Constellation d’Adrien Bosc

Publié le 17 Novembre 2014

Embarquement immédiat pour l’œuvre d’Adrien Bosc

 

Le 27 octobre 1949, un avion nommé Constellation décolle de l’aéroport d’Orly à destination de New York. Il fera escale à Santa Maria puis à Terre-Neuve. Trente-sept passagers et onze membres d’équipage sont à bord d’un « grand et beau quadrimoteur au fuselage d’aluminium », au train démesuré qui lui donne « l’allure singulière d’un échassier ». Le lendemain matin plus de signal, l’avion n’a pas fait sa première escale, il a fini son vol sur le pic Algarvia. Aucun survivant. Mais qui étaient ces passagers et membres d’équipage victimes de ce drame? Et quelles conséquences succèdent à cette catastrophe ?

 

Que vous soyez grands lecteurs ou non, que vous aimiez l’aviation ou pas, que vous connaissiez l’histoire de cet oiseau ou que son nom ne vous dise rien, vous décollez vers diverses destinations sans jamais atterrir. Tout au long du roman, les anecdotes sur les passagers alternent avec la description des évènements qui suivent l’accident, ponctuées de curieuses coïncidences et d’aspects troublants.

 

L’auteur, Adrien Bosc, nous emporte dans les vies passées des victimes et laisse entrevoir l’avenir qui les attendait. La violoniste virtuose Ginette Neveu, le boxeur Marcel Cerdan ou bien des inconnus comme Amélie Ringler : pour tous ces passagers, l’auteur tient les commandes et les rend à nos yeux aussi attachants les uns que les autres par leur histoire poignante. Grâce à son travail de recherche, il relate les circonstances de la catastrophe. De la localisation des débris de l’avion au rapatriement des corps, la réalité des faits est pleine de rebondissements étonnants.

 

La tour de contrôle au lecteur : « Votre demande d’autorisation pour le décollage est accordée. Bon voyage !»

 

Juliette, 1ES1

 

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2014

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