Publié le 12 Novembre 2013

palladium-1403033-616x0.jpg

  Imagine

Imagine Boris, un jeune homme voyageant aux quatre coins de l'Europe, heureux en amour et professionnellement épanoui. Imagine ce journaliste, déjà rédacteur-en-chef d'un magazine reconnu sur le web, à tout juste vingt-neuf ans, qui réussit pratiquement tout ce qu'il entreprend. Imagine ce brillant homme, au sommet de sa vie.

Toutefois, au fil du temps, il a commencé à se plaindre de douleurs atroces, dans le dos, au ventre, au bras...

Peut-être du surmenage, ou une rupture de fatigue?

Maintenant, imagine-le allongé sur un lit, dans un coma profond, « paralysé de la tête aux pieds » pendant plusieurs semaines.

Alors prisonnier de son propre corps et victime des hallucinations de son esprit, Boris va être transporté en mer, échapper à la mort ou encore se faire enlever par des « putes japonaises ». Mais ce qui est encore plus dur à imaginer, c'est que tout ceci est une histoire vraie.

 

Si tu veux ouvrir ce palladium qui garde les blessures de l'auteur, tu vas être transporté dans un autre monde, celui de Boris Razon. Tu vas traverser avec lui les dangers, le No Man's Land de cette guerre entre la vie et la mort, pour te perdre dans les méandres de son esprit. Prépare-toi à être à bout de souffle.

Dans cette autobiographie, Boris Razon nous livre un témoignage drôle, à la fois touchant et terrifiant, bien que la lecture soit interrompue par des dossiers médicaux froids. Une fois que Palladium est ouvert, il est difficile de le refermer.

 

 

Gaëtan 1L

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2013

Repost0

Publié le 12 Novembre 2013

 

La faiblesse d'un génie.

 

Zurich 1930, le second fils d'Albert Einstein, Eduard vingt ans, est conduit à l'asile par sa mère alors qu'Albert réside à Berlin depuis plus de dix ans. Un abondon au profit de la science qu'Eduard vivra très mal tout le long de sa vie. Il développera une telle rancune pour son père qu'il en deviendra fou.

 

Laurent Seksik, écrivain et médecin revient sur le destin tragique du fils d' Albert Einstein qui finit parmi les fous, délaissé de tous, dans l'hôpital psychiatrique de Zürich. Sa mère qui l'avait élevé seule après son divorce, l'avait conduit à la clinique Burghölzi.

 

Un étrange sentiment de solitude, d'abandon de tristesse, voilà ce qu'Eduard Einstein ressent depuis des années et qu'il arrive à nous transmettre dans ce récit. Cet enfant plein de vie, très pertinent, doté d'une intelligence héréditaire s'enfonce peu à peu dans un univers obscur, lugubre. Il développe une schizophrénie dangereuse, rythmée de sautes d'humeurs, de folie, de mutilations. Une vie passée entre quatre murs et dans l'ombre constante de son père.


Ici le vrai héros est Eduard Einstein. Son intelligence est remarquable. Malgré sa folie il perçoit les choses avec beaucoup de lucidité et d'ironie «  J'ai besoin de beaucoup travailler moi, je ne suis pas Einstein ». Son seul défaut en réalité est d'être né, fils d'Einstein. Il est en permanence en compétition avec son père qui ne lui laisse pas beaucoup de répit, et qui finit par l'abandonner pour toujours. Personne ne le voit, personne ne l'écoute, personne ne le comprend, excepté sa mère, trop aimante. Sa seule interlocutrice peine à l'envoyer à l'asile, elle ne perd non pas seulement son fils, mais aussi une partie d'elle en essayant de le guérir.
Ce livre est une extrême leçon de vie pour tout le monde. Quel est le vrai problème d'Eduard ? Sa tête dérangé où son père qui le renie et qui l'a rendu ainsi ? N
ul ne le saura, Albert choisi d'abandonner son fils pour toujours et de ne jamais le revoir. « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution » Il choisit la facilité, la fuite plutôt que la compréhension, l'amour paternel. « Revenir à Zurich serait mourir. Voir Eduard serait mourir »

 

Le cas Eduard Einstein de Laurent Seksik.
Léa 1LCRITIQUE.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2013

Repost0

Publié le 12 Novembre 2013

 

   Le danger d'un rêve


           Une chimère, une utopie, un fantasme… de l'espoir : monter Antigone. Voilà la seule ambition de Samuel Akounis. De nationalité grecque et vivant à Paris, cet homme brave a connu bien des péripéties, comme le cruel camp d'Auschwitz, avant de débarquer à Paris. Metteur en scène, il est décidé à monter Antigone au cœur de la guerre avec le Liban. Samuel ayant « trop souffert pour être malheureux » n'a pas peur de revivre dans l'Enfer de la guerre.


           Malheureusement, en 1982, une mauvaise nouvelle tombe : Samuel est atteint du cancer. Faible et en piteux état, il ordonne à son ami Georges de lui succéder en tant que metteur en scène d'Antigone. Celui-ci « jure sur [sa] fille », Louise, le plus beau cadeau pour ce jeune père, marié à sa belle Aurore, comédienne. Georges part donc au Liban. Mais comment mettre en scène une pièce dans cette boucherie sans fin ?

 

          Sorj Chalandon, auteur de Retour à Killybegs, montre la souffrance et le mal que font les hommes. C'est le récit d'une utopie imparfaite où l'Enfer côtoie le Paradis, le temps d'une pièce de théâtre, la terrible histoire d'Antigone.


         Ecriture originale, style fluide, force et émotion : ce touchant récit ne laissera aucun lecteur indifférent. Sorj Chalandon est un auteur émouvant, je dirais même bouleversant. Cette histoire n'est pas comme les autres. Certains lecteurs diront : « Encore un roman de guerre... » ; mais il suffit de tourner quelques pages pour découvrir une histoire étonnante.


 

            Malgré la guerre, les milliers de morts et les bâtiments ruinés, Georges va tout faire pour réunir ses acteurs et être digne de son ami Samuel. Le temps d'un instant, chaque spectateur oublie la guerre, oublie les armes, oublie la violence pour laisser place à un instant de paix.

 

 

          Margot 1L417qvecBc9L._.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2013

Repost0

Publié le 12 Novembre 2013

Violence

 

Violence : caractère de ce qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force intense, brutale et souvent destructive.

Violence. Violence à laquelle Pierre Jourde a eu affaire, suite à la parution de son roman Pays Perdu qui décrit la rudesse du travail, la dureté de la vie et l'adultère tabou entre sa grand-mère et un étranger.

  Ce Pays Perdu évoque Lussaud, des terres reculées, en plein coeur de l'Auvergne, où une partie de la population insatisfaite du portrait dressé par Pierre Jourde, s'en prend à l'auteur et à sa famille, et leur lance "la première pierre", et celles qui suivent. Dérouté par tant de violence, l'écrivain tente de comprendre pourquoi. Pourquoi, alors qu'il pensait rendre hommage à son village auvergnat, les habitants le prennent pour une offense ? Pourquoi des voisins connus depuis si longemps s'en prennent à lui de facon si brutale ?

Ce roman se révèle prenant et plein de charme. Du charme, oui. Mais un charme différent par son écriture, brute comme les actes et belle comme les paysages d'Auvergne. "Le principe est que la bouse de vache, le purin, la violence, l'alcool, la mort, le noir sont considérés comme des valeurs négatives a priori'.

Si vous aimez les belles écritures, l'Auvergne en plein hiver, les discussions au coin du feu, alors ce livre trouvera sa place sur votre table de chevet cet hiver.

 

Myriam, 1 Lla-premiere-pierre-de-pierre-jourde-.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2013

Repost0

Publié le 12 Novembre 2013

 

Voyage temporel

 

 

      L'échange des princesses est le vingtième roman historique de Chantal Thomas, spécialiste du XVIIIe siècle.


 

      1721 la France est gouvernée par Philippe d' Orléans, régent du roi Louis XV, trop jeune pour régner. Ce dernier décide de marier le roi, âgé de douze ans, avec l'infante d'Espagne Anna Maria Victoria, âgée de quatre ans seulement ; de plus Mlle de Montpensier épousera le prince des Asturies. Les deux jeunes princesses seront échangées sur une île, au milieu de la Bidassoa.

 

      Mais rien ne va se passer comme prévu...


 

      Chantal Thomas nous plonge dans l'univers de la cour. L'histoire de France est son support. Elle arrive à en faire un conte à la fois féerique et tragique. C'est une écriture précise et teintée d'ironie.


         L'histoire est vue d'un point de vue privé, celui des familles royales, ce qui donne une vision différente d'un moment de l'histoire de France au XVIIIe siècle. C'est une histoire captivante et fascinante par sa simplicité.

 

L'échange des princesses est une histoire féerique un voyage dans le temps à lire et à relire.

 

 

Loïc L

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2013

Repost0

Publié le 12 Novembre 2013

 

Un rêve fou qui devient promesse

 

 

 

Une idée folle, jouer Antigone à Beyrouth. Anouilh l'a fait dans le Paris occupé de 1944, il serait cette fois question de produire la pièce au Liban. Faire une trêve temporaire, un moment de calme dans un ouragan de violence, telle était l'idée de Sam. Sur son lit d'hôpital, c'est à Georges qu'il demande de réaliser ce projet. Mais si accepter ce rêve est une chose, le réaliser en est une autre. Réunir des acteurs, adversaires d'une guerre dont ils ne connaissent pas les raisons, relève de l'impossible. Et s'il parvient à regrouper ces inconnus pour quelques heures, l'ombre de la guerre rattrapera bien vite cette belle entreprise. Ainsi on n'échappe pas à la terrible horreur qu'est ce conflit, ou plutôt à la vie habituelle dans un pays, où le silence et le calme de la nuit ont laissé place aux tirs et au vacarme des obus.

 

«  Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne... »

 

Une désillusion, un rêve à portée de main, mais qui s'effrite comme le sable. Si ce roman raconte l'histoire d'un homme et le rêve fou qu'il a promis de produire, la réalité de la guerre les brisera bien vite. Mais quelle guerre ? Une guerre sans fondements, un conflit dont les protagonistes ne connaissent pas les raisons, mais qui s'est transformée en habitude.

 

Georges est le double de Sorj Sa personnalité revient changée par cette aventure, par cette ville devenue un enfer et où les hommes sont devenus des barbares immoraux et des meurtriers impitoyables.

 

En traversant Beyrouth, ses fortifications et ses rues couvertes d'impacts de balles tirées par des hommes depuis des appartements devenus nids de mitraillettes, ce ne sont pas les restes d'une ville que l'on découvre, mais les vestiges d'une civilisation anéantie par ces hostilités.

 

Si le rythme peut paraître lent, il dénonce la durée d'une boucherie qui s'éternise. Les personnages sont attachants et marquants, et les voir brisés est une épreuve pour le lecteur.

 

Ce livre est à la fois une œuvre d'art, mais aussi un constat. Pourquoi nous battons-nous ? Pour rien. C'est bien ce qu'essaie de montrer Sorj Chalandon à travers un livre brillant, dont la lecture fascine et émeut le lecteur. En effet, comment ne pas s'attacher à ces personnages, à cette pièce et à ce projet ? C'est tout bonnement impossible.

 

Florent, 1L

417qvecBc9L.

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2013

Repost0

Publié le 12 Novembre 2013

  Quand on aime quelqu’un, on doit toujours lui dire au revoir comme si on le voyait pour la dernière fois. Les adieux ont été faits. Mais les héros sont de retour.


          Deux soldats, fracturés et cassés nous prennent par la main  pour nous faire partager et découvrir le monde blessé par la guerre 14-18.  « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après »pensent nos deux héros des tranchés. Mais quand votre pays ne veut plus de vous, comment sortir du lot ?


         Albert et Edouard arnaquent.


         Ils arnaquent cette France qui n’a pas su reconnaître ses vrais héros.

 

Ce roman, écrit sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, est un coup de Lemaître. Cet écrivain au grand nom, nous avait déjà vêtus de sa Robe de Mariée mais son goût pour les retournements de situation imprègne le lecteur d'une envie de dévorer ce pavé. Pierre Lemaître a mené son projet à terme, hommage à la guerre et aux vétérans revenus vivants du champ de bataille.

 

Comment réussir à fusionner deux styles, tels que cette écriture noire et la peinture historique ? Lemaitre nous prouve que tout est possible. Son écriture nous transperce d’une plume à la fois douce et crue lorsqu'il évoque cette France qui, trop occupée à rendre un dernier hommage à ses morts, oublie de glorifier ses vivants.


              Magnifiquement historique.

             Captivant.

                                                Déborah 1L


Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2013

Repost0

Publié le 13 Octobre 2013

Miro

Le groupe de LS2 à l'entrée de l'exposition consacrée à Miró au FHEL

 

 


Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Littérature et société 2013-2014

Repost0

Publié le 13 Octobre 2013

 

 

2.jpg

Le groupe de LS2 au musée des Beaux-Arts de Brest

     

        Jeudi, des élèves de 2de du lycée de l’Elorn ont découvert l’exposition consacrée aux peintres de l’école de Pont-Aven, au musée de Beaux-arts de Brest. Il s’agit d’un groupe inscrit à l’enseignement d’exploration « Littérature et société ». L’objectif est de travailler sur la vision de la Bretagne à travers la peinture du XIXe siècle. Les élèves ont été très touchés par le contact privilégié avec les œuvres.

      Cette découverte de la Bretagne, terre d’exotisme, se prolongera par la visite de l’exposition « Tous sauvages » à l’abbaye de Daoulas : une belle occasion de confronter les cultures, d’étudier la scénographie et de découvrir des métiers à un âge où chacun s’interroge sur son avenir.

       Le lycée de l’Elorn a délibérément choisi de placer la culture au centre des enseignements : de nombreuses classes visiteront l’exposition consacrée à Miró au Fonds Hélène et Edouard Leclerc. D’autres assisteront à des spectacles en soirée au Quartz. Une résidence d’artiste se met en place en partenariat avec l’Atelier culturel de Landerneau ; dans le même temps, s’ouvre un atelier d’arts plastiques. Enfin la c1asse de 1èreL travaille sur le Goncourt des lycéens. On ne peut que se réjouir des opportunités offertes aux jeunes de s’ouvrir à la culture !

 

Photo-0009-copie-1.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Littérature et société 2013-2014

Repost0

Publié le 23 Septembre 2013

imagesCAWEZWH2.jpg

 

« Suite à la décision du Conseil régional, nous avons le plaisir de vous annoncer que votre lycée a été retenu pour participer au concours de critiques dans le cadre du Prix Goncourt des lycéens 2013. » Ainsi commence le message que nous avons reçu le 16 septembre dernier et qui confirme l’inscription des 1L du lycée de l’Elorn au concours de la critique : en lien avec le Prix Goncourt des lycéens, le Conseil régional de Bretagne organise, en partenariat avec le Rectorat et l’association « Bruit de lire », un concours de critique littéraire ouvert à tous les lycéens bretons.

Pendant deux mois, en plus de leur programme de français et de littérature, les élèves vont pouvoir découvrir des publications de la rentrée littéraire, les lire et rédiger des critiques.

               

Les critiques devront être adressées à Bruit de Lire au plus tard le 25 octobre.


A gagner pour les lauréats  :

La participation le 28 novembre aux rencontres nationales du Goncourt des lycéens de Rennes en présence des auteurs et de membres de l’Académie Goncourt ; des livres de la Pléiade et autres cadeaux offerts par la Région Bretagne.


          Bonne chance à tous !

 

Voici la liste des ouvrages de la sélection 2013 :

Jean-Daniel Baltassat, Le divan de Staline (Seuil)                                

David Bosc, La claire fontaine (Verdier)                                  

Sorj Chalandon, Le quatrième mur (Grasset) 

Marie Darrieussecq, Il faut beaucoup aimer les hommes (POL)  

Pierre Jourde, La première pierre (Gallimard)         

Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (Albin Michel)             

Yann Moix, Naissance (Grasset)                      

Boris RazonPalladium (Stock)               

Thomas B. Reverdy, Les Evaporés (Flammarion)      

Laurent Seksik, Le cas Eduard Einstein (Flammarion)      

Chantal Thomas, L’échange des princesses (Seuil)            

Jean-Philippe Toussaint, Nue (Minuit)            

Karine Tuil, L’invention de nos vies (Grasset)            

Frédéric Verger, Arden (Gallimard) 

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2013

Repost0