de pérenniser l'œuvre de Mahmoud Darwich et de raviver l’espoir de la population dans le conflit israélo-palestinien.

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