Nicolas Tardy accueilli à l'Elorn

Publié le 15 Mai 2017

Edition des 13-14 mai

Edition des 13-14 mai

Au CDI du lycée, Nicolas Tardy a échangé avec les élèves.

Au CDI du lycée, Nicolas Tardy a échangé avec les élèves.

Comme tous les ans, des lycéens rencontrent un écrivain dans le cadre du Printemps des poètes.

Habitué à animer des ateliers d'écriture poétique dans différents lycées depuis 1999, Nicolas Tardy, très à l'aise, a répondu aux interrogations de 35 élèves de 1re S et 27 de 1re L du lycée de l'Elorn.

Ancien étudiant aux Beaux-Arts, Nicolas Tardy s'est intéressé « aux travaux liés à l'art plastique et la poésie », explique l'écrivain né en 1970 et installé à Marseille. « Quels sont vos auteurs préférés ? » demande Théo. « Au lycée, les classiques Rabelais, Lautréamont... Ensuite, Christian Prigent, Nathalie Tincanne, répond Nicolas Tardy. Je n'ai pas de poème préféré, je choisis des mots que l'on peut partager tous ensemble, où chacun peut y trouver un sens. »

« Casser les codes »

« Quel est votre style d'écriture ? » enchaîne Anais. « J'ai écrit un essai sur les pratiques d'écriture et collaboré dans différentes revues. Mon style est plutôt dirigé vers la prose, très ponctué. Rien de lyrique », explique Nicolas Tardy.

Pour lui, « en poésie, c'est la forme de l'écriture qui domine. L'histoire nous permet de travailler des types de sons, de casser les codes. La poésie n'a pas un rôle prédominant. »

L'auteur est intéressé par la perception du monde, il met en place des réflexions, écrit le livre qu'il souhaiterait lire, aime lire avec des publics très différents. « La lecture orale permet au public de découvrir des choses dans le texte. On ne bloque pas sur les passages, ça donne envie d'aller lire. » S'il reconnaît qu'il est difficile de vivre en écrivant de la poésie, il avoue aussi que cela lui offre plus de liberté, puisqu'« il n'y a pas vraiment de moment pour écrire ».

Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2017 en 1ère

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