Publié le 10 Avril 2021

Je vous invite à penser au monde d’après, à la fin de cet émoi disgracieux que le gouvernement nomme guerre sanitaire.

Imaginons une histoire avec une belle fin, la défaite de l’ennemi, le prophylactisme effréné.

Nous serions une masse lumineuse de sourires enfin visibles, avides de contacts humains, une symbiose charnelle sans rupture de gel hydroalcoolique.

Nous signerions, à la plume du progrès et avec l’encre de la liberté, la fin des mesures encourageant la noyade des plus fragiles.

Nous serions renaissance, phœnix  d’une force singulière que nous appellerions unité, une unité collective basée sur la charité et la tolérance, que notre monde actuel ne nous laisse pas voir.

Nous oublierions la mélodie séculaire qui soumet nos cœurs corrompus par l’individualisme, cet hymne silencieux et atroce qui dicte que le profit est plus fort que la raison.

Nous nous sensibiliserions aux enjeux sociaux de cette crise, nous engagerions un combat pour la reconstruction solidaire de tous ceux qui ont perdu pied dans les profondeurs abyssales de la solitude.

Nous serions prêts, une fois cet édifice stable construit, à vivre dans une société plus juste, loin de l’hégémonie blanche, du capitalisme morbide et du patriarcat.

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Publié le 10 Avril 2021

Je vous invite à penser à un monde affranchi d’épidémie pour changer nos priorités et débarrasser notre univers du virus nommé « la Covid-19 », qui se répand à un rythme effréné. Nous voulons tous l’éradiquer, elle qui pousse, dévaste tout, comme la mérule.

Nous nous adaptons tout de même à cette catastrophe sanitaire, et inventons de multiples procédés pour résoudre les problèmes liés à la crise : « Click & collect », télétravail, cours en distanciel... Nous minimisons les contacts entre les gens, mais cela ne suffit pas à réduire la propagation du virus.

Nous inventons des tests antigéniques, PCR, salivaires … Ces prélèvements par voie nasale ou buccale peuvent sauver des vies ; des vaccins Pfidzer, AstraZeneca, Moderna limitent la circulation de ce micro-organisme.

 

Micro-organisme.

Petites bactéries, virus, protistes et champignons unicellulaires.

Organismes non visibles par l’œil humain.

Jouent un rôle essentiel dans l'équilibre des écosystèmes.

 

Nous rattraperons le temps perdu, profiterons des pleines saisons, de nos soirées, de la nuit à plein temps, mais nous serons surtout libérés des mesures oppressantes, du confinement et du couvre-feu.

Nous renaîtrons de toute cette pagaille : espérons que, bientôt, ce que l’Etat nomme  « guerre sanitaire » ne sera plus qu’un lointain souvenir noiraud.

Nous réinventerons la liberté que nous avions hier, nous rebâtirons l’économie, l’éducation … notre vie que cette pandémie nous a prise.

Cette expérience hors du commun n’est toutefois pas terminée ; pour supprimer le virus et ses variants, utilisons solutions hydroalcooliques, masques, et gestes barrières.

 

Gestes barrières.

Application de gestes consistant à rester prudents.

Se laver les mains, porter un masque … se protéger du virus afin de sauver des vies.

 

Restons solidaires !

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Publié le 29 Mars 2021

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Publié dans #Printemps des poètes 2021 - Florence Jou

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Publié le 23 Mars 2021

Un an après la rencontre manquée avec Pierre Vinclair, la Maison de la poésie de Rennes nous offre une brochure qui rassemble les travaux d'élèves de trois établissements. Emotion de retrouver les textes écrits pendant le premier confinement... Merci à toute l'équipe rennaise pour cette belle réalisation !

Le cours des choses : un an après
Le cours des choses : un an aprèsLe cours des choses : un an après
Le cours des choses : un an après

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Publié dans #Printemps des poètes 2020 - Pierre Vinclair

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Publié le 16 Mars 2021

On trouvera ci-après un aperçu de la lecture que les élèves de 1G2 ont faite du recueil de Florence Jou, Alvéoles Ouest. C'est une fiction où se mêlent théâtre et poésie en prose. Florence Jou traite notamment de l’industrialisation et de la construction navale à Saint-Nazaire, lieu de son investigation. Le titre est composé d'« alvéoles », mot plutôt mystérieux qui fait penser aux abeilles ouvrières.

Mélanie

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Publié dans #Printemps des poètes 2021 - Florence Jou

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Publié le 16 Mars 2021

Nous pouvons lire "Alvéole 3" comme une métaphore de l'écriture poétique. Un passage illustre particulièrement bien cette idée : « Elle sait qu'elle doit casser les stéréotypes de l'art identitaire, proposer de se situer du côté d'un art qui puisse provoquer réflexions et transformations, une pensée esthétique du tournant spatial dans un monde multipolaire, en dialectique entre centres et périphéries. » (page 41).

L’autrice définit l'art contemporain avec les termes « régénératif » (page 42) et « centre d’art météorologique » (page 43). On remarque aussi la métaphore du lichen : « Observons par exemple les lichens, richesses que l'on trouve sur notre territoire, taches vertes, jaunes, ou orangées tirant vers l'ocre qui se développent sur divers sols, rochers, murs, écorces... Ils résultent d'une association entre un champignon et un partenaire chlorophyllien, entre entre une algue verte et une cyanobactérie, partenaires qui vivent une relation d'interdépendance. Observons ces lichens pour saisir de nouveaux prototypes, de nouveaux modes de faire, de nouvelles organisations. Imaginons un grand laboratoire qui va s'inventer, pleinement conscients que nous vivons dans les ruines du capitalisme, dans les ravages écologiques, dans une économie polluée et asociale. » (même page). Cette image est intéressante puisqu’elle parle d’un renouvellement ou plutôt de quelque chose de totalement différent de notre mode de vie. Enfin, les mêmes arguments sont repris plusieurs fois, mais avec des exemples et des illustrations variés, comme pour mieux appuyer le propos.

Anna, 1G2

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Publié dans #Printemps des poètes 2021 - Florence Jou

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Publié le 16 Mars 2021

Le projet de réaménagement du Grand Café peut être lu comme une métaphore de l'écriture poétique. Tous deux possèdent une dimension esthétique. Florence Jou recherche une certaine beauté de la forme du discours, avec des sonorités, des rythmes et des images. Le projet consiste à partager chaque œuvre avec chacun : « chacun aura la possibilité d'user d'un espace, d'y créer une fiction, de la partager avec d'autres, de la laisser en partage, afin qu'il ou elle la prolonge et la déplace », ce qui signifie qu'aucune fiction n'appartient à une seule personne et que tout le monde peut la poursuivre. Le Grand Café a pour but de devenir une galerie d'art collective.

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Publié dans #Printemps des poètes 2021 - Florence Jou

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Publié le 16 Mars 2021

On peut lire le projet de réaménagement du Grand Café comme une métaphore de l'écriture poétique, car il doit être original, nouveau tout comme l'écriture poétique. Florence Jou évoque « des horizons, des imaginaires qui pourront détonner de nos expériences quotidiennes et de notre ordinaire atone » (p. 42). Il y a aussi une recherche de la nouveauté : « Observons ces lichens pour saisir de nouveaux prototypes, de nouveaux modes de faire, de nouvelles organisations. »

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Publié le 16 Mars 2021

Le discours porte sur un renouveau, un changement complet et une ouverture à de nouvelles techniques comme l’art contemporain. A travers ce projet et cette métaphore de l’écriture poétique, Florence Jou montre que la poésie doit s’ouvrir et accueillir de nouvelles idées et méthodes.

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Publié dans #Printemps des poètes 2021 - Florence Jou

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Publié le 16 Mars 2021

Dans les dernières phrases, tout est question de renouveau, il est temps de briser les règles : « Messieurs, entendez combien nous sommes ouverts aux nouveaux couplages [ ... ] nous débordons d'un réseau inextricable de nouvelles affinités. » Cela peut être interprété comme une métaphore de l'écriture poétique avec « de nouveaux communs », « des attitudes délirantes », « des ouvertures et des passages ».

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Publié dans #Printemps des poètes 2021 - Florence Jou

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