Publié le 18 Juin 2020

The one-drop rule

Synopsis :

Dans une société profondément raciste prônant la suprématie blanche, des individus de couleurs sont envoyés dans un camp pour apprendre à « devenir blancs » et donc socialement acceptables. Un groupe de jeunes se retrouve alors coincé entre obéir au système ou suivre sa morale. Entre amitiés, disputes, amours, trahisons, c'est un véritable combat qui ne fait que commencer.

Réalisé par Ava DuVernay

The one-drop rule

Critiques :

  • Une actualité qui porte pourtant les traces du passé.

Je ne m'attendais pas en regardant une série à l'allure adolescente à découvrir tant de choses sur l'Histoire du racisme. Le titre à lui seul évoque un passé où il était le racisme était légal. Pas facile de trouver une série bien réalisée en accord avec l’actualité, mais The one-drop rule relève le défi haut la main. La série prend du galon quand on se rend compte que les personnages, tiraillés entre contenter la société ou satisfaire leur morale, rappellent, bien que modernisés une célèbre princesse de roman français.

 

Le sujet est maîtrisé, le casting diversifié, l'action pensée comme il faut. On ne s'ennuie pas dans cette création d'Ava DuVernay qui reste cependant accessible à tous.

C'est un grand oui de ma part ! Et j'accueille la saison deux avec grand plaisir.

 

Manon, 1G2

 

  • Une dystopie qui semble bien trop réelle.

L'intrigue, très bien menée par la réalisatrice, nous présente une société dystopique qui laisse penser que nous sommes dans l'invention, la création, l'imaginaire. Et pourtant au vu de l'actualité nous pouvons nous demander si ce genre de camp n'est pas susceptible d'exister. Serait-ce un choix d'Ava DuVernay de ne pas situer dans le temps les événements de la série ? Dans tous les cas l'effet est réussi : au bout d'un moment, il est impossible de distinguer la réalité de la fiction, le passé du futur du présent (ou inversement).

Le jeu des acteurs est saisissant, c'est un choix de casting validé et apprécié. Le titre équivoque incite d'ailleurs les spectateurs à creuser le sujet, à faire des recherches. C'est une technique rusée pour sensibiliser le public au racisme.

Ava a du génie, The one-drop rule le retranscrit.

 

Lou, 1G2

 

  •  Une amitié colorée cloisonnée par la  noirceur des mains blanches. 

Un centre qui a pour but ultime de transformer les personnes de couleurs en de vrais blancs... C'est dans ce cadre que va naître l'amitié de six jeunes adolescents. Vont ils réussir à réussir à mettre fin à ce système ? Quel sera leur plan ? Voici la nouvelle série de la célèbre réalisatrice Ava DuVernay. Aucun détail n'a été laissé au hasard, notamment le choix des acteurs, de la musique, des lieux, mais aussi du titre. De quoi nous captiver pendant de longues heures. Une longueur de temps qui ne se fait pas ressentir. 

En outre le thème principal du racisme est tout à fait d'actualité : nous voyons déambuler des personnes d'origines bien différentes. La série prône la diversité. Comme l'a dit Jacques Prévert : « Le racisme et la haine ne sont pas inscrits dans les péchés capitaux, ce sont pourtant les pires... » Cette citation va guider les personnages entre intrigue, mystère et secret. Vont-ils retrouver leur liberté ? Une seule façon de connaître le dénouement... Regardez ce nouveau chef-d'œuvre ! 

Duvernay semble bien déterminée à rafler de nouveaux oscars pour ce faire entendre, et nous l'écouterons avec plaisir. 


Youna, 1G2

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Publié le 18 Juin 2020

La Force du destin
La Force du destin

Synopsis :

Après avoir subi une agression sexuelle, Sarah, une jeune fille de 17 ans vivant à Paris, s’en remet aux forces de l’ordre, mais tout ne va pas se passer comme elle l’aurait voulu. Soutenue par sa mère ainsi que par sa meilleure amie, Sarah essayera alors de faire entendre sa voix dans une lutte pour la justice et contre les agressions faites aux femmes, trop souvent laissées sans suite. 

 

Réalisatrice :

Jane Campion détient le prix de la palme d'or du festival de Canne

 

Critique : 

La force du destin est un film dénonçant un problème omniprésent dans notre société, le harcèlement fait aux femmes. La réalisatrice de ce film, Jane Campion s’est vue décerner la palme d'or du Festival de Cannes en 1993. A ce jour, elle reste la seule femme ayant reçu ce titre. Réalisatrice engagée depuis des années, elle a choisi cette fois-ci, de nous parler du harcèlement que subissent les femmes. Elle met ainsi en lumière toutes les formes d’agressions et notamment les agressions sexuelles illustrant le fait qu’aucune femme ne peut continuer à subir une agression faite par un homme que ce soit au travail, dans les rues ou à une fête.

 

C'est un problème grave auquel il faudrait remédier, mais pour cela il faudrait d'abord changer les mentalités des hommes comme des femmes, et cela prendra du temps. C'est un problème de la société contemporaine qui concerne les relations entre les individus et ce film pourrait servir de tremplin pour aider au changement des mentalités.

Romane, 1G2

 

 

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Publié le 18 Juin 2020

#ican'tlive
#ican'tlive

Synopsis :

Le 25 mai 2020 dans le Minnesota aux Etats-Unis, un homme a été arrêté, étranglé et tué. Cet homme était Georges Floyd, un Américain, dont son seul crime était d’être de couleur noire pour les policiers de Minneapolis. Un genou sur la gorge, il prononça ses derniers mots qui ont été « I can’t breathe » (« Je ne peux pas respirer »). Cette scène a été filmée par des témoins et a fait le tour du monde.

Un seul outil : les réseaux sociaux. Les tweets arrivent un par un, les témoignages fusent dans tous les sens, grâce à l’hashtag #ican’tlive. Le monde prend un tournant et la parole est libérée.

Mei, jeune française de 19 ans et d’origine chinoise, dit les mots qu’elle a reçus, enfant, dans une vidéo YouTube, qui lui rappelaient que ses yeux avaient une forme différente de celle de ses camarades.

Maria, explique dans son livre la discrimination qu’elle subit à son travail, car elle a le malheur d’être une femme. Elle raconte les inégalités entre les sexes, qui existent encore dans son pays natal, l’Espagne.

Le Mexicain Diego, nous montre les différences de traitements envers les métis de la part des hommes blancs. Son profil Facebook deviendra un lieu pour montrer qu’il y a encore une distinction des couleurs dans son pays.

Dans une interview sur le compte Instagram d’un grand influenceur canadien, Michael se livre en racontant toute la violence qu’il a dû subir à cause de sa couleur de peau. Des insultes aux coups de poing, ce quarantenaire retrace sa vie.

Par des storys sur Snapchat, Riadh témoigne des choses qui ont pu lui arriver du seul fait de sa religion, comme les refus de le laisser entrer dans le bus ou dans une fête.

Grâce à la prise de parole de chacun, les nouvelles générations peuvent comprendre ces discriminations liées à la couleur de peau, à la religion, aux origines, mais aussi au genre.

 

Critique :

A chaque épisode, un nouveau personnage et un nouveau frisson. La façon de rendre le quotidien des personnages est à couper le souffle. Grâce à cette série, nous voyons des êtres humains, face à des personnes qui ont une couleur de peau ou une religion différente ou qui sont du sexe opposé. Ce n’est pas une comédie, mais bien une tragédie que tout le monde devrait voir pour comprendre son prochain et l’accepter comme il est.

Maëlle, 1G2

 

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Publié le 17 Juin 2020

Fille pas facile

Synopsis :

Paris, capitale de la mode, l'agence de mannequinat HÉLÈNE vient d'embaucher une jeune fille : Inès, 18 ans, n'a qu'un rêve, monter sur les plus grands podiums. Pourtant dans un milieu régit par l’hyper-sexualisation et les abus en tout genre, cela ne sera pas facile. Surtout avec le célèbre et léger directeur de casting, Gilles Claude.

 

Réalisateur : Emmanuelle Bercot

Fille pas facile

Critiques :

 

Sous pression, par Klervi, 1G2

 

Le monde de la mode, un univers compliqué à cerner et pourtant si attirant.

Chaque année, des milliers de jeunes femmes y entrent sans vraiment savoir ce qui les attend...

Critères, concurrence, jalousie, critique, ce monde ne ressemble en rien à un conte de fée. Pourtant il existe et se trouve plus près de vous que vous ne le pensez et Emmanuelle Bercot, une réalisatrice réputée pour ses films où l’émotion des personnages est mis en avant s’est mise en tête de vous le prouver.

Suspens, colère, tristesse, euphorie, ces sentiments de tous les jours sont présents et nombreux seront les personnes qui se reconnaîtront à travers l’histoire des personnages.

 

Fille pas facile pour vie difficile, par Louis, 1G2

 

“Tu vas gâcher ta vie Inès !” Voici les mots de Fabienne (Juliette Binoche) la mère de notre protagoniste à son intention. En effet, Inès (Kenza Fortas) 18 ans, vient d’obtenir un bac S avec mention. Pourtant elle ne s’oriente pas vers l’université ou une école, non, elle veut accomplir son rêve, devenir mannequin. Son physique est particulièrement remarquable si bien que, d’une certaine manière, elle peut y croire. Mais le monde de la mode est coriace et impitoyable. Elle sera recrutée par une agence, dont le directeur de casting est pervers et très à cheval sur les règles (Philippe Lellouche). Heureusement de bonnes personnes existent aussi comme une styliste, Adèle Cœur (Isabelle Huppert).

 

J’ai beaucoup aimé ce film, car il évoque des sujets importants, soumis à une morale qui ne cesse d’évoluer depuis quelques décennies. L’un de ces sujet est l’hyper-sexualisation des femmes qui pousse Inès à mettre de côté sa dignité à plusieurs reprises. Ce film dépeint également d’autres difficultés du milieu telles que le harcèlement sexuel qu’Inès doit affronter avec son directeur de Casting, trop avenant avec elle. Alcoolisé, il a même essayé de la violer.

 

Mais la morale du 21ème siècle soumet également toute personne aux regards des autres. C’est la même chose pour Inès qui subit une pression sur les critères physiques. Ainsi chacun peut s’y reconnaître car tout le monde est soumis au regard des autres, et à des critères superficiels sur le poids ou la couleur de la peau.

 

La nature humaine a parfois été vue dans le film comme mauvaise, par exemple pendant le défilé où certains mannequins sont odieux, effet d’une concurrence cruelle. La morale de notre temps pousse par ambition ou simple envie sauvage l’Homme vers le mauvais.

 

Pour finir, je vous encourage à aller voir ce film. Emmanuelle Bercot a encore fait un bon travail de réalisation tout en dénonçant les travers actuels de la société moderne.

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Publié le 16 Juin 2020

Les justices

Synopsis

Un monde, le nôtre, une société, le XXIème siècle, des problématiques, toujours les mêmes...

Alexandra est avocate, elle est sans cesse confrontée à des situations difficiles. Aujourd’hui, c’est Grégory qui la contacte pour ses services. Lui est policier dans sa ville et il a dernièrement véritablement découvert les collègues qu’il côtoie depuis dix ans. Alexandra découvre au fur est à mesure une triste réalité dans un monde où certaines mentalités refusent de changer. Place aux faits, Grégory est noir et ses collègues qui semblent le respecter discutent cependant dans un cercle fermé en tenant des propos qui ne devraient plus avoir leur place dans notre monde.

Tout au long de ce film plusieurs histoires se rencontrent, se ressemblent et se rassemblent en un même besoin urgent de changements radicaux.

Les justices

Critique :

 

Une histoire dont on souhaite la fin.

« Les Justices » traite d’une problématique importante : que devient le rapport entre individu, morale et société au XXIème siècle ?

En effet ce film émouvant nous confronte brutalement à la réalité de notre monde. Les enjeux liés à ces thèmes ont changé, changent et changeront. Au XXIÈME siècle nous ne sommes plus préoccupés par les questions de la vertu ou de l'honnête homme, mais par l’éradication du racisme et de la peur de l’autre pour atteindre un idéal de tolérance et d’égalité totale entre les êtres humains. Le souhait profond évoqué tout au long du film est le passage du statut d’idéal au statut d’acquis pour ces évidences. Certains d’entre nous ont tendance à oublier que ce n'est pas encore le cas et Les Justices nous montre bien l’étendue du chemin qui nous reste à parcourir pour un monde meilleur.

 
Eva, 1G2 

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Publié le 15 Juin 2020

Synopsis :

Winston (joué par Gérard Depardieu) vit dans une société où les expressions "nuits blanches" et "insomnies" sont des barbarismes, des mythes ou de la pure fiction.
Pourquoi ? Simplement parce que la fabuleuse machine SomnioXXI permet de s'endormir sans conditions, quasi instantanément.
Tout va donc pour le mieux, jusqu'au jour où un membre des veilleurs, un groupe refusant d'utiliser la machine, (joué par Christian Clavier) défie Winston de passer une nuit sans l'appareil.

Réalisateur et acteurs

Réalisateur et acteurs

Critique :

 Un film de science-fiction qui interroge la place de l'innovation dans la vie des individus, la relation entre progrès technologique et morale et le risque  pour la société de la captation des données personnelles.

Alban, 1G2

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Publié le 13 Mai 2020

A peine sortis de deux mois de confinement, les élèves de 2I ont été invités à faire le bilan de leur expérience, à la manière de Voltaire à la fin de Candide. L'exercice était périlleux : l'ironie est un concept difficile à manier. Voici quelques extraits...

Mon frère me disait quelquefois : « Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles : car si un Chinois n’avait pas mangé ce pangolin, si le coronavirus ne s’était pas développé si rapidement, si le gouvernement avait écouté l’OMS, nous n’aurions pas été confinés et je n’aurais pas pu développer ma passion de rester au lit.

Roman

J-J, j’atteins le bout du tunnel. Durant 2 mois, gâteaux, bonbons, chocolats, apéros, saumon, pizzas ont défilé dans mon estomac. En plus des 6 kilos que j’ai pris, mon corps a développé le même pelage que celui de mon chien, mes yeux sont devenus carrés comme ma télé. Enfin ma cervelle a tellement coulé que je ne sais plus comment m'habiller.

Angéline

Toute notre petite société est entrée dans le louable dessein d’exercer ses talents : les artistes, enfermés, tentent de rester productifs, les gens qui sortaient rarement se plaignent de ne plus pouvoir le faire, un peuple, à l’ouest, se prépare à monter au créneau pour reprendre ses plages, et je me retrouve à lire des œuvres que je pensais très probablement ne jamais lire, et à y prendre du plaisir. Dans quel monde étrange et pourtant parfait vivons nous ?

Théo

Toute notre petite société est entrée dans ce louable dessein d'exercer ses talents : la lecture, le ménage, le jardinage, les jeux vidéos. Mon père adore me montrer ses livres d'adolescence et m'a convaincu d'en lire un. Ma mère étant auprès de nous, nous l'avons aidée à tout nettoyer du garage au grenier. La maison n'a jamais été aussi propre. N'ayant plus de poussière à aspirer, nous nous sommes mis au jardin, tout est nickel, il n'y a plus de mauvaises herbes. Et pour nous remercier, elle nous a fait de merveilleux gâteaux. Avec mon frère nous n'en faisons qu'une bouchée. Mon ventre s'est remis à gonfler comme un ballon de baudruche. L'isolement devient ennuyant.

Alexis

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Rédigé par Lettres

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Publié le 2 Avril 2020

Deux vidéos, l’une comprenant un entretien avec Thierry Guichard (rédacteur en chef du Matricule des anges) et l’autre 25 minutes de lecture par Pierre Vinclair d’un montage de textes issus du Cours des choses entre autres (le son est mauvais au début mais s’équilibre à partir d’1’53’’).

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Rédigé par Lettres

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Publié le 31 Mars 2020

Le 18 mars dernier, Pierre Vinclair était attendu à la médiathèque de Landerneau pour évoquer son recueil Le Cours des choses avec des élèves de 1èreLa rencontre annulée, il a accepté de répondre à une sélection de questions (entretien à retrouver ici). De leur côté, les élèves ont écrit à sa manière comment ils vivent l'étrange cours qu'ont pris les choses avec le confinement...

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2020 - Pierre Vinclair

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Publié le 31 Mars 2020

Confinez-vous, mais comment ?

Se retrouver en famille,

 

out of the world

 

Bulle d’oxygène, de la                     pression sociale

 

disparition.

 

Unlimited sleep, guaranteed relaxation

 

Le bon côté du confinement         Carpe Diem

at home.

 

#Restezchezvous

 

Mais vient la longueur du temps

qui passe,

L’angoisse des informations télévisées.

 

Psychose

générale, des chiffres noirs à n’en plus finir.

 

Captive du corona,                en travaux forcés                    dans cette galère, where is my sweet home ?

 

#Restez             chez                    vous

 

And outside

L’anarchie de ceux                                          qui ne veulent pas comprendre.

L’enfer des soignants,

overwhelmed hospitals

 

Masques,

             respirateurs,

                                 vaccins,

                                              chlo

                                              roquine.

 

Dans ce monde en pau

se                                                par ce virus,

la France est submergée

 

#Restezchezvous                  

                                                                                                                Lou, 1G2

 

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