Publié le 20 Avril 2011

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Le Lac de Sanguinet

 

 

Ma plume traverse la feuille doucement.

Cette lenteur est semblable à la démarche d'une tortue.

Elle me rappelle la détente et l'évasion que me procure le lac de Sanguinet.

Et c'est avec nostalgie que j'évoque ce confident.  

Je lui accorde une confiance aveugle, car je sais que son silence est d'or.

Mais comment une étendue d'eau peut-elle nous apporter autant de réconfort ?

La vie est faite d'embûches

Mais quand je pose mon regard sur lui, tout s'illumine.

Grâce à lui, je retrouve le droit chemin, le bon sentier. 

Il est comme le guidon, qui permet au vélo d'avancer. Il conduit vers l'avenir.  

L'eau calme et transparente du grand lac se mêle au vert des forêts de pins.

Chut. Regarde cette feuille qui se pose à la surface de l'eau.

Ne te sens-tu pas emporté avec elle dans son périple ? Moi je suis embarquée.

La clarté du lac redonne vie aux sombres roseaux marron qui l'entourent.

Ô mon cher lac ! Mon ami le plus fidèle ! 

Ta parure bleu-azur réveille mes ternes jours.

Et le reflet du soleil scintillant me réchauffe le coeur.

Les pouvoirs de cette immense étendue d'eau douce sont tels

Qu'ils permettent d'oublier, l'espace d'un instant,

La société hypocrite dans laquelle nous vivons. 

La lac de Sanguinet ou la naissance d'un univers sincère et féérique. 

 

 

 

Maïna

 

 

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Publié le 20 Avril 2011

Rendez-vous avec la Rance

Nous sommes en avance

Suivons le fleuve tout au long de son errance

Ria tantôt calme tantôt animée

Elle joue sur ces différents aspects

Et se dévoile au fil de la journée

 

La Rance somnole

Tel une enfant endormie

Dans l’ombre noire de la nuit

L’eau est limpide aucun bruit

Elle est calme et mystérieuse

Les berges sont silencieuses

 

La Rance s’éveille

Le soleil à l'aube

Caresse sa surface d’une brume vermeille

Beauté du matin soutenue par la rosée des berges

Comme une tendre romance

Créée par une matinale renaissance

Odeurs lumières murmures font travailler nos cinq sens

Le réveil de la Rance s’écoute

Bruissement d’ailes gazouillis et cancannements

Transpercent la brume tranquillement

Bateaux ailés

Hérons cormorans et poules d’eau

Traversent ses flots

Y laissant le fin sillage

De leur lente nage

 

Embarquons alors pour un petit voyage

La Rance nous offre ses paysages

Tous différents à chaque virage

Maisons d’écluses aux portes des barrages

Talus et berges fleuries

Abritent beaucoup de vie

 

Voilà une bien belle balade

Au bord de la Rance

Qui nous guide tout le long de notre errance.

 

Estelle 1ère ES

 

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Publié le 20 Avril 2011

  

 La sioule 

 

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     Face à la Sioule, on se trouve à la frontière du rêve, au pied de son enfance. Près d'elle, je respire et j'espère. La sagesse de son cours m'apportera des réponses. Sioule est sel, je sens la mer et ressens le désir de voyager. Source de joie, elle me rattache à mes envies. Le murmure de ses eaux fait naître en moi une soudaine raison. Les réponses surgissent de son lit de velours. Sioule est saphir, un mirage d'or. Elle paraît un joyau de la nature, le reflet de la prudence. Elle s'écoule sans énigme. C'est peut être de là que me vient l'idée que je trouverai enfin la clef !

 

     Pourtant, un semblant de quiétude artificieuse s'y glisse. La couleur pomme de ses berges a le pouvoir de calmer mes inquiétudes, mais l'obscur de son vert impérial fait ressurgir en moi le doute. Attisant la curiosité, une foule de perles d'eau danse et circule à l'intérieur de tout son corps. Alors, je me laisse bercer, la valse de ses gouttes m'éclaire. Le silence de son odyssée résonne dans le cœur de celui qui cherche à se raisonner. Son scintillement capte toutes les lumières du cosmos. Ses eaux, bleu de Prusse ou bleu de Berlin, révèlent tout un monde.

 

     Un monde d'où chaque pensée peut se libérer et se dessiner.

     Un monde dont le roulement respire l'espérance.

     Un monde dont l'enfance ouvre les portes pour enfin prendre son envol.

 

Céline 1ES

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Publié le 20 Avril 2011

 

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Assise au fond du car, j'ouvre la fenêtre afin de laisser entrer le vent dans ce four.  Cent pins et dix virages plus loin, le nom de Solenzara m'interpelle. Certainement un nom de rivière, inscrit sur une pancarte de bois. J'ai aussitôt envie de m'y arrêter, car cela m'évoque le soleil, le désert et le calme. 

 

Le car me dépose ; j’entends déjà le ruissellement de l'eau, je sens la fraîcheur au milieu de la montagne. J'avance afin d'y voir plus clair, mais Solenzara reste mystérieuse : des feuilles vertes la cachent. A chaque pas, mon cœur bat d'excitation : je m'imagine le paradis. Tout à coup, le reflet du soleil dans l'eau m'éblouit ; un petit garçon le brise en sautant de la petite falaise. Je reste immobile : c'est mieux que ce que j'ai imaginé. L'eau est transparente, le ciel azur. J'entends des rires d'enfants. L'eau est fraîche et douce 

 

          Malheureusement l'heure du départ arrive déjà...

 

 

Julie A 1ES 

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Publié le 20 Avril 2011

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La Garonne

 

La Garonne, ronronnement de mes escapades passées.

Baronne à la robe fleurissante,

Gambade dans la chaleur de la ville rose.

 

Le souffle qui la caresse

Révèle un parfum apaisant.

Arôme agréable des souvenirs de l'enfance.

 

Le silence des galets

Inonde ses visiteurs d'une vague de paix.

La Garonne, gris perle, s'efface dans un noir intense

Reflétant le rouge sang qui l'entoure.

 

La Garonne, aquarelle aux couleurs pastels

Rayonne de beauté dans une galerie

Où galopent les ombres des gargouilles.

 

Coralie, 1ES

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Publié le 18 Avril 2011

             Les élèves de 1ES et de 1S1 ont lu Un dernier verre en Atlantide, recueil de poèmes écrits par Jérôme Leroy. Le projet Voix d'aujourd'hui, initié par le CDDP de Brest et soutenu par la région Bretagne a permis aux élèves de rencontrer l'auteur le 24 mars dernier. Un beau moment d'échanges sur la poésie contemporaine et les questions qu'elle pose...

 

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Publié le 18 Avril 2011

 Compte rendu

de la rencontre avec J. Leroy.

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Quand avez-vous publié vos premières œuvres ?

J’ai publié mon premier roman en 1990 et mon premier recueil de poésie en 2006.


Comment procédez-vous pour écrire vos recueils ?

Je rédige mes poèmes à la main sur des petits carnets que j’ai toujours sur moi. L’envie d’écrire un poème peut arriver à n’importe quel moment. Par exemple, pour mon recueil Un dernier verre en Atlantide, j’ai passé cinq  ou six ans à rédiger des dizaines de poèmes et j’en ai ensuite sélectionné certains. Pour mes romans et nouvelles, j’utilise un ordinateur depuis 1997. Mais l’approche n’est pas la même pour un poème. Je ne peux pas m’asseoir à un bureau et écrire. Il faut attendre que l’inspiration vienne. Il faut que cela soit spontané.

 

Quelles sont les procédés de style que vous utilisez ?

Je n’utilise pas de rime. Je trouve cela trop « poétique », trop lyrique. Je préfère privilégier les assonances ou encore les répétitions. J’utilise également les blancs et l’absence de ponctuation afin de créer une certaine ambiguïté, de laisser le lecteur choisir librement où reprendre son souffle.


Quelles sont vos sources d’inspiration pour Un dernier verre en Atlantide ?

Ce recueil m’a permis d’exprimer mes inquiétudes sur l’avenir de notre planète : j’ai l’impression que le monde prend une dimension de plus en plus surnaturelle. L’éventuelle fin du monde évoquée ces derniers temps paraît parfois possible et cela m’angoisse beaucoup.  De plus, je pense que les poèmes de ce recueil m’ont beaucoup aidé dans ce que j’appelle « ma crise du milieu de la vie ». En effet, ils m’ont permis d’exprimer mes différents questionnements. C’est pourquoi certains de mes textes ont une connotation légèrement mélancolique.


Dans votre recueil, vous évoquez à plusieurs reprises différents chanteurs. Quelle place occupent-ils dans vos poèmes ?

La musique occupe une place importante dans ma vie. J’aime particulièrement la soul et les girls groupes des années 1960. De plus, il y a des morceaux qui font ressurgir certains de mes souvenirs, alors j’en parle lorsque j’écris. Cependant, le rythme de mes poèmes ne s’inspire pas de ces musiques, même si je pense que cela vient inconsciemment parfois.

 

 

Vous parlez beaucoup du communisme et de l’union soviétique, pourquoi ?

J’ai passé plusieurs étés en Europe de l’est lorsque j’avais entre 17 et 20 ans. De plus, je suis issu d’une famille communiste. Je n’adhère pas forcément aux idées du communisme, mais il me semble pourtant que ces sociétés de l’est étaient plus humaines. Je rapproche ce monde de l’Atlantide car il a totalement disparu.


Vos poèmes sont-ils autobiographiques ?

Oui, ils le sont en grande partie. J’ai beaucoup voyagé et ces voyages sont très importants dans mes écrits. Je m’inspire parfois de poètes du voyage comme Cendras.


Vous employez des termes qui ne sont pas conventionnels. Quelles est votre conception de la poésie ?

Pour moi, des termes comme « sexe » ou « vomir » sont poétiques. La poésie ne consiste pas à représenter de belles choses, mais à bien les représenter.


On retrouve à plusieurs reprises la présence du bonobo dans vos poèmes. Que représente cet animal pour vous ?

Je ne voue pas un culte à cet animal. Cependant, je trouve cette communauté très intéressante. En effet, ils parviennent à accomplir des choses que nous sommes incapables d’envisager. Ils règlent par exemple les conflits par l’amour.


Quel est le public que vous visez ?

Je ne vise personne en particulier. Cependant, il est vrai que mes lecteurs sont des personnes qui se ressemblent je pense.

 

Anne-laure & Noémie 1ES 

 

        

 

  

 

 

 

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Publié le 18 Avril 2011

 

         Jérôme Leroy est né en 1964. Il a enseigné pendant 20 ans. Déjà dès tout petit, il écrivait des histoires qu’il essayait ensuite de revendre à sa famille. Il a écrit vingt livres dont deux recueils de poèmes. Le premier recueil rassemble les meilleurs poèmes qu’il a écrits pendant environ quinze ans. Un dernier vers en Atlantide a été créé à partir des poèmes de ces cinq dernières années. Pour lui, un recueil de poésie ne se lit pas comme un roman, il faut le « picorer ».

 

6-J. Leroy

 

D’où vient son inspiration ?

         Pour le recueil Un dernier vers en Atlantide, qui a été réalisé entre 2004 et 2010, Jérôme Leroy s’est inspiré de l’actualité, de son inquiétude sur l’avenir du monde, « le monde devient nu, un roman apocalyptique » nous a-t-il confié. Il évoque aussi la crise de la quarantaine, qui représente le milieu de la vie et donc « la tristesse de devenir un vieux con ».

 

Est-ce-que ses poèmes contiennent une part d’autobiographie ?

         Il y a une très grande part d’autobiographie avec la nostalgie de sa jeunesse. Il a passé plusieurs étés entre 15 et 21 ans en Union Soviétique. Il appartient également à une famille communiste, d'où les allusions dans plusieurs de ses poèmes. En évoquant l'Atlantide, il pense également au monde perdu  comme le communisme qui a disparu. C'est une double nostalgie.

 

Beaucoup de chanteurs apparaissent aussi dans ses poèmes, y a-t-il une raison particulière ?

         Les chanteurs évoqués sont tous des chanteurs de soul et de rythme & blues car il a une affection particulière pour ce genre de musique. Marvin Gaye ou encore Amy Winehouse sont des chanteurs qu’il apprécie. Jérôme Leroy a besoin d’un paysage sonore ; cependant le rythme de ses poème n’est pas basé sur la musique. Il évoque aussi son « problème avec la rime ».

  

Pourquoi ce problème avec la rime ?

         Si bien des poètes font très attention aux rimes, Jérôme Leroy la trouve « trop poétique ». Par la même occasion, il nous explique sa gêne quand on le désigne comme un poète. Il appelle cela un « blocage ». Pour lui, pour écrire un poème, il faut éviter de faire poétique.

 

A la lecture de ses textes, nous lui demandons s’il trouve une limite à la poésie des mots ?

         Dans ses poèmes, Jérôme Leroy emploie toutes sortes de mots et même« vomir » ; il aborde des sujets comme le sexe, la drogue, l’alcool ... Il nous explique  qu’il n’a pas de censure et que l'important n'est pas le sujet mais le regard posé dessus. Un sujet comme le sexe est poétique ! Il parle donc librement. Il cite Kant : «  L'art n'est pas la représentation d'une belle chose, mais la belle représentation d'une chose »

        De plus, pour lui les outils comme les métaphores ou les périphrases ont une connotation trop poétique ; il les met à distance.

5-J. Leroy- 1ES

 

Une question nous intriguait : pourquoi fait-il souvent référence aux bonobos ?

         Ces singes sont des animaux assez inhabituels dans des poèmes !  Il est fasciné par les grands singes. Les bonobos sont à 98% proches de nous et chez les Bonobos, il n’y a absolument pas de hiérarchie ; ils ne règlent jamais leurs problèmes par la violence, mais par le sexe. Il dit : « Les Bonobos sont des singes Peace & Love » Il ajoute : « Mais je n'en connais pas personnellement » Le monde des Bonobo est moins violent que le nôtre. « Si Darwin avait découvert que les Bonobos étaient les singes les plus proches de l'homme, comment aurait évolué sa théorie ? » Le monde actuel aurait peut être était plus « rose ». Sa référence aux bonobos est en quelque sorte une critique de notre société !

 

Avec l’évocation de  l’union soviétique, nous pouvons nous demander s'il a fait d’autres voyages

          Jérôme Leroy intervient à l’étranger, travaille pour Marianne et le magazine Géo, ce qui lui offre des occasions de se déplacer. Mais il préfère voyager pour aller voir des amis. Ces voyages représentent une source d’inspiration supplémentaire pour lui.

 

La question de l’écriture vient alors : a-t-il écrit dans le train en venant ?

         Il nous répond que non. Il a surtout lu (car il aime lire).  Cependant écrire lors de trajet peut lui arriver.

 

A-t-il un rythme d’écriture ?

         Pour lui la poésie ce n’est pas comme le roman, on ne peut pas s’assoir devant un ordinateur et rester une heure pour travailler un poème comme c’est le cas pour les romans. Un poème vient quand il vient. C'est pourquoi il a toujours un carnet sur lequel il peut écrire quand l’inspiration lui vient Il peut écrire trois à quatre poèmes par semaine ou par mois. Ce n’est pas forcément régulier.

 

Quand estime t-il qu’un poème est fini?

Dès le premier jet, le poème est fini à 90%  et au bout du deuxième,  il est fini à 99,99%.

 

Nous nous demandons aussi pourquoi il ne met jamais de ponctuation dans ses poèmes, sauf le point final.

         Jérôme Leroy retire la ponctuation de tous ses poèmes. Sans ponctuation, il y a possibilité de jouer sur plusieurs sens, sur l’ambiguïté ; il trouve que l’ambiguïté est « belle»  De plus, cela permet à chacun de trouver son rythme de lecture.


  Écrit-il toujours à l’encre et au papier ? Ou est-il passé à l’ordinateur ?

         En ce qui concerne les romans et les essais, il est passé à l'ordinateur depuis 1997 environ, il trouve cela plus facile. Pour la poésie, il a gardé son petit carnet qu’il emmène partout avec lui pour noter quand l’inspiration est là. Il dit aussi que la poésie sera la dernière forme de texte qu’il fera à l’ordinateur. Il tape seulement son poème quand il est fini.

 

En écrivant ses poèmes, quel public vise t-il ?

         Il n’y a pas de public visé en particulier mais il ne pensait pas aux lycéens en publiant ses deux recueils. Ces poèmes peuvent viser tout le monde, il ne s’est pas forcement posé la question.

 

Dans le monde de la poésie est-il facile de ce faire un nom ? D’être publié ?

         Jérôme Leroy nous explique que s'il n’avait pas écrit des romans avant ses recueils, il aurait eu beaucoup de mal à faire publier ses travaux poétiques. Sans avoir déjà publié avant, c’est assez difficile. Il n’est pas facile non plus de se faire un nom. Il ajoute que l'on ne vit pas de la poésie.

 

Nous lui demandons si sa poésie peut avoir de l’influence sur ses lecteurs ? 

         Jérôme Leroy pense qu’avec moins de 1000 exemplaires vendus, il est difficile d’influencer la population. Cependant dans ses poèmes réside l’envie de faire voir les choses différemment. Et si le lecteur change sa vision des choses grâce à ses poèmes, il n’en sera que plus satisfait !

 

Il termine par :

 « La poésie durera toujours » « C'est une des premières formes de d'expression, et le dernier texte écrit sera un poème. »

 

 

Céline et Estelle, 1ère ES

 

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Publié le 18 Avril 2011

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Publié le 18 Avril 2011

 

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        Jérôme Leroy, poète français né le 16 juillet 1964, écrit ses poèmes en vers libres ou en prose. Il en écrit depuis son plus jeune âge. Enfant, il les vendait aux membres de sa famille pour environ 20 centimes …

        Il a des origines Russes et en est très fier : il est communiste, il a fait plusieurs voyages en Russie. L'ex-U.R.S.S est un peu son atlandide qui lui manque. En effet, il y a connu son premier baiser, et beaucoup de ses souvenirs y sont restés et sont maintenant engloutis.

        D'après lui, la lucidité est comme la blessure du soleil Je lui ai posé une question en rapport avec le "pessimisme" de ses poèmes ; il m'a répondu que "le monde est en train de sombrer et non de s'améliorer comme auparavant. C'est pour cela qu'il faut en profiter au maximum pendant qu'il en est encore temps." Même s'il a eu des affinités communistes, ses poèmess ne sont en rien engagée=s et ne servent qu'à susciter des émotions dans l'esprit de ses lecteurs. Un sourire ou une larme est pour lui la plus belle des récompenses. Il reprend également la citation de Kant : "L'art n'est pas la représentation d'une belle chose, mais la belle représentation d'une chose."

Lorsqu'il écrit ses poèmes, c'est qu'il a été inspiré par un sentiment déstabilisant ou un moment de flou. Il recherche alors dans une atmosphère personnelle : près de son chat, de sa femme, dans sa bibliothèque … Il peut alors écrire des choses comme ce poème que j'ai pu relever dans son premier recueil, publié en 2006 et intitulé Le déclenchement muet des opérations cannibales



"Juste"

Juste une hésitation

 un aphorisme inachevé

ou un baiser trop rapide

ces lèvres qui s'effleurent

plutôt que de se mêler

Cet aphorisme qui suspend

plutôt que de conclure

juste une hésitation

et puis plus rien

plus rien pour toujours.



            Il faut également savoir qu'il ne publie qu'environ un tiers de ses poèmes car il en écrit énormément dans un petit carnet qu'il a toujours avec lui.

 

             J'ai beaucoup apprécié le fait que Jérôme Leroy accepte de nous rencontrer, mais comme il le dit : "Lorsqu'il s'agit de parler poésie, je peux me déplacer partout."

 

Yaël

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