Publié le 7 Juin 2022

Après plusieurs semaines de travail, le moment est venu d'enregistrer les poèmes de Prévert extraits de Paroles. Florilège :

Chanson dans le sang

Chez la fleuriste

Barbara

Le désespoir est assis sur un banc

La chasse à l'enfant

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Publié le 20 Mai 2022

Mercredi 18 mai : Martine Geffrault-Cadec est de retour pour un premier filage des poèmes de Prévert choisis par les élèves. Au menu, après l'échauffement de rigueur, un travail sur la répartition de la parole dans les groupes, puis les premiers essais. Une contrainte : mettre des images et une intention derrière chaque mot ou vers.

Lecture et interprétation
Lecture et interprétation
Lecture et interprétation
Lecture et interprétation

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Publié le 28 Avril 2022

La metteuse en scène Martine Geffrault-Cadec revient une nouvelle fois au lycée de l'Elorn. Première rencontre avec les élèves de 2E et de 2H à la veille des vacances de printemps. Il s'agissait de les faire réfléchir sur les enjeux de l'oral, de dépasser les peurs individuelles et de se poser des questions comme "D'où vient la voix ?", "Quelle position prendre pour qu'elle porte ?", etc.

Prochaine étape à la mi-mai pour un travail sur des poèmes extraits de Paroles de Jacques Prévert.

Première séance, un travail sur la voix
Première séance, un travail sur la voix
Première séance, un travail sur la voix
Première séance, un travail sur la voix
Première séance, un travail sur la voix

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Publié le 22 Avril 2022

Dans le cadre du programme de français, les élèves de 2E et de 2H ont travaillé sur le sonnet au XVIe siècle. Afin d'élargir l'idée que les élèves se font du genre, nous avons terminé par la traditionnelle balade poétique d'Hervé Eléouet dans les ruelles de Landerneau.

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Publié le 21 Avril 2022

Lorsqu'on entend le mot "poésie", on pense aux poèmes lyriques ou élégiaques, que nous avons pu étudier. Ils se rapportent souvent aux malheurs de la vie. Dans la balade poétique d'Hervé Eléouet, nous avons pu découvrir une approche plus légère.

Nous avons observé des alexandrins sur une boîte aux lettres ou sur des panneaux d'informations et de publicités. Par exemple : "Ne pas déposer de journaux dans cette boite". Même si le but de ces phrases est d'informer, leur forme correspond à un rythme agréable, comme dans les poèmes que nous connaissons.

Selon Hervé Eléouet, tout thème peut faire naître un poème. Il en a fait son métier. Contre deux euros, il écrit quelques vers en cinq minutes, sur un thème donné par le demandeur. 

Le mieux pour écrire un poème, c'est de regarder autour de soi. Chaque détail peut aider à le construire. Une porte, une fenêtre, des nains de jardin, un chat, etc., tout est source d'inspiration. Il nous a d'ailleurs montré plusieurs poèmes qu'il a écrits en s'arrêtant sur un parking, des places ou dans les rues.

Pour lui, un poème doit d'abord et surtout apporter de l'humour, de la vie, de l'espoir, plus que de la beauté. C'est pour cela que ce poète a toujours un poème sur lui : il le lit à voix haute, et fait sourire les personnes qu'il croise. Un humour particulier, souvent étrange, mais très divertissant.

Baptiste

Poésie et humour

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Publié le 21 Avril 2022

Hervé Eléouet nous a montré différentes manières de voir et d’écrire de la poésie :

Spontanée : Il propose des poèmes à la demande.

Imaginative : Il s’inspire de son environnement pour transformer un bout de phrase sur un mur ou un slogan en vers.

Fantaisiste : Il écrit sur n’importe quel support (panneau signalétique, rouleau de scotch…). Il conseille d’avoir toujours un poème sur soi et d’être curieux, car nous sommes entourés d’alexandrins.

Drôle et farfelue : Sa rencontre avec une poubelle l’a inspiré pour nous dire un poème composé de mots étranges.

Absurde : Il récite ses drôles de poèmes sans avoir peur du ridicule. Il s’est amusé à écrire à une marque alimentaire pour signaler que les pâtes n’avaient pas toutes la même forme.

Grâce à cette balade j’ai compris que la poésie est partout autour de nous, il faut juste être curieux pour la voir.

Ismaëlla

Un poète curieux

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Publié le 21 Avril 2022

Avant cette balade poétique, je voyais la poésie comme une chose essentiellement ancienne, qui continuait à être pratiquée de nos jours, mais de manière un peu marginale. La poésie était pour moi quelque chose de très sérieux, de très réfléchi et il fallait y passer beaucoup de temps. Mais en voyant Hervé Éléouet nous parler de sa discipline avec humour, en l'entendant dire qu'il écrit des poèmes sur des marchés, en quelques minutes et sur demande, mon opinion a changé.

Hervé Éléouet nous a aussi montré qu'il aime écrire sur des objets, en les faisant parler à la première personne. Nous n'avions pas étudié de poèmes où le support importait vraiment, et le poète nous a fait découvrir cela.

J'ai découvert en somme que la poésie moderne est bien plus libre que celle du 16e siècle. Le but n'est aujourd'hui plus de s'exercer à la langue française, mais de se démarquer des autres poètes en étant original.

Yaël

 Se démarquer des autres poètes

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Publié le 21 Avril 2022

Lors de la balade poétique, nous avons pu découvrir une autre idée de la poésie. Aujourd’hui, on peut continuer à utiliser les mêmes règles de nombre de syllabes ou de strophes qu’autrefois. Mais la poésie moderne est tout de même très différente. Hervé Eléouet utilise des slogans publicitaires, des panneaux de circulation, des affiches disposées dans la rue afin de composer des poèmes, en général assez brefs.

La poésie d’aujourd’hui est libre et plus variée et elle peut même paraître déconcertante. Les poèmes récents amènent à la réflexion : ils peuvent cacher un jeu de mot et on doit en chercher le sens nous-même.

Mona

La poésie d’aujourd’hui est libre

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Publié le 21 Avril 2022

Les définitions de la poésie sont multiples. Pour certains, c’est avant tout le respect d’une forme d’écriture, comme les sonnets où compte le nombre de vers, avec le bon nombre de syllabes.

Hervé Eléouet a une façon différente de voir la poésie. Il s'inspire du monde qui nous entoure : il observe un lieu précisément, trouve des détails et les décrit en trouvant des tournures de phrases correspondant à ce qu'il ressent. Cette émotion peut aussi être exprimée à travers le support d’écriture choisi : par exemple un poème écrit sur un objet ayant la forme d’escargot peut, par association d'idées, donner une impression de lenteur et de calme.

Le style de cet auteur se base sur l’improvisation et sur le côté incongru que ses textes peuvent avoir. Hervé Eléouet utilise beaucoup l’humour pour intéresser et intriguer le jeune public comme il l’explique dans une interview donnée en 2014.

Eliott

Une autre définition de la poésie

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Publié le 12 Avril 2022

Le poète Stéphane Bouquet avec Lucie Desaubliaux, médiatrice à la Maison de la poésie de Rennes.

Le poète Stéphane Bouquet avec Lucie Desaubliaux, médiatrice à la Maison de la poésie de Rennes.

Le jeudi 31 mars, la classe de 1ère G2 a eu l’honneur de rencontrer Stéphane Bouquet à la médiathèque de Landerneau. Auteur, dramaturge, chorégraphe, scénariste, poète et traducteur, il a pu répondre à nos nombreuses questions concernant sa vie, mais surtout Nos amériques, son livre que nous avions lu auparavant.

L’auteur a commencé par retracer un parcours qui nous a quelque peu étonnés. En effet, Stéphane Bouquet a obtenu un baccalauréat scientifique, avant de se diriger vers une classe préparatoire littéraire, puis d’obtenir un master en économie et sociologie. Selon lui, pour devenir écrivain, il suffit de lire. Son intérêt pour la lecture apparaît jeune ; grâce à une formidable professeure de français, il comprend qu’il veut devenir écrivain en classe de première et commence à écrire. Mais il ne trouve pas tout de suite son style, ni son genre d’écriture ; d’ailleurs il « n’a réalisé que trop tard qu’il était mauvais en roman ». Il se tourne finalement vers la poésie et publie son premier recueil vers la fin de la vingtaine. S. Bouquet avoue ne pas vivre de son (ou ses) métier(s)… Il cumule des petits travaux autour de l’écriture qui lui permettent de gagner sa vie et lui laissent le temps d’écrire.

Nos amériques est un recueil surprenant, qui nous a donné du fil à retordre. L’auteur a mis trois à quatre ans pour l’écrire, le temps qu’il met en général pour écrire un livre. Ayant reçu une bourse, il a vécu trois mois à New York. Pendant ce séjour, il a écrit un poème chaque jour. Il était intéressé par la relation entre le français et l’anglais (l’américain, comme il le précise). Pour lui, la vraie question était de savoir comment une langue peut ouvrir sur une autre langue. Les poèmes de son recueil ont d’ailleurs quelques mots en américain, traduits littéralement en français par volonté de transmettre la rapidité de cette langue et de réveiller le français. Le poète voulait travailler sur les frontières, entre les gens ou entre les genres littéraires. Le titre du livre ramène à cette idée puisque le mot « amériques » sans majuscule en fait un nom commun, quelque chose qu’on peut partager et dont on peut s’inspirer.

Ses poèmes construits de deux vers en deux vers représentent selon lui l’union et l’étreinte, la fusion et le mélange. Il emmêle volontairement la syntaxe, non pas pour rendre son texte difficile comme nous le pensions, mais pour éveiller le doute chez le lecteur et l’inciter à réfléchir. Selon lui, la question du sens se pose en termes de « sensation » et de « signification ».

Pour écrire, l’auteur marche à travers la foule, retranscrit les conversations qu’il entend, puis se dirige vers un fleuve ou une rivière, sa source d’inspiration. Avec un certain humour, il avoue que certains pourraient trouver sa méthode intrusive, mais ajoute qu’il ne prête pas attention à ce que les gens pensent de lui.

A l’approche de nos épreuves de français, nous lui avons demandé si les écrivains, quand ils écrivent, pensent aux figures de style et aux procédés grammaticaux que l’analyse révèle. Il dit y penser beaucoup, mais le fait naturellement, souvent pour des raisons philosophiques et politiques. Pour Stéphane Bouquet, l’art est un espace pour vivre ensemble et la poésie « la boite de vitesse du monde ». Elle permet de créer sa propre vie, de prouver la puissance de l’existence. À travers ses œuvres, il partage son expérience de la vie et du monde.

Pour finir, nous lui avons demandé si ses textes se lisaient préférablement à voix haute. D’après lui, la poésie doit se lire haut et fort. Nous avons donc pu bénéficier, à la fin de cette rencontre, d’une lecture de Nos amériques par son auteur. Une lecture qui a nous permis de mieux comprendre le texte et de repartir avec des souvenirs plein la tête.

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Rédigé par Lettres

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