Publié le 29 Mars 2020

Quand le confinement a commencé beaucoup de Français n'ont pas

écouté.

 

Par la douceur du printemps certains se baladaient.             

 

Malheureusement, à la maison nous sommes             coincés.

 

Et ça      jusqu'à nouvel ordre.

 

The class at home are difficults, We have to do us homework every day.

 

                          Peur- Maladie- Inquiétude- Folie

 

Les courses au supermarché sont devenues pesantes et stressantes,

 

tous les gens se jettent des     regards

 

et pourtant beaucoup attendent avec impatience ce moment pour sortir.

 

L'isolement se crée 

Combien de temps encore ce confinement va-t-il durer ?

 

Romane 

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Publié le 19 Mars 2020

Les circonstances sanitaires ont eu raison de la rencontre avec Pierre Vinclair. Il a néanmoins accepté de répondre à quelques questions que nous avions préparées avant le confinement. Qu'il en soit remercié...

 

Pourquoi écrire de la poésie ?

La poésie est pour moi la littérature dans ce qu’elle a de plus libre, quand elle arrête de singer les formes extérieures de la « littérature ». Par ailleurs, sa grande densité d’émotion fait que, même si sa lecture demande davantage de concentration, elle est beaucoup plus stupéfiante. Elle appelle de son lecteur, c’est sûr, une forme de collaboration ; c’est ce qui me plaît aussi. Le roman est un genre condescendant (le romancier est un producteur, le lecteur un pauvre consommateur), le poème plus égalitaire.

 

Pourquoi vous-êtes-vous expatrié ? Pourquoi la Chine ?

J’ai été Lauréat de la Villa Kujoyama (Kyoto) en 2010 et j’ai décidé de rester vivre au Japon. J’aime vivre à l’étranger, apprendre des langues, découvrir des civilisations. C’est comme un voyage touristique toute l’année, sauf qu’on apprend vraiment des choses et rencontre des gens intéressants. J’ai déménagé par hasard en Chine, à cause de Fukushima.

 

Qu’est-ce que la découverte de la culture chinoise a apporté à votre écriture ?

Un objet, d’abord : un thème. L’idée d’un ennemi (le capitalisme d’État chinois) et l’idée d’alliés pour le combattre (Confucius, Tchouang-Tseu, Li Bai, etc.) La traduction du Shijing m’a par ailleurs appris qu’un poème n’avait pas besoin d’être compliqué pour être beau.

 

Parlez-vous le mandarin ? Est-ce une langue compliquée ?

Oui. C’est une langue atrocement intéressante.

 

Pourquoi mélanger français, anglais et chinois ? Pourquoi la traduction anglaise en regard de certaines pages ?

C’est lié à la circonstance d’écriture : vivant dans un contexte international, il m’arrive d’essayer de vouloir être lu par des locaux, lors de festivals ou de lectures. Ensuite, quand cela a du sens, ou me semble en avoir, j’intègre la version en langue étrangère dans le livre, comme une manière de rappeler que le livre n’a pas vocation (même si c’est le cas en réalité) à être confiné à l’espace franco-français.

 

Pourquoi la disposition particulière des mots dans le recueil ?

Pour des questions de rythme spatial (ce sont des calligrammes abstraits, ou des cacogrammes !)

 

Pourquoi choisir de couper les mots en fin de vers d’une façon aussi surprenante ?

Pour des questions de rythme sonore (je coupe le mot au moment où le rythme le demande)

 

Avez-vous écrit vos poèmes avec le plan de votre recueil en tête ou les poèmes ont-ils été écrits de manière indépendante et regroupés ensuite pour  constituer la progression ? (On pense à la structure des Contemplations ou des Fleurs du Mal)

Ni l’un ni l’autre. La forme du livre est comme la carapace de l’escargot : elle ne le précède pas, mas ce n’est pas non plus un regroupement a posteriori. La forme est sécrétée, peu à peu, par le texte lui-même qui s’auto-organise peu à peu.

 

Faites-vous exprès d’utiliser des chiasmes ou autres figures de style ? Autrement dit, calculez-vous tous vos coups ?

La plupart des coups sont calculés (sans doute pas tous, j’imagine). Même si je ne me le formule pas en termes de « figures de style ». Les figures de style existent aussi peu pour le poète, je pense, que les mathématiques pour un footballeur. Quand on marque un but au foot, on calcule son coup, mais ça ne veut pas dire qu’on le calcule avec les outils mathématiques du géomètre qui permettent pourtant d’expliquer a posteriori la trajectoire.

 

Quel parcours de lecture associeriez-vous à votre recueil, « les mémoires d’une âmes » ou « la boue et l’or » ?

Ni l’un ni l’autre. J’associerais plutôt à mon recueil un bébé en train de bavouiller, et une grenade ! S’il faut vraiment choisir, « la boue et l’or », car Baudelaire est une figure importante dans ce livre, à tous les niveaux (Tableaux parisiens, préface du Spleen de Paris, poème en prose sur les nuages…)

 

Vous considérez-vous comme un auteur engagé ?

Oui. Je voudrais sauver le monde dans des poèmes. Non pas avec des messages, mais avec l’action propre des vers sur la page. (Pour l’instant, ça marche moyen).

 

Pierre Vinclair, 27 février 2019

Pierre Vinclair, 27 février 2019

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Publié dans #Printemps des poètes 2020 - Pierre Vinclair

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Publié le 19 Mars 2020

Pour découvrir les textes sélectionnés par la classe, cliquer sur l'image et feuilleter le recueil en ligne :

Immersion(s)

 

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Publié le 13 Mars 2020

Journal du projet Immersion(s) - Semaine 8Journal du projet Immersion(s) - Semaine 8Journal du projet Immersion(s) - Semaine 8

Travail sur la mise en voix avec Martine Geffrault-Cadec, à la Maison de la musique de Landerneau. Merci à Vincent L'Hour, son directeur, de nous accueillir.

Reste à savoir comment le projet évoluera avec la fermeture des établissements scolaires dès lundi...

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Publié le 7 Mars 2020

Moisson de textes au retour des vacances...

Journal du projet Immersion(s) - Semaine 7

Chacun a lu son poème à la classe qui en a sélectionné 8. Le travail d'expression corporelle en EPS commence dès cette semaine...

Extraits :

Journal du projet Immersion(s) - Semaine 7
Journal du projet Immersion(s) - Semaine 7
Journal du projet Immersion(s) - Semaine 7
Journal du projet Immersion(s) - Semaine 7
Journal du projet Immersion(s) - Semaine 7

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Publié le 28 Février 2020

Quels sont les principaux thèmes du recueil ?

Voici les thèmes que j'ai repérés dans les sections :

VII : le savoir, l'enseignement

VIII : la guerre, les paysans chinois, l'argent

IX : le luxe, la pollution à Shanghai

X : l'amour, la solitude, la tristesse

XI : le commerce, Hong Kong, la violence (révolte)

XII : la pollution, la mélancolie, un hommage à sa fille

 

Quelle vision de la Chine ?

Pierre Vinclair a une approche historique, politique, culturelle et économique de la Chine dans ce recueil. Il dénonce les ravages de l’économie libérale débridée de la Chine contemporaine, livrée à l'amnésie de son histoire organisée depuis les crimes de la révolution culturelle. Il évoque la situation tragique passée et présente du peuple chinois (paysans venus se faire esclaves à Shanghai pour fuir la misère).

Du Lotus bleu de l'époque des aventures de Tintin au Shanghai d'aujourd'hui plus rien n'est pareil. Sa vision de la chine est négative. Shanghai est présentée comme une mégapole sordide, polluée en perpétuelle démolition et reconstruction. Pierre Vinclair ne reconnaît plus cette ville de Shanghai qui est aujourd'hui une mégapole effervescente. Il la qualifie de « ville de verre et de béton, » « MADE IN CHINA sous la pluie brune au bout du chemin, klaxons, lorsque les gouttes tombent ramollies », etc...

 

Comment comprendre le titre de l’œuvre ?

Il a une connotation chronologique : il fait référence au temps qui passe, et aux changements qui s'ensuivent. Le « cours des choses » c'est le cours de la vie, le défilé des générations. Il est question aussi du quotidien d'un expatrié.

Le Cours des choses, c'est aussi le mouvement par lequel la Chine urbaine entre dans la modernité. Ces changements ont pour conséquence une évolution des choses, des gens, des villes, et une impuissance de notre part face à tous ces changements.

Enfin, le « cours » peut faire référence au cours d'une rivière, c'est un poème fleuve pour sa longueur et pour sa qualité.

 

Comment interpréter les titres des sections ?

« Exit Confucius » : Pierre Vinclair fait référence au philosophe chinois Confucius dont les doctrines ont été bannies officiellement au début du XXème siècle. « Exit » qui signifie sortie en latin peut être interprété comme la fin de Confucius et toutes ses paroles qui étaient vraies à l'époque mais qui ne le sont plus aujourd'hui.

 

« Le Livre des merveilles » : C'est le titre d'un livre connu sous le nom Le devisement du monde écrit par Rustichello de Pise sous la dictée de Marco Polo. Il retrace les aventures de l'explorateur marchand vénitien Marco Polo qui est allé jusqu'en Chine, a vécu à la cour du grand Kubilai Khan et en est revenu en 1295. « Le livre des merveilles » peut être interprété comme un titre ironique, les merveilles de la Chine sont en réalité des monstruosités. Dans cette section Pierre Vinclair parle de l'enrichissement et de l'industrialisation : « un habitant est un avion, deux habitants sont des camions cents habitants sont comme des sandales en plastique » -

 

« Un canon à poèmes » : Vinclair fait référence au plus ancien recueil de poésie chinoise que Confucius a compilé. Ce recueil contient plus de 300 chansons, odes et hymnes. Les chansons viennent de la paysannerie du bassin du Fleuve Jaune (1027-771 av J-C). « Un canon à poèmes » peut être interprété comme un titre qui explique que cette section comporte des poèmes plus « normaux » avec le mot « canon qui signifie « norme », comme opposition a ses autres poèmes qui se distinguent tous par leur forme et leur longueur.

 

« Adresse » : Dans cette section le poète s'adresse à sa fille (Amaël ? ) et à sa femme Clémence.

 

 

Les traits qui caractérisent le style de l’auteur :

- Un texte long et complexe, structuré avec beaucoup de cohérence.

- Des traductions, et des passages en différentes langues (anglais, chinois).

- Des poèmes de différentes formes et de différentes longueurs.

- Des vers libres souvent coupés, parfois au milieu d'un mot.

- Une absence de ponctuation.

 

Ce recueil peut être rattaché au parcours les mémoires d'une âme : il est est divisé en différentes sections tout comme le recueil de Victor Hugo Les Contemplations : (« Aurore », « l’Âme en fleur », « Les luttes et les rêves » et « Pauca meae »). Nous pouvons également rattacher ce recueil au parcours car nous pouvons retrouver des similitudes dans la poésie des deux auteurs : la plainte, les sentiments, la nature, la pensée et les souvenirs.

 

D'après les travaux de Lou et de Tifenn - 1G2

 

"Le Cours des choses" de Pierre Vinclair

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Publié le 14 Février 2020

Avant de partir en vacances, passez au CDI retirer les recueils disponibles. Quelques pistes pour aborder la lecture de la deuxième partie :

  1. Quels sont les principaux thèmes du recueil ?

  2. Quelle(s) vision(s) de la Chine ?

  3. Comment comprendre le titre de l’œuvre ?

  4. Demandez-vous aussi comment interpréter les titres des sections VII, IX, X et XI :

  • « Exit Confucius »

  • « Le livre des merveilles »

  • « Un canon à poèmes »

  • « Adresse »

  1. Trouvez 5 traits qui caractérisent le style de l’auteur.

  2. Lecture cursive et parcours associé :

  • 1G1 : En quoi le recueil peut-il se rattacher au parcours « La boue et l’or » ?

  • 1G2 : En quoi le recueil peut-il se rattacher au parcours « Les mémoires d’une âme » ?

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Publié le 14 Février 2020

Bientôt le printemps des poètes dont le thème est « Le courage ».... Comme chaque année, nous proposons à tous de participer aux Poétickets...

Oserez-vous sauter le pas ?

Sur un ticket usagé (bus, cinéma, caisse…), sur une vieille étiquette, griffonnerez-vous un petit poème de votre cru ? On peut écrire en français, en anglais, en allemand, en espagnol ou en breton.

Le thème de cette année : « Cap’ ou pas cap’ ? »

Notez vos nom et classe (ou coordonnées) au verso du ticket et déposez-le dans l’urne à disposition au CDI du 4 au 31 mars.

Un jury, présidé par le romancier Yvon Coquil, choisira les lauréats qui remporteront un tickart, l’oscar du ticket.

Outre les prix habituels, l’association décernera deux récompenses particulières :

Un prix spécial pour un poème fondé sur un calembour (bon).

Le prix Caméléon récompensera le poème qui exploitera le plus poétiquement ou le plus malicieusement les inscriptions figurant sur un ticket.

La règle du jeu et les coordonnées de l’association sont ici : Règle du jeu

 

Poétickets 2020 au lycée de l'Elorn

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Publié le 14 Février 2020

Semaine 5 : Atelier d'écriture. Comment associer le mot et le tableau en exprimant une émotion ? Première ébauche pour la semaine prochaine.

Semaine 6 : Séances avec la metteuse en scène Martine Geffrault-Cadec et le danseur-chorégraphe Herwann Asseh. Travail sur les intentions, l'expression vocale et corporelle. Poèmes à retravailler pour la rentrée...

Herwann Asseh (Compagnie Moral Soul)Herwann Asseh (Compagnie Moral Soul)Herwann Asseh (Compagnie Moral Soul)

Herwann Asseh (Compagnie Moral Soul)

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Publié le 31 Janvier 2020

Semaine 3 : Découverte de la poésie sonore.

Semaine 4 : Déplacement au musée des Beaux-arts de Brest : chacun découvre le tableau qui inspirera le travail d'écriture poétique...

Journal du projet Immersion(s) - Semaines 3 & 4
Journal du projet Immersion(s) - Semaines 3 & 4
Journal du projet Immersion(s) - Semaines 3 & 4
Journal du projet Immersion(s) - Semaines 3 & 4
Journal du projet Immersion(s) - Semaines 3 & 4
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Journal du projet Immersion(s) - Semaines 3 & 4
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Journal du projet Immersion(s) - Semaines 3 & 4
Journal du projet Immersion(s) - Semaines 3 & 4
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Journal du projet Immersion(s) - Semaines 3 & 4
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Liste des œuvres et des mots asociés :

  1. Dilasser, Tête couchée engloutir / ondée

  2. Dilasser, Bateau feu à vau-l’eau / engloutir

  3. Dilasser, L’écriture des vagues engloutir / ondée

  4. Dilasser, Sans titre, 1974 oasis / mangrove

  5. Degottex, Finis Terrae spitant / fluide

  6. Degottex, L’épée dans les nuages plouf / ruisseler

  7. Duvillier, Traverse dans l’orage plouf / spitant

  8. Loubchansky, Moby-Dick à vau-l’eau / aquarelle

  9. Marie Chevalier-Kervern, Recouvrance ondée / oasis

  10. Tanguy, Quand on me fusillera spitant / ondée

  11. Hay, Marine à vau-l’eau / plouf

  12. Clairin, Les rochers à Belle-Ile ruisseler / engloutir

  13. Lacombe, Vorhor fluide /ruisseler

  14. Lacombe, La mer jaune à vau-l’eau / ondée

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