"Le sermont sur la chutte de Rome", Jérôme Ferrari, 2012

Publié le 19 Avril 2013

Qu'est ce qu'un monde ?

 

   C'est dans son nouveau roman Le sermont sur la chute de Rome que Jérôme Ferrari aborde ce thème. Pour cela, il choisit plusieurs fils conducteurs, plusieurs histoires illustrant la difficulté de voir ce que l'on a construit s'effondrer. Ainsi, se mêlent le discours d'Augustin à Hipone pour réconforter ses fidèles lors de la chute de Rome; la vie de Marcel Antonetti qui observa tous ses proches mouri et enfin, l'aspogée d'un bar d'un petit village Corse, repri par deux adolescents ayant abandonné de prometteuses études philosophiques, suivi de sa destruction.

 

   Se mêlents alors deux registres d'écriture différents. Le premier, représentant des images antiques et le personnage  Marcel Antonetti s'illustre par d'interminables phrases sans paragraphes ni alinéas. Le deuxième au contraire associe aux deux gérants du bar de simples phrases et la précision de scènes très crues. Au fur et à mesure du texte, les discours se succèdent de plus en plus rapidement, provoquant parfois l'incompréhension du lecteur. De qui parle-t-on ? Que s'est-il passé aux cours des pages précédentes ? On se questionne, on oublie ... Les personnages deviennent des ombres, l'histoire devient chaos. Passé, futur et présent se mélangent dans un amalgame de mots, de lettres, de sensations. Le lecteur devient seul spectateur de ces hitoires improbables.

 

   Le livre terminé, on le pose, on le range, on oublie l'histoire autant que les personnages. Mais retenons tout de même que "Pour qu'un monde nouveau naisse, il faut d'abord que meurt un monde ancien" à l'image de la Rome Antique, du monde qu'elle laissa derrière elle et de tous ceux qui ensuite naquirent.

 

 

Ona. 1ère A ( Littéraire )

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2012

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