Publié le 28 Novembre 2019

Anaïs - 1G2
Anaïs - 1G2

          J'ai aimé la salle conçue par le musée d’histoire naturelle de Paris. Les domaines recherchés sont la botanique, l’entomologie, la minéralogie et les invertébrés marins. Cette salle m’a tout de suite plu, car on y retrouve beaucoup d’éléments naturels comme des insectes, des pierres précieuses, des coquillages… Ce que j’ai préféré, c’était l’installation au mur. Il s’agissait de cadres où des insectes, tels que des papillons, des libellules, etc. étaient réunis par couleurs : blanc, bleu, jaune, rosé. Le rendu de ces successions de cadres était très joli à regarder. De plus, chaque insecte était particulier, soit par sa taille, soit par sa couleur ou de ses motifs.                                                           

         La scénographie de cette salle était esthétique, mais pas recherchée d’un point de vue scientifique, ce qui suscite la curiosité.

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Publié le 28 Novembre 2019

       L’installation qui m’a le plus plu est celle du conservatoire d’anatomie,  conçue par la faculté de médecine de l’université de Montpellier. Elle représente une salle où allaient, autrefois, les futurs médecins, avant qu’existent les techniques d’explorations modernes, pour pouvoir en apprendre plus sur l’anatomie du corps humain. Cette salle peut paraître peu ragoutante pour certains, mais pour moi elle est très intéressante : on y découvre tous les constituants du corps humain (yeux, bouches, crâne, organes internes,…). Elle est aussi surprenante lorsque l'on se trouve en face des siamois ou la femme allongée sur un socle de verre. Sur le côté, on voit de grandes plaques remplies d’œils ou de lèvres.

Les frères siamois Battista et Giovanni Tocci

Les frères siamois Battista et Giovanni Tocci

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Publié le 21 Novembre 2019

Un choc, plusieurs vérités, des vies brisées 

 

Un grand livre se résume par une histoire et une morale réfléchie. C'est le cas des Choses humaines de Karine Tuil. Durant plus de trois-cent pages nous suivons le chamboulement de toute une vie. Nous vivons la déchirure de deux personnes, de leur famille. Karine Tuil nous questionne sur le viol et ses limites. Qu'est-ce que le consentement ? Tel est le fil rouge de l'histoire. Un acte, un procès, un jugement. Cause, effet, conséquences. C'est ce raisonnement que suit l'auteur dans un récit bien organisé et structuré. Fluide à la lecture grâce à un vocabulaire choisi, varié et parfois cru avec juste ce qu'il faut de polémique pour éveiller l'esprit, interpeller la raison. Tout est bien pesé pour faire de ce roman un chef d'œuvre socialo-psycho-philosophique qui nous apprend que " Non, un viol, ce n'est pas vingt minutes d'action [...]". 

 

L'histoire est formée autour d'opinions divergentes amenant à plusieurs vérités, plusieurs histoires, le tout finement menées. Karine Tuil ne trahit jamais la version de l'agresseur, ni de l'agressée. Jamais elle n'émet un avis personnel. C'est ce que j'ai aimé. Elle laisse le lecteur vivre ce livre, tout en nous expliquant les choses avec une grande humanité dans un roman très bien construit.

 

Chaque mot, chaque phrase, chaque paragraphe est un engagement contre l'apologie du viol. Ce livre est actuel, le harcèlement sexuel l'est aussi : Les Choses Humaines est une arme dans un combat de tous les jours.

"Les Choses Humaines" de Karine Tuil, lu par Manon, 1G2

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Critiques littéraires - Goncourt 2019

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Publié le 21 Novembre 2019

La vie ne tient qu’à un fil. Un jour, nous avons une vie bien rangée avec un travail, une routine, une famille et le lendemain, plus rien. Et ça Paul Hansen l’a bien compris : il était gardien à l'Excelsior jusqu’à la descente en enfer et maintenant, cela fait deux ans qu’il purge une peine dans une prison de Montréal !

 

Paul est le fils d’un pasteur et d’une gérante de cinéma. C’était un enfant heureux jusqu’au divorce de ses parents. Alors, il part avec son père au Canada et y reste jusqu’à la fin de sa vie. À l’âge adulte, il trouve un travail de concierge dans un immeuble et même une compagne.

 

Mais un jour, tout dérape et il se retrouve à partager sa cellule avec Horton, un homme condamné pour meurtre.

 

Ce livre est écrit par Jean-Paul Dubois, un auteur à succès de presque 70 ans : il a remporté plusieurs prix, comme celui du Femina, de France Télévision ou encore de la Fnac.

 

Ce roman est rempli d’émotions et nous garde en haleine jusqu’au bout. Nous n’apprenons la raison de l’emprisonnement de Paul qu’à la fin du roman. Dès le début, nous nous attachons aux personnages en particulier aux deux prisonniers. J’ai tout de suite été prise d’affection pour Paul, le désir qu’il s’en sorte m’habitait. En effet, l’auteur met en évidence les qualités des deux prisonniers, comme s’il voulait qu’on s’y attache et non qu’on les critique pour leurs actes. J’ai adoré ce roman ! Son côté émotionnel ainsi que le suspens permanent m’ont beaucoup plu. Ce roman nous permet de nous placer du côté du coupable pour une fois. Il nous permet de connaître sa version de l’histoire et ainsi de pouvoir le comprendre. Il nous empêche de le juger comme nous avons l’habitude de le faire.

 

Pour une fois, nous ne sommes pas du côté de la victime et je dirais même qu’on peut se poser la question de qui est la victime et qui est le coupable. Le coupable est-il forcément celui qui agit ? Celui qui est condamné ? Je pense que la question mérite d’être posée et le roman nous aide parfaitement à y répondre.

 

Le roman se dévore, on est rapidement emporté par l’histoire qui nous fait nous évader et entrer dans la vie d’un incarcéré. Elle nous montre le quotidien pas toujours facile dans une prison.

 

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon nous rappelle la dureté de la vie et nous ramène les pieds sur terre. Mais il nous montre également que peu importe ce qu’il nous arrive, on peut se relever.

Romane, 1G2, a lu "Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon"

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Rédigé par Lettres

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Publié le 20 Novembre 2019

Les bas-fonds du rêve

 

Est-ce une nouvelle histoire de jeunesse ? Comme un rappel de l’enfance, ces temps où le temps ne passe pas, ou si peu. Où les heures s’étirent aussi tard que des jours. Où les jours sont d’entières saisons. « Les enfants s’ennuient le dimanche », chantait Trenet. Il nous en reste un rien de mélancolie, une indéfinissable poussée de vague à l’âme. Un presque chagrin de fin de semaine que l’on chasse d’un revers de main. Des souvenirs. Allons, tout va bien…

 

Ce curieux pincement au cœur, que les années ne sont jamais parvenues à complètement effacer, envahit toutes les pages d’Un dimanche à Ville-d’Avray, le nouveau roman de Dominique Barbéris. Il répond, en écho, aux lieux où il prend place. Ville-d’Avray est en effet une commune de l’Ouest ­parisien, verdoyante. Architecture de villas et d’immeubles résidentiels. Un endroit qu’on imagine propice à la rêverie. « Ville-d’Avray est à quelques minutes de Paris, mais on l’en croirait séparée par des ­centaines de kilomètres. ». Deux sœurs que le temps a éloignées se retrouvent un dimanche dans une maison confortable : un grand jardin, avec pelouses et plantation. Un décor simple, banal, monotone mais une histoire envoûtante qui mêle mystère et rêverie. Un texte troublant sur la mémoire et les regrets. Des confidences entre sœurs sur une rencontre, la rencontre. Un tremplin de curiosité survole les multiples descriptions des lieux, mais surtout d’un homme. Va t-il venir chambouler le quotidien de Claire-Marie? C’est une énigme que nous ne pouvons élucider qu’en dévorant ces cent vingt quatre pages de confidences.

Un univers réaliste et des personnages sans fioritures, saupoudré d’une pincée de suspens. Voilà la recette d’un bon roman fluide et hypnotisant. C’est ce que Dominique Barbéris nous offre à déguster. Et pour le coup c’est un vrai régal. Une explosion littéraire.

Un dimanche à Ville d’Avray est une confidence, une rencontre au tréfonds des rêves.

"Un dimanche à Ville-d’Avray" de Dominique Barbéris, lu par Youna, 1G2

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Rédigé par Lettres

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Publié le 19 Novembre 2019

Mer de larmes et d'espoir…

 

Entendez-vous les misères que certaines personnes vivent encore actuellement ?

 

Hommes ou femmes d’origines ou de milieux sociaux divers, ils fuient leur pays à cause de la sécheresse ou de la guerre avec un objectif commun : la recherche d’un monde meilleur.
Inspiré d’une histoire vraie, ce roman retrace les aventures d’hommes et de femmes tout au long de leur périple vers l’Europe, destination rêvée et symbole pour eux de délivrance à leurs difficultés actuelles. Comme le mur de Berlin séparait dans le passé deux mondes aux réalités très différentes, la mer Méditerranée est comparée par Louis-Philippe Dalembert à un véritable mur que doivent traverser les personnages mis en scène. À défaut de barbelés, l’étendue de la mer Méditerranée, les tempêtes redoutables, les passeurs violents, avides d’argent et sans scrupules sont autant d’obstacles que doivent affronter les migrants durant leur traversée vers ce monde meilleur. Ils doivent réunir beaucoup d’argent et font beaucoup de sacrifices pour tenter d’arriver à Lampedusa « ces gens-là sont prêts à tout pour de l’argent », synonyme pour eux de Terre Promise.

 

Louis-Philippe Dalembert traite d'un sujet d’actualité forte, dont le monde ne parle pas assez. Comme certains photographes ont pu le faire récemment, il dénonce les violences physiques et mentales que subissent au quotidien les nombreuses personnes qui tentent de quitter leur pays vers l’Europe. Il décrit de manière rythmée et détaillée le quotidien de ses personnages, leurs conditions de vie :« Il lui assena une gifle virulente du revers … sa pommette gauche pissa du sang » et leurs sentiments. Il nous permet de mieux comprendre leurs difficultés de tous les jours et les raisons de leur exil. Tout au long du livre, le lecteur se retrouve plus proche des personnages. Il peut comprendre plus facilement le contexte actuel de la migration des populations d’Afrique du Nord et d'ailleurs vers l’Europe.


Durant le périple de la traversée, les différences d’origine, de religions, de milieux sociaux, sont mis entre parenthèses entre ces hommes pour laisser place à une forte solidarité afin face aux difficultés communes et atteindre leur objectif final. Ces différences, qui étaient pourtant parfois sources de conflit dans leur pays et à l’origine de leur décision de départ…

 

Antoine, 1G2, a lu "Mur Méditerranée" de Louis-Philippe Dalembert

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Rédigé par Lettres

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Publié le 18 Novembre 2019

Travail de mémoire, travail de deuil.

 

« Paol se serait éteint le 12 mai, à quarante-neuf ans. » Voici le mystère qui hante notre auteur, la mort de son grand père. Un long deuil qu’il va essayer de partager avec nous. Paol, breton né en 1894 à Brest, a fait la Première Guerre mondiale. Dans les années vingt, il est muté en Indochine puis rentre. Il rejoint sa femme, Jeanne, et ses deux enfants. À son retour naît Pierre, le père de Jean-Luc. Il travaille dans le civil, dans une imprimerie. À nouveau mobilisé en 1939, il revient dans le Finistère après la fin de la drôle de guerre. Dénoncé à la Gestapo pour des raisons que Jean-Luc ignore, il sera envoyé en Allemagne et y mourra. L’auteur, son petit fils, va tenter de revenir sur ses pas.

 

J’ai apprécié ce roman pour des aspects propres à J.-L. Coatalem ou historiques (il évoque tout le XXe siècle), mais surtout pour l’émotion de son message à la fois personnel et universel, car toutes les familles ont connu la Seconde Guerre mondiale. Universel, le deuil l’est tout autant et le sera toujours, car il est un passage presque immanquable dans la vie de chaque individu.

 

C’est également le plus bel hommage que l’auteur pouvait rendre à son grand père. Une figure héroïque que toute la famille Coatalem admire mais n’ose évoquer. J’ai été touché en tant que breton, né a Brest avec des origines de Telgruc sur la même presqu’île de Crozon (Kergat). J’ai moi même plusieurs aïeuls disparus pendant ces deux guerres, une famille avec un lien très fort avec Saïgon et l’Indochine française. Il a été très difficile pour moi de ne pas ressentir la douleur de ce petit-fils désemparé et je me suis identifié à l’auteur en pleine quête identitaire.

 

Merci à vous M. Coatalem, vous qui n’êtes pas breton par votre seul nom, mais aussi par ce passé que vous portez en vous et que vous avez tenté de partager avec le reste d’un monde. Paol n’est jamais revenu, certes mais grâce à vous sa mémoire est revenue en Bretagne.

"La part du fils" de J-L Coatalem, lu par Louis, 1G2

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Rédigé par Lettres

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Publié le 18 Novembre 2019

D’un côté la bête froide alcoolique et dangereuse, de l’autre, un homme aimant la vie et ses enfants. Ce premier roman d’Anne Pauly nous raconte la relation père-fille et l’amour d’une jeune adulte pour son père. Elle l’écrit avant d’oublier les différentes étapes traversées après le décès de son père. Des derniers instants à ses côtés aux larmes, en passant par le deuil et le désespoir, Anne Pauly nous transporte et fait de ce roman une thérapie.

 

Dans cette allégorie de la solitude, l’autrice nous emmène en dévoilant son quotidien lors d’une étape plus que difficile. Sa plume descriptive et parfois ironique nous permet de nous sentir à ses côtés et d’imager des moments faisant partie intégrante de sa vie privée. Tout au long du roman, cette jeune dame taciturne évoque le fait de se retrouver seule, orpheline, privée de ses deux parents.

 

Comment Anne Pauly fait-elle pour nous tenir tout au long du roman avec un seul et même triste thème ? Comment parvient-elle à captiver notre attention à partir d’un évènement inévitable de la vie de chacun ?

 

Une alliance de tristesse et de mélancolie. Une touche d’ironie d’amour et de bienveillance. Voila comment qualifier le tout premier roman d’Anne Pauly. Tout d’abord, l’intrigue consiste à connaître la situation initiale qui n’est pas évoquée. On ne sait pas d’où vient l’addiction de l’homme qu’elle décrit oxymorement comme doux et colossal. On en vient donc à se demander si ce dernier « boit pour échouer ou échoue parce qu’il boit ». Cette question revient régulièrement et perdure tout au long de ce roman qu’on pourrait qualifier de vanité littéraire. De plus, la plume descriptive d’Anne Pauly nous fait voyager. Son écriture aussi juste que descriptive, nous donne parfois même l’impression de nous sentir utile dans le travail du deuil de l’autrice. Les lecture est fluide, agréable et imagée. Cela est renforcé par le fait que ce roman respire la modernité et se lit sans aucune difficulté.

 

Voilà un roman qu’on n’est pas prêt d’oublier. Une rencontre avec la mort et le deuil, mais aussi un requiem pour les orphelins et les vivants qui ont perdu un être cher

"Avant que j’oublie" d'Anne Pauly, lu par William 1G2 

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Rédigé par Lettres

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Publié le 17 Novembre 2019

La descente aux enfers

 

Comment une jeune fille introvertie peut-elle basculer dans la violence de l'Islam radical ?

 

Au travers de son roman, Sœur, Abel Quentin décrit le parcours d'une adolescente vers la radicalisation. Avocat à Paris, il est originaire de Lyon et se passionne depuis toujours pour la littérature. Sœur est son premier roman. Il a choisi de le situer en France à Sucy-en-Loire, au 21ème siècle.

 

C'est l'histoire d'une jeune fille, Jenny Marchand. Elle habite dans une famille de la classe moyenne. Solitaire et introvertie, elle est pleine de ressentiments à l'égard de sa famille et de ses pairs. Son besoin d'appartenance et de reconnaissance va peu à peu l'attirer vers la radicalisation. Sa vulnérabilité la conduit à commettre l'irréversible. Son insatisfaction face au monde actuel la mène à se laisser séduire par son nouvel environnement.

 

Abel Quentin utilise la mécanique du roman policier. C'est un enchaînement de circonstances qui conduit à une tragédie. Les scènes du livre ne sont pas chronologiques ce qui rend le livre plus captivant.

C'est un roman sombre, effrayant, qui reflète une triste réalité.

L'auteur nous plonge dans une critique de la société, des hommes politiques, de l'Education nationale et de la lutte pour le pouvoir entre le président et son ministre de l'Intérieur.

 

Un élément déclencheur met le feu aux poudres et conduit Jenny vers l'islam radical, elle qui rêvait en secret de Harry Potter.

C'est également le récit de parents « normaux », dépassés, qui font preuve de maladresse, mais qui aiment leur fille qu’ils ne reconnaissent plus.

 

Le roman est intéressant, car il est véritablement actuel et réaliste. C'est une adolescente mal dans sa peau, prise au piège des réseaux sociaux et victime de harcèlement scolaire. Jenny n'appartenait à aucun groupe. Elle connaît les joies de la fraternité et de la solidarité grâce à son « amie » Dounia. L’adolescente ne jure plus que par sa nouvelle amie, qui lui brosse un portrait flatteur de l'Islam radical et elle tend à la faire détester ceux qui sont contre Allah.

 

En revanche les intrigues politique de Benevento, prêt à tout pour renverser le président du pays, Saint Maxens, alourdissent, le récit. L'histoire sur le pouvoir en place en France ont gêné ma lecture. De plus, la personnalité de Jenny a eu tendance à m'exaspérer. J'ai du mal à comprendre ses réactions exagérées, notamment quand elle s'énerve contre son père ou contre des passants. Jenny est également très naïve, notamment avec Dounia. Elle croit tout ce qu'elle lui dit sur l'Islam, ce qui la rend trop crédule : j'ai eu dû mal à m'attacher à sa personnalité.

 

Mais ce roman inquiète par sa réalité. En effet, on sait aujourd'hui que de plus en plus de jeunes en rupture avec la société peuvent se radicaliser. Ce roman fait réfléchir et nous permet de nous interroger sur notre part de responsabilité dans la radicalisation des jeunes.

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Rédigé par Lettres

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Publié le 15 Novembre 2019

Le Ghetto intérieur écrit par Santiago Amigorena est un roman qui se déroule en Argentine ,lors de la seconde guerre mondiale.

 

Le personnage principal, Vicente, un Juif Polonais venu vivre en Argentine avec sa femme et ses trois enfants a fui son pays natal parce qu'il avait compris avant les autres les dangers qui menaçaient son pays et plus particulièrement toute la communauté juive. Sa mère, restée en Pologne, reprend contact avec lui des années plus tard alors que lui, se sentant complètement argentin, n'avait pas cherché à prendre de nouvelles. Une lettre change sa vie  : sa mère évoque la disparition de certains de leurs voisins juifs, mais pense le rassurer en écrivant « ils ont construit un mur à Varsovie mais ne t’inquiète pas je suis du bon côté... ». Vicente a tout de suite l'intuition que ce n'est pas le « bon côté... ».

 

Ce qui freine la lecture du livre ce sont les répétitions, les longueurs, un manque de clarté dans les dialogues, le personnage de Vicente lui-même est compliqué à cerner, il est parfois difficile à suivre dans ses décisions et ses actes autant professionnels que familiaux.

 

Malgré tout, les répétitions veulent sans doute démontrer les indécisions de Vicente et sa longue descente vers une dépression. Le livre est touchant de manière très simple, l'auteur nous montre à la fois les enjeux de ceux qui ont fui leur pays et parfois abandonné leur famille. Il nous montre aussi que ce conflit appelé « Guerre Mondiale » ne touchait pas tout le monde.

 

Enfin le titre même «  Le Ghetto intérieur » montre que le Getto n’existait pas qu'en Pologne, mais finalement aussi dans la tête d'un homme à l’abri dans un pays libre. Cet aspect du livre est particulièrement bouleversant...

 

"Le Ghetto intérieur" de Santiago Amigorena, lu par Kelig, 1G2

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Rédigé par Lettres

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