Publié le 17 Juin 2020

Fille pas facile

Synopsis :

Paris, capitale de la mode, l'agence de mannequinat HÉLÈNE vient d'embaucher une jeune fille : Inès, 18 ans, n'a qu'un rêve, monter sur les plus grands podiums. Pourtant dans un milieu régit par l’hyper-sexualisation et les abus en tout genre, cela ne sera pas facile. Surtout avec le célèbre et léger directeur de casting, Gilles Claude.

 

Réalisateur : Emmanuelle Bercot

Fille pas facile

Critiques :

 

Sous pression, par Klervi, 1G2

 

Le monde de la mode, un univers compliqué à cerner et pourtant si attirant.

Chaque année, des milliers de jeunes femmes y entrent sans vraiment savoir ce qui les attend...

Critères, concurrence, jalousie, critique, ce monde ne ressemble en rien à un conte de fée. Pourtant il existe et se trouve plus près de vous que vous ne le pensez et Emmanuelle Bercot, une réalisatrice réputée pour ses films où l’émotion des personnages est mis en avant s’est mise en tête de vous le prouver.

Suspens, colère, tristesse, euphorie, ces sentiments de tous les jours sont présents et nombreux seront les personnes qui se reconnaîtront à travers l’histoire des personnages.

 

Fille pas facile pour vie difficile, par Louis, 1G2

 

“Tu vas gâcher ta vie Inès !” Voici les mots de Fabienne (Juliette Binoche) la mère de notre protagoniste à son intention. En effet, Inès (Kenza Fortas) 18 ans, vient d’obtenir un bac S avec mention. Pourtant elle ne s’oriente pas vers l’université ou une école, non, elle veut accomplir son rêve, devenir mannequin. Son physique est particulièrement remarquable si bien que, d’une certaine manière, elle peut y croire. Mais le monde de la mode est coriace et impitoyable. Elle sera recrutée par une agence, dont le directeur de casting est pervers et très à cheval sur les règles (Philippe Lellouche). Heureusement de bonnes personnes existent aussi comme une styliste, Adèle Cœur (Isabelle Huppert).

 

J’ai beaucoup aimé ce film, car il évoque des sujets importants, soumis à une morale qui ne cesse d’évoluer depuis quelques décennies. L’un de ces sujet est l’hyper-sexualisation des femmes qui pousse Inès à mettre de côté sa dignité à plusieurs reprises. Ce film dépeint également d’autres difficultés du milieu telles que le harcèlement sexuel qu’Inès doit affronter avec son directeur de Casting, trop avenant avec elle. Alcoolisé, il a même essayé de la violer.

 

Mais la morale du 21ème siècle soumet également toute personne aux regards des autres. C’est la même chose pour Inès qui subit une pression sur les critères physiques. Ainsi chacun peut s’y reconnaître car tout le monde est soumis au regard des autres, et à des critères superficiels sur le poids ou la couleur de la peau.

 

La nature humaine a parfois été vue dans le film comme mauvaise, par exemple pendant le défilé où certains mannequins sont odieux, effet d’une concurrence cruelle. La morale de notre temps pousse par ambition ou simple envie sauvage l’Homme vers le mauvais.

 

Pour finir, je vous encourage à aller voir ce film. Emmanuelle Bercot a encore fait un bon travail de réalisation tout en dénonçant les travers actuels de la société moderne.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 16 Juin 2020

Les justices

Synopsis

Un monde, le nôtre, une société, le XXIème siècle, des problématiques, toujours les mêmes...

Alexandra est avocate, elle est sans cesse confrontée à des situations difficiles. Aujourd’hui, c’est Grégory qui la contacte pour ses services. Lui est policier dans sa ville et il a dernièrement véritablement découvert les collègues qu’il côtoie depuis dix ans. Alexandra découvre au fur est à mesure une triste réalité dans un monde où certaines mentalités refusent de changer. Place aux faits, Grégory est noir et ses collègues qui semblent le respecter discutent cependant dans un cercle fermé en tenant des propos qui ne devraient plus avoir leur place dans notre monde.

Tout au long de ce film plusieurs histoires se rencontrent, se ressemblent et se rassemblent en un même besoin urgent de changements radicaux.

Les justices

Critique :

 

Une histoire dont on souhaite la fin.

« Les Justices » traite d’une problématique importante : que devient le rapport entre individu, morale et société au XXIème siècle ?

En effet ce film émouvant nous confronte brutalement à la réalité de notre monde. Les enjeux liés à ces thèmes ont changé, changent et changeront. Au XXIÈME siècle nous ne sommes plus préoccupés par les questions de la vertu ou de l'honnête homme, mais par l’éradication du racisme et de la peur de l’autre pour atteindre un idéal de tolérance et d’égalité totale entre les êtres humains. Le souhait profond évoqué tout au long du film est le passage du statut d’idéal au statut d’acquis pour ces évidences. Certains d’entre nous ont tendance à oublier que ce n'est pas encore le cas et Les Justices nous montre bien l’étendue du chemin qui nous reste à parcourir pour un monde meilleur.

 
Eva, 1G2 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 15 Juin 2020

Synopsis :

Winston (joué par Gérard Depardieu) vit dans une société où les expressions "nuits blanches" et "insomnies" sont des barbarismes, des mythes ou de la pure fiction.
Pourquoi ? Simplement parce que la fabuleuse machine SomnioXXI permet de s'endormir sans conditions, quasi instantanément.
Tout va donc pour le mieux, jusqu'au jour où un membre des veilleurs, un groupe refusant d'utiliser la machine, (joué par Christian Clavier) défie Winston de passer une nuit sans l'appareil.

Réalisateur et acteurs

Réalisateur et acteurs

Critique :

 Un film de science-fiction qui interroge la place de l'innovation dans la vie des individus, la relation entre progrès technologique et morale et le risque  pour la société de la captation des données personnelles.

Alban, 1G2

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 13 Mai 2020

A peine sortis de deux mois de confinement, les élèves de 2I ont été invités à faire le bilan de leur expérience, à la manière de Voltaire à la fin de Candide. L'exercice était périlleux : l'ironie est un concept difficile à manier. Voici quelques extraits...

Mon frère me disait quelquefois : « Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles : car si un Chinois n’avait pas mangé ce pangolin, si le coronavirus ne s’était pas développé si rapidement, si le gouvernement avait écouté l’OMS, nous n’aurions pas été confinés et je n’aurais pas pu développer ma passion de rester au lit.

Roman

J-J, j’atteins le bout du tunnel. Durant 2 mois, gâteaux, bonbons, chocolats, apéros, saumon, pizzas ont défilé dans mon estomac. En plus des 6 kilos que j’ai pris, mon corps a développé le même pelage que celui de mon chien, mes yeux sont devenus carrés comme ma télé. Enfin ma cervelle a tellement coulé que je ne sais plus comment m'habiller.

Angéline

Toute notre petite société est entrée dans le louable dessein d’exercer ses talents : les artistes, enfermés, tentent de rester productifs, les gens qui sortaient rarement se plaignent de ne plus pouvoir le faire, un peuple, à l’ouest, se prépare à monter au créneau pour reprendre ses plages, et je me retrouve à lire des œuvres que je pensais très probablement ne jamais lire, et à y prendre du plaisir. Dans quel monde étrange et pourtant parfait vivons nous ?

Théo

Toute notre petite société est entrée dans ce louable dessein d'exercer ses talents : la lecture, le ménage, le jardinage, les jeux vidéos. Mon père adore me montrer ses livres d'adolescence et m'a convaincu d'en lire un. Ma mère étant auprès de nous, nous l'avons aidée à tout nettoyer du garage au grenier. La maison n'a jamais été aussi propre. N'ayant plus de poussière à aspirer, nous nous sommes mis au jardin, tout est nickel, il n'y a plus de mauvaises herbes. Et pour nous remercier, elle nous a fait de merveilleux gâteaux. Avec mon frère nous n'en faisons qu'une bouchée. Mon ventre s'est remis à gonfler comme un ballon de baudruche. L'isolement devient ennuyant.

Alexis

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Repost0

Publié le 2 Avril 2020

Deux vidéos, l’une comprenant un entretien avec Thierry Guichard (rédacteur en chef du Matricule des anges) et l’autre 25 minutes de lecture par Pierre Vinclair d’un montage de textes issus du Cours des choses entre autres (le son est mauvais au début mais s’équilibre à partir d’1’53’’).

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Repost0

Publié le 31 Mars 2020

Le 18 mars dernier, Pierre Vinclair était attendu à la médiathèque de Landerneau pour évoquer son recueil Le Cours des choses avec des élèves de 1èreLa rencontre annulée, il a accepté de répondre à une sélection de questions (entretien à retrouver ici). De leur côté, les élèves ont écrit à sa manière comment ils vivent l'étrange cours qu'ont pris les choses avec le confinement...

Voir les commentaires

Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2020 - Pierre Vinclair

Repost0

Publié le 31 Mars 2020

Confinez-vous, mais comment ?

Se retrouver en famille,

 

out of the world

 

Bulle d’oxygène, de la                     pression sociale

 

disparition.

 

Unlimited sleep, guaranteed relaxation

 

Le bon côté du confinement         Carpe Diem

at home.

 

#Restezchezvous

 

Mais vient la longueur du temps

qui passe,

L’angoisse des informations télévisées.

 

Psychose

générale, des chiffres noirs à n’en plus finir.

 

Captive du corona,                en travaux forcés                    dans cette galère, where is my sweet home ?

 

#Restez             chez                    vous

 

And outside

L’anarchie de ceux                                          qui ne veulent pas comprendre.

L’enfer des soignants,

overwhelmed hospitals

 

Masques,

             respirateurs,

                                 vaccins,

                                              chlo

                                              roquine.

 

Dans ce monde en pau

se                                                par ce virus,

la France est submergée

 

#Restezchezvous                  

                                                                                                                Lou, 1G2

 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 31 Mars 2020

Une semaine. Sept jours. Cent soixante huit heures, lon

 

                                                                                        gues

 

                                                                                                 heures…

 

Les rues vides,

 

les magasins vides,

 

les cœurs vides, le néant,

 

on m’appelle « confinement »

 

 

Un jour les Français paniquent (trop), se ruent (inutile), achètent (pour rien)

Et

 

                                                       ra-ssu-rés.

 

            Le lendemain, MORTS !

 

 

On aperçoit la fumée des cheminées,

 

Et le soleil d’été pointer le bout de son nez.

 

 

Quelques braves,

 

                               employés, gendarmes, joggeurs distants, seuls, seuls…

 

et on entend le cri de 20 heures.

 

Seul contact avec les autres hu-mains, unique sortie.

 

Faiblesse,

 

               Stress,

 

                           Tristesse,

 

                                                                                  en attendant,

 

                                                                                           impatiemment,

 

                                                                                                     que tout la-

haut,

 

                                                                                                                     on

dise kenavo.

 

Klervi-1G2

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 31 Mars 2020

Le                                                                         

temps

passe

les

minutes

s’écoulent

 

Et pourtant nous sommes toujours

   là.  Nous sommes toujours

chez nous. Nous ne sortons plus

Nous nous protégeons

                 Nous nous protégeons

Nous

notre famille

nos amis

nos proches

          Nous sommes

 là. Sans rien faire

Mais nous aidons

       Nous protégeons

 

Eva - 1G2

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 31 Mars 2020

              Hier, la terre tournait.

Un poco muy rapidamente, sûrement trop même. Tout s'accélérait

          encore

encore

                    encore

La vie était un constant tournis - Serpent se mordant la queue.

Il a dû mordre bien trop fort.

El mundo dejó de girar.

 

             Aujourd'hui, la terre ne tourne plus.

Un poco muy lentamente, sûrement trop même. Tout s'est arrêté

          toujours

toujours

                    toujours

Long dimanche dont les gens ont peur.

Il doit être bien effrayant.

El mundo ya no lo quiere.

 

Demain, la terre tournera.

Un poco muy brutalmente, sûrement trop même. Comme si rien ne s'était passé.

          encore

et puis

                    toujours

La vie n'en sera pas meilleure, elle n'en sera pas pire.

Elle n'aura fait qu'une pause.

El mundo vivirá de nuevo.

Manon, 1G2

 

Voir les commentaires

Repost0