Publié le 7 Avril 2015

Samedi 4 avril

Samedi 4 avril

Mardi, deux classes de seconde ont rencontré l'artiste Bernard Menguy.

Mardi, deux classes de seconde ont rencontré l'artiste Bernard Menguy.

Depuis le 24 février, l'artiste Bertrand Menguy présente son travail au sein du lycée de l'Élorn. Il s'inscrit ainsi dans la continuité de ce qui a été engagé au sein de l'établissement, l'an dernier, et marque le point de départ de nouvelles expériences : au programme, un projet en art et sciences, la fabrication d'un meuble et un atelier d'écriture poétique. Mardi, l'artiste a rencontré les élèves de deux classes de seconde qui avaient de nombreuses questions. L'artiste est revenu sur son parcours et sur ses années de formation, sur les artistes qui l'inspirent... Mais la rencontre a aussi été l'occasion d'une réflexion sur le langage du peintre.


Sur scène en mai
Désormais, c'est aux élèves de s'emparer de la matière picturale pour nourrir leur imaginaire. Un atelier d'écriture poétique est en place depuis le début du mois de mars. Les jeunes sont accompagnés dans leur démarche par leurs professeurs de français et par Goulven Ka, poète, violoncelliste et slameur. Le projet devrait aboutir à une mise en voix et en musique, sur la scène du Family, au mois de mai. Une manière de faire dialoguer arts plastiques, poésie et musique...


En savoir plus sur http://www.letelegramme.fr/finistere/landerneau/lycee-de-l-elorn-un-pont-entre-les-arts-04-04-2015-10583047.php#ZgdaoyQ16mzGt1zJ.99

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2015

Publié le 6 Avril 2015

Bas relief

TRIO

D'abord chaud
Puis froid
Tempera
Sur du bois

Par à-coups
Songeurs
Une sculpture
De froideur

Hostiles
Âmes damnées
Flottant
Rejetées

Trois figures
En silence
Des fantômes
En cadence

La peur
Souriante
Arrive
Et me hante

L'angoisse
A ma porte
Toute la joie
Emporte

Bas Relief
De malheur
Quitte donc
Mon coeur.

                  Noemi, 2B

Le Renouveau

La cloche sonne minuit,

Les explosions cessent,

Le chant de la cigale retentit

Les langues fourchues s’entrecroisent telle une tresse

La peinture masque le volume

Et s’évapore dans la brume

Le ciel hostile et glacial

Laisse place aux aurores boréales

Qui s’imprègnent dans le rugueux relief

Du bois de hêtre

Les couleurs chaudes

Chassent d’un coup de cymbales

Les yeux verts émeraude

D’un féroce animal

La lumière apparaît

Comme une hirondelle un soir d’été

Et les fleurs fanées s’ouvrent au jour

Avec la fraîcheur des premiers jours

L’angoisse prend fin

L’amour revient.

Amélie, 2B

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2015

Publié le 6 Avril 2015

Papillon

Papillon

Papillon de mon enfance

Te voilà absent

Tu n’es plus là,

Tu as disparu brusquement

Pourtant le temps

N’est ni noir, ni blanc

Et dans mon cœur

Tu n’es ni mort, ni vivant

Le vent t’aurait-il emporté

Ou peut-être est-ce le temps ?

Toi qui étais aussi lisse

Et coloré qu’une rose

Aussi sombre

Et lumineux qu’une éclipse

Je ne peux te voir

Mais je t’imagine

 

Tu n’es si triste, ni joyeux.

On croirait presque

Que tu es mort

Peut-être est-ce le cas ?

Toi qui m’as tant appris

De l’honneur au désarroi

De la douceur à l’effroi

Tu es parti,

Rejoindre le divin

 

Oui papy on, ne vit plus sans toi

Oui papy du petit matin,jusqu’au soir

On ne pense qu'à toi.

Yann, 2B

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2015

Publié le 6 Avril 2015

Bulle d'O

Le tourbillon de la vie

Silence oppressant

Silence emprisonnant

L'eau salée tourbillonne

Son goût m'empoisonne

Le tourbillon de la vie

Coule sans un bruit

Que de Bulles d'O

Me chuchote un étourneau

J'ai des hallucinations

M'affirme Toutankhamon

Je n'en crois pas un mot

Bulles d'O, Bulles d'O

Un jour on saura

Pourquoi je suis là

Si j'ouvre les yeux

Je n'pourrais que voir mieux

Je suis dans le noir

Mais j'peux apercevoir

La lumière blanche

Mais p't-être que je flanche

En tous cas je suis certaine

Que cette cause n'est pas vaine

Un jour on saura

Pourquoi je suis là

Et pourquoi je me perds

Au milieu d'cette grisaille

                                       Marie, 2B

Peur du vide et vide de peur

Peur du vide et vide de peur

Comme sur une bulle d'O

Je flotte sur vos mots

Océan de silence qui m'emporte

Jusqu'où irais-je de la sorte ?

 

Peur du vide et vide de peur

Plongé dans un brouillard noir

J'avance, au hasard

Incompréhension de ma vision

Devant ce néant, ce tourbillon

 

Peur du vide et vide de peur

Lutte impossible contre la solitude

Qui me traîne pas à pas dans sa servitude

Et loin de cette vie de plénitude

On se perd dans nos habitudes

 

Peur du vide et vide de peur

Gris de la vie, de sa monotonie

Peinture froide de mes envies

Que l'obscurité envahit

Tout doucement, sans un bruit

 

Peur du vide et vide de peur

Destruction de mon monde

Et soudain, tout s'effondre

Rudesse d'un cauchemar des sens

Quand viendra la délivrance ?

 

Peur du vide et vide de peur

Ma vie sur une balance

Et personne pour voir ma souffrance

Lucille, 2B

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2015

Publié le 6 Avril 2015

Bulles d'air

Ciel grège

Autour de nous, tout est grège

Comme perdu dans la neige

Qui vole autour de nous

Jusqu'à se rendre fou

Le bruit du vent assourdissant

Et le silence nous oppressent

Nos silhouettes égarées

Se confondent dans la grisaille

Entre solitude et tristesse

Désespoir et mélancolie

C'est un océan d'ennui

De chagrin et de souffrance

Que j'imagine dans mes rêves

Et qui s'échappe à mon réveil

 

Autour de nous, tout est grège

Comme perdu dans la neige

 

Seraient-ce des roses

Tombant sur le sol ?

Ou bien des bulles d'air

Remontant jusqu'au ciel ?

Des morceaux de papiers

Tombant pêle-mêle ?

Toujours aussi doux

Que la fourrure d'un lion

Plus fragile encore

Qu'une aile de papillon

 

Autour de nous, tout est grège

Comme perdu dans la neige

                                          Mathilde, 2B

 

« Questions qui me perturbent »

Bulle d'air ou

bulle d'eau ?

Telle est la question.

Je ne sais pas ,

je ne sais plus.

Je vois là bas ,

Des silhouettes qui marchent pas à pas.

Trempées jusqu'au os.

Ce sont des marcheurs.

Perdus dans le froid ,comme moi.

Les nuances de beige me font douter.

Elles sont bien là.

Je les vois.

Je ressens tout à coup en moi :

La douleur simpliste de la solitude.

La fraîcheur sereine des habitudes.

Le bien-être de la gratitude.

Le vent des inquiétude.

Elles me perturbent.

Elles me tourmentent.

Elles sont étranges.

Ce ne sont, peut être, pas des Hommes !

Pleut-il ?

Y a-t-il du brouillard ?

Je ne sais pas,

Je ne sais plus.

Bulle d'air ou

bulle d'eau ?

Telle est la question.

Noémie, 2B

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2015