Publié le 13 Mars 2021

Florence Jou au 38ème Marché de la poésie (juillet 2020)

Florence Jou au 38ème Marché de la poésie (juillet 2020)

Florence Fou est née en 1980. C’est une poétesse performeuse qui vit et travaille à Nantes. Après des études supérieures en Lettres modernes et en Arts plastiques, elle obtient un CAPES de Lettres modernes. Elle enseigne à l’université de Paris-Sorbonne I puis soutient un doctorat en Art et sciences de l’Art dont le sujet est : « La constellation, processus écologique de création ». Christophe Viart dirige sa thèse.

Elle définit et explique sa démarche créatrice avec ces mots : « En tant qu'artiste, je m'intéresse aux croisements entre la poésie et les autres arts. Au travers de collaborations diverses (comédiens, musiciens, chanteuse) et de dispositifs multiples (studio radio, espace scénique, revue numérique), j'envisage ma pratique poétique comme une plate-forme d'échanges. J'écris des textes poétiques que je déplace dans différents circuits de transmission et de réception, tels que la revue en ligne, la radio, la scène, le cédérom ».

En tant que poète-performeuse, Florence Jou s’éloigne de l’image traditionnelle du poète. Au lieu de figer un sentiment par des vers, elle s’emploie à rendre son œuvre plus vivante : elle est faite pour être lue, vue et entendue et si possible sur scène, car elle doit être vécue par le spectateur. Elle sonde ainsi toute la richesse et la diversité de l’écriture poétique, des liens qui se créent entre les disciplines artistiques et les modes de diffusion.

Son œuvre artistique se présente ainsi :

  • 2020 : recueil Alvéoles Ouest, sélection 2020-21 du Prix des Découvreurs.

  • 2015 : Projet Enquête#, des fictions performatives sur des artistes ou des lieux (Musée Réattu, Arles, Le Grand Café-centre dart contemporain de Saint-Nazaire, Maison de la poésie de Normandie…)

  • 2014 : parution texte Iode sur revue remue.net ; production cédérom Iode ; performance Iode, Les Carafés et Le Zygo Bar, Nantes.

  • 2013 : enregistrement et diffusion fiction radiophonique Iode , radio 3dfm, Arles.

    (voix : Marie Mirabel et Gilles Cadet ; musicien au thérémine : Julien Kamoun).

  • Performance Iode, Galerie Le Magasin de Jouets, Arles.

  • Exposition Art et design, Galerie L'Isba, Perpignan.

Anna, 1G2

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Publié le 12 Mars 2021

Concrétisez votre plus cher désir !

En l’écrivant sur un vieux ticket

Composez un poème sur un ticket usagé (bus, cinéma, caisse…) ou sur une vieille étiquette.

Notez votre nom et votre classe au dos de ce poéticket, puis déposez-le dans l’urne à l’entrée du CDI avant le 16 avril.

Le thème du concours des poétickets est, cette année :

À crocs et à cris

Un jury, présidé par Guiomar Campos, danseuse-chorégraphe tap tap tap, choisira des gagnants. Les lauréats recevront un tickart, l’oscar du ticket.

Les poèmes hors-sujet sont admis. Vous n’êtes pas obligé d’écrire dans la langue de molaire.

Un prix caméléon récompensera le poème qui exploitera le plus malicieusement les inscriptions figurant sur le ticket.

Vous pouvez consulter la règle du jeu complète sur le site internet du concours et découvrir de nombreux poétickets composés par les participants au fil des éditions.

http://poetickets.fr

Poétickets - Edition 2021

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Publié le 10 Mars 2021

A moins d'une semaine de la rencontre avec Florence Jou (organisée avec le concours de la Maison de la poésie de Rennes) le lycée ferme ses portes pour une semaine en raison de la situation sanitaire. Nous jouons décidément de malchance puisque l'an dernier déjà nous avions dû renoncer à la visite de Pierre Vinclair au moment où commençait le confinement...

Priés de rentrer chez eux, ce mercredi, les élèves du lycée de l’Élorn ne pourront par revenir avant une semaine. Ils devront avoir avec eux une attestation de dépistage négatif. (Le Télégramme/Yann Le Gall)

Priés de rentrer chez eux, ce mercredi, les élèves du lycée de l’Élorn ne pourront par revenir avant une semaine. Ils devront avoir avec eux une attestation de dépistage négatif. (Le Télégramme/Yann Le Gall)

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Publié le 19 Février 2021

A la veille des vacances d'hiver, force est de constater qu'entre le dédoublement des classes, à cause de la Covid, et le récent épisode neigeux, le projet annoncé fin janvier a pris du retard...

Mais il faut "tenir debout", comme dirait Albane Gellé que nous avons accueillie en 2014 lors de notre première collaboration avec la Maison de la poésie. Puisque nous avons le label "Ecole en poésie" et qu'elle est la marraine de l'édition 2021, les élèves de 2de découvriront son recueil, Si je suis de ce monde, seront invités à écrire à "la manière de" avec la complicité d'Hervé Eléouet, avant de s'essayer à la mise en voix, avec l'aide de la metteuse en scène Martine Geffrault Cadec...

Lycée en poésie
Lycée en poésie

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Publié le 3 Février 2021

Florence Jou sera l'invitée du lycée de l'Elorn le 16 mars prochain pour présenter Alvéoles Ouest aux élèves de 1G2. Le travail d'approche commence dès cette semaine (lecture des textes, enquête sur l'auteur, analyses, questions à lui poser...)

Après le concours de critiques en marge du Goncourt des lycéens, cette rencontre offre une nouvelle occasion de découvrir la littérature immédiatement contemporaine. 

Organisée par la Maison de la poésie de Rennes, elle a le soutien de la médiathèque de Landerneau et du conseil régional. Elle s'inscrit aussi dans le cadre du Printemps des poètes, dont le thème 2021 est "le désir". Reste à espérer que les conditions sanitaires la rendront possible...

Florence Jou, Alvéoles Ouest

Extrait de la quatrième de couverture :

Florence Jou, invitée par Le Grand Café - centre d'art contempo-rain de Saint-Nazaire, a mené une enquête sur l'histoire du lieu et du territoire nazairien d'avril à octobre 2019.

Alvéoles Ouest est une fiction, entre poésie et théâtre, sur l'industrialisation, les moyens de production et reproduction, les rapports de domination.

Poète-performeuse, Florence Jou explore la plasticité de l‘écriture poétique, les interactions entre artistes (musiciens, artistes sonores, plasticiens) et les modes de diffusion artistique (performance, lecture, dispositif scénique .. .). [...]

Florence Jou, Alvéoles Ouest

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Publié le 2 Février 2021

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Publié le 30 Janvier 2021

Article du 29/01/2021

Article du 29/01/2021

La venue de Martine Geffrault-Cadec est la première étape d’un projet qui doit voir les élèves de seconde produire un texte, s’entraîner à le dire avant une captation vidéo.  (Christian Lardato)

La venue de Martine Geffrault-Cadec est la première étape d’un projet qui doit voir les élèves de seconde produire un texte, s’entraîner à le dire avant une captation vidéo. (Christian Lardato)

Vendredi, des élèves de seconde du lycée de l’Elorn de Landerneau ont accueilli la metteuse en scène Martine Geffrault-Cadec afin de travailler sur la prise de parole en public.

Depuis des années, des élèves de seconde du lycée de l’Elorn, à Landerneau, sont impliqués dans divers projets soutenus et financés par la région Bretagne. Depuis une expérience sur la scène du Family en 2015, Pascale Quidu et Christian Lardato ont fait le choix de travailler sur l’oralité et la mise en voix.

Curiosité et inquiétude

Prévu au tout début du mois, le lancement de l’édition 2021 a d’abord été reporté en raison du protocole sanitaire et du dédoublement des classes. Ce vendredi 22 janvier, un premier groupe a accueilli la metteuse en scène Martine Geffrault-Cadec. Elle était attendue avec un mélange de curiosité et d’inquiétude : qu’allait-on leur demander dans cette séance dont ils devinaient bien qu’elle ne serait pas ordinaire ?

Au début, Martine Geffrault-Cadec interroge les élèves sur leurs représentations de l’oral, sur la facilité ou la difficulté de prendre la parole, sur d’éventuels blocages. Sans surprise, cette année encore, « c’est la peur du regard des autres » qui paralyse. Puis viennent les exercices, masqués et à distance.

Plaisir partagé

Avec beaucoup de spontanéité, plusieurs élèves avouent avoir craint le pire. Mais ils sentent bien l’intérêt de la maîtrise de l’oral et disent aussi le plaisir de cette rencontre. Ce fut un rare moment d’expression un peu libre dans un contexte anxiogène. Plaisir partagé par l’intervenante frappée de plein fouet par les restrictions qui pèsent sur le monde de la culture. Reste à savoir si les cinq autres groupes pourront se lancer à leur tour dans le projet et si le contexte sanitaire permettra aux trois classes de vivre cette nouvelle aventure jusqu’au bout…

Si tout se passe bien, à terme, ce sont plus de 100 élèves de seconde qui devraient produire un texte engagé, en vers ou en prose et s’entraîner à le dire, avant une captation vidéo.

 

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Publié le 18 Décembre 2020

26 lèves de 1ère générale ont participé au concours de critiques organisé par le Conseil régional et le Bruit de lire. Début octobre Eric Le Hir de la Médiathèque, Adeline Joly de la librairie Les Passagers du livre et Véronique Delira, documentaliste au lycée de l'Elorn, ont présenté la sélection du Goncourt 2020. Deux mois plus tard, voici les critiques que les élèves viennent de publier. Les romans sont disponibles au CDI...

Le Goncourt des lycéens au Lycée de l'Elorn

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Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2020

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Publié le 14 Décembre 2020

Djaïbi Amadou Amal - Les Impatientes

 

Des femmes frappées par la patience

 

         Peule, musulmane et originaire de la région camerounaise, Djaïbi Amadou Amal connaît bien le sujet dont elle parle. Dans son roman Les Impatientes, publié d'abord sous le titre Les larmes de la patience, elle nous offre un témoignage inspiré de faits réels : mariée de force à dix-sept ans à un milliardaire de cinquante ans, l'auteure s'est inspirée de sa propre histoire et montre dans son livre le destin de trois femmes, qui subissent les violences d'une société patriarcale.

Écrit dans un langage courant, au plus près de la réalité, ce livre parle d'un sujet concret et actuel : la condition féminine dans un peuple africain. C'est l'histoire de Ramla, contrainte d'épouser le riche époux choisi par son père plutôt que le jeune homme dont elle est amoureuse ; c'est l'histoire de sa sœur Hindou, mariée de force à son cousin, un homme violent et immoral, qui ne respecte nullement sa jeune épouse et qui fait valoir ses droits conjugaux ; c'est l'histoire de Safira, la coépouse de Ramla, qui voit d'un œil jaloux l'arrivée d'une rivale dans son foyer, alors qu'elle aime son mari et partage sa vie avec lui et ses enfants depuis vingt ans

Le rythme soutenu du récit contribue à la qualité du roman. Tout au long de la lecture, la tension s'intensifie dans chaque portrait : Ramla va-t-elle réussir à convaincre son père de lui laisser la liberté de choisir son époux et de continuer ses études pour devenir pharmacienne ? Hindou pourra-t-elle supporter longtemps la maltraitance dont elle est victime au quotidien ? Jusqu'où Safira est-elle prête à aller pour retrouver la complicité qu'elle avait avec l'homme de sa vie ?

Mais l'intérêt du récit va bien au-delà : rédigé à la première personne, chaque portrait fait entendre une voix féminine. En façade, chaque héroïne accepte de façon résignée les décisions et actions des hommes dont elle dépend : elle est censée obéir sans se plaindre, selon la formule rituelle Munyal (« Patience! »), qui revient comme un refrain au fil des pages. Mais, en réalité, elle éprouve une souffrance profonde et essaie de se rebeller en allant chercher de l'aide auprès de sa mère : en vain ! Chaque mère est impuissante à apporter de l'aide à sa fille, car elle-même dépend de son époux et se trouve victime de la domination masculine.

Dès lors, le témoignage s'apparente à une dénonciation. L'histoire racontée par celle qu'on appelle « La voix des sans-voix » permet de se rendre compte de ce qui se passe au Cameroun et on ressent de la colère de voir ces femmes poussées à bout sans pouvoir rien faire. Cette colère, c'est sans doute aussi celle de Djaïbi Amadou Amal, qui appelle à un changement : les femmes doivent être libres, avoir des droits et pouvoir dire non aux excès de leur conjoint.

           Le titre du livre est donc une jolie antiphrase de la morale peule inculquée aux jeunes filles. Alors que les femmes sont élevées pour être des épouses patientes et soumises, elles découvrent les limites de la patience, les limites de ce qui peut être supporté. Même si ce livre est sombre et ne laisse aucun moment de répit, il est poignant tant la réalité est choquante : il est conseillé à tous ceux qui aiment les histoires ancrées dans la vie quotidienne, qui apprécient la proximité avec les personnages romanesques et cherchent à réfléchir aux problèmes de la société actuelle.

 

Solenn

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Publié le 9 Décembre 2020

L’Enfant céleste, Maud Simonnot

Destination Ven

Une seule fois. L’épopée d’une vie. Un voyage unique, du genre qui forge le caractère. Qui crée des liens indéfectibles. Qui laisse en soi une marque indélébile. En écrivant son premier roman, Maud Simmonot s’engage elle aussi dans une magnifique aventure. Elle retrace le voyage de Célian, accompagné de Mary, sa mère. Ce n’est pas une fuite mais un nouveau départ, une renaissance. C’est une chance pour eux comme pour nous.

Envie de vous évader ? De vivre dans une sorte de bulle ?

Sûrement, dans le contexte actuel. Alors plongez dans L’Enfant céleste, un roman polyphonique relevant du journal intime. S’entremêlent ici les voix de Mary et de son fils, ce qui donne un certain charme à l’ensemble. Appréhendez les blessures de deux êtres fracassés par la vie, ils sont si attachants. Leur histoire semble triste. Pourtant, ils vont apprendre à en faire une force.

Chacun sait qu’une odyssée littéraire est réussie lorsque son point de départ est bien amené par l’auteur. Ici, le parti pris est simple, mais efficace. Après une discussion avec son fils, Mary parvient à un constat : la douleur est devenue trop forte pour eux. Il faut que cela cesse. Alors elle prend une grande décision qui marque le tournent de leur vie. Passionnés tous les deux par la nature et l’astronomie de Tycho Bahe, il ne leur est pas difficile de choisir une destination à ce grand voyage. Pour eux, c’est une évidence.

Départ pour un bout de terre suédoise, en pleine mer Baltique, qu’ils sont impatients de redécouvrir. En effet, les deux protagonistes ont déjà beaucoup appris sur Ven par le biais de la littérature. Un pas après l’autre, jour après jour, surprise après surprise. Là-bas tout paraît facile. L’histoire de Tycho Brahe, héros local, fait écho à leur propre existence. Les gens vivent de manière modeste et chaleureuse. L’île bucolique permet à chacun de s’exprimer comme il le souhaite, sans que cela ne provoque la moindre polémique. Oui, il s’agit d’une bulle où il fait bon vivre. Chacun devrait avoir la chance de rencontrer sur son chemin les habitants de ce lieu et de vivre une aventure semblable. Ou, à défaut, de lire un roman d’aventure comme celui que nous propose Maud Simonnot. Un récit simple et bien écrit. Une véritable ode à l’amour et au partage.

« Pour cet enfant, la clef de son avenir sera de résister à la conscience du temps sans s’y noyer. » En ce qui concerne le lecteur, pas besoin de se rebiffer.

Ana 1G2

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