Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq

Publié le 13 Novembre 2013

 

 

Couleur chocolat

 

 

           Coup de foudre : amour soudain, contre lequel on ne peut pas lutter. Le corps s'enflamme. L'esprit est hanté par une seule pensée, par un seul rêve, par un seul homme, tout le reste n'est que futilité.

           Elle est blanche, il est noir. Solange, au corps délicat, au teint clair, est irrésistiblement belle. Kouhouesso, au regard de braise, à la peau bronzée, aux cheveux tressés est incroyablement beau. Cet homme débordant de volonté n'a qu'une idée en tête : réaliser un film sur le Congo, mais «pas n'importe quel Congo, pas le petit de Brazzaville, non, le grand de Kinshasa». Ce récit n'est pas seulement une folle histoire d'amour, c'est également un choc culturel. Il nous transporte de l'univers Hollywoodien à Kribi en passant par Paris et Clèves. Il survole l’Équateur, le Gabon, le Congo, le nord de la Zambie et passe par Yaoundé. Il dévoile la splendeur et la somptuosité d'un monde inégal. Ce grand bol d'air nous transporte dans «un énorme peuple d'arbres, aussi denses qu'une mer de nuages, gonflés, ondulants, serrés, mais verts de toutes sortes».

           L'écriture délicate de Marie Darrieussecq décrit la réalité d'un monde cruel, sous un nombre incalculable de questions. Dès le début nous plongeons dans la tête de l'héroïne : «Qui était l'homme sur la photo ?», «Qui est l'homme qui la regardait, qui la regarde dans sa mémoire ?». Nous voyageons à travers les pensées de Solange, perdue dans les méandres de l'amour.

            Ne mélangez pas exaltation et passion, chocolat noir et chocolat blanc, envie et désir, amour et lubie ; car vous vous plongerez alors dans une obsessionnelle histoire de sentiments. Vous naviguerez dans une harmonie de couleurs, dans un mélange parfait.

 

Loreena, 1L

 

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2013

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