Publié le 13 Novembre 2013

 

 

Couleur chocolat

 

 

           Coup de foudre : amour soudain, contre lequel on ne peut pas lutter. Le corps s'enflamme. L'esprit est hanté par une seule pensée, par un seul rêve, par un seul homme, tout le reste n'est que futilité.

           Elle est blanche, il est noir. Solange, au corps délicat, au teint clair, est irrésistiblement belle. Kouhouesso, au regard de braise, à la peau bronzée, aux cheveux tressés est incroyablement beau. Cet homme débordant de volonté n'a qu'une idée en tête : réaliser un film sur le Congo, mais «pas n'importe quel Congo, pas le petit de Brazzaville, non, le grand de Kinshasa». Ce récit n'est pas seulement une folle histoire d'amour, c'est également un choc culturel. Il nous transporte de l'univers Hollywoodien à Kribi en passant par Paris et Clèves. Il survole l’Équateur, le Gabon, le Congo, le nord de la Zambie et passe par Yaoundé. Il dévoile la splendeur et la somptuosité d'un monde inégal. Ce grand bol d'air nous transporte dans «un énorme peuple d'arbres, aussi denses qu'une mer de nuages, gonflés, ondulants, serrés, mais verts de toutes sortes».

           L'écriture délicate de Marie Darrieussecq décrit la réalité d'un monde cruel, sous un nombre incalculable de questions. Dès le début nous plongeons dans la tête de l'héroïne : «Qui était l'homme sur la photo ?», «Qui est l'homme qui la regardait, qui la regarde dans sa mémoire ?». Nous voyageons à travers les pensées de Solange, perdue dans les méandres de l'amour.

            Ne mélangez pas exaltation et passion, chocolat noir et chocolat blanc, envie et désir, amour et lubie ; car vous vous plongerez alors dans une obsessionnelle histoire de sentiments. Vous naviguerez dans une harmonie de couleurs, dans un mélange parfait.

 

Loreena, 1L

 

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Publié le 12 Novembre 2013

Un drame familial

 

« Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution. » Cette histoire est celle du célèbre Albert Einstein. Le roman de Laurent Seksik Le cas Eduard Einstein est une histoire douloureuse : l'auteur va faire resurgir un passé véridique, un drame familial emporté par la tourmente de l'histoire.

 

 

Laurent Seksik écrivain et médecin, auteur d'un précédent livre Derniers jours de Stefan Zweig, revient sur l'affaire bouleversante d'Eduard Einstein, laissé à l'abandon parmi les fous et incompris de ceux qui l'entourent. A l'âge de vingt ans, il est directement transféré à la clinique Burghölzi par sa mère Mileva, la talentueuse physicienne.

 

 

Pourquoi le célèbre génie a-t-il abandonné son fils ? Avait-il peur de se confronter à la maladie dont Eduard était atteint ? Eduard, élevé seul par sa mère Mileva, avait commencé de brillantes études de médecine avant d'être interné à l'hôpital de Zürich pour schizophrénie. Mais où était donc Albert ? Il était en exil aux États-Unis pour fuir le nazisme ; les radios diffusaient des discours de haine appelant à l'extermination des juifs, Hitler était au pouvoir. Il n'a revu son fils qu'une seule et dernière fois en 1933 et l'abandonna encore une fois.

 

 

Ce roman nous dévoile la blessure d'un fils qui n'a jamais eu de lien avec son propre père. Un fils considéré comme aliéné et irrécupérable. A travers ce récit nous remarquons que cet homme a une conscience, il comprend que son père est dérangé par sa maladie et qu'il ne peut rien faire pour lui. Albert, « Le génie », apparaît faible et lâche envers son fils. Un père distant, qui a des relations familiales difficiles. Ce roman à trois voix est intéressant et touchant, car nous pouvons nous mettre dans la peau des personnages, principalement dans celle d'Eduard. Un être à part, certes, mais avec une sensibilité malgré tout.

 

 

Chloé 1ère L

CRITIQUE

 

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Publié le 12 Novembre 2013

 

« Ici, lorsque quelqu'un disparaît on dit simplement qu'il s'est évaporé ». Ici, c'est l'Amérique. Là-bas c'est le Japon. Deux cultures, des histoires plus ou moins liées par les paysages ou bien par le sang et les sentiments. Elle, jeune japonaise s'envole vers le Japon afin de retrouver l'être disparu, l'être évaporé, son père. Lui, Richard.B, détective raté, la suit parce qu'il l'aime mais pourtant il sait qu' «on ne devrait jamais aider une ex-petite amie». Malgré tout, pour elle, leur « premier baiser est à présent un fantôme », et ses souvenirs  « s'estompent vers l'oubli ».

 

Les évaporés effacent toutes les formes d'optimismes. Après des descriptions noires et négatives Thomas B. Reverdy arrive encore à assombrir son roman. Une histoire d'amour envolé, un père disparu, une famille évaporée... Et un garçon dont l'histoire semble si sombre que nous ne ressentons rien pour lui, ni peine, ni colère... Rien... Le néant.

 

Que fait ce garçon dans ce livre?

Quel est le rapport avec l'histoire de la « jeune fille, au cheveux japonais » ?

 

Je ne sais pas. L'histoire semble être un tourbillon de mots qui finit par un trou noir, dont la compréhension s'est totalement évaporée.

 

Les personnages sont si noirs et torturés qu'il m'a été impossible de m'y attacher. L'histoire entre deux continents efface toute compréhension de cette histoire bien trop lourde. Tout se mêle, les phrases, les mots, les lieux, les personnages, les sentiments... Tous devient futile et Les évaporés nous plongent dans les abîmes de l'insensibilité.

 

 

 Océane 1L

 

Les évaporés Thomas B. Reverdy

 

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Publié le 12 Novembre 2013

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  Imagine

Imagine Boris, un jeune homme voyageant aux quatre coins de l'Europe, heureux en amour et professionnellement épanoui. Imagine ce journaliste, déjà rédacteur-en-chef d'un magazine reconnu sur le web, à tout juste vingt-neuf ans, qui réussit pratiquement tout ce qu'il entreprend. Imagine ce brillant homme, au sommet de sa vie.

Toutefois, au fil du temps, il a commencé à se plaindre de douleurs atroces, dans le dos, au ventre, au bras...

Peut-être du surmenage, ou une rupture de fatigue?

Maintenant, imagine-le allongé sur un lit, dans un coma profond, « paralysé de la tête aux pieds » pendant plusieurs semaines.

Alors prisonnier de son propre corps et victime des hallucinations de son esprit, Boris va être transporté en mer, échapper à la mort ou encore se faire enlever par des « putes japonaises ». Mais ce qui est encore plus dur à imaginer, c'est que tout ceci est une histoire vraie.

 

Si tu veux ouvrir ce palladium qui garde les blessures de l'auteur, tu vas être transporté dans un autre monde, celui de Boris Razon. Tu vas traverser avec lui les dangers, le No Man's Land de cette guerre entre la vie et la mort, pour te perdre dans les méandres de son esprit. Prépare-toi à être à bout de souffle.

Dans cette autobiographie, Boris Razon nous livre un témoignage drôle, à la fois touchant et terrifiant, bien que la lecture soit interrompue par des dossiers médicaux froids. Une fois que Palladium est ouvert, il est difficile de le refermer.

 

 

Gaëtan 1L

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Publié le 12 Novembre 2013

 

La faiblesse d'un génie.

 

Zurich 1930, le second fils d'Albert Einstein, Eduard vingt ans, est conduit à l'asile par sa mère alors qu'Albert réside à Berlin depuis plus de dix ans. Un abondon au profit de la science qu'Eduard vivra très mal tout le long de sa vie. Il développera une telle rancune pour son père qu'il en deviendra fou.

 

Laurent Seksik, écrivain et médecin revient sur le destin tragique du fils d' Albert Einstein qui finit parmi les fous, délaissé de tous, dans l'hôpital psychiatrique de Zürich. Sa mère qui l'avait élevé seule après son divorce, l'avait conduit à la clinique Burghölzi.

 

Un étrange sentiment de solitude, d'abandon de tristesse, voilà ce qu'Eduard Einstein ressent depuis des années et qu'il arrive à nous transmettre dans ce récit. Cet enfant plein de vie, très pertinent, doté d'une intelligence héréditaire s'enfonce peu à peu dans un univers obscur, lugubre. Il développe une schizophrénie dangereuse, rythmée de sautes d'humeurs, de folie, de mutilations. Une vie passée entre quatre murs et dans l'ombre constante de son père.


Ici le vrai héros est Eduard Einstein. Son intelligence est remarquable. Malgré sa folie il perçoit les choses avec beaucoup de lucidité et d'ironie «  J'ai besoin de beaucoup travailler moi, je ne suis pas Einstein ». Son seul défaut en réalité est d'être né, fils d'Einstein. Il est en permanence en compétition avec son père qui ne lui laisse pas beaucoup de répit, et qui finit par l'abandonner pour toujours. Personne ne le voit, personne ne l'écoute, personne ne le comprend, excepté sa mère, trop aimante. Sa seule interlocutrice peine à l'envoyer à l'asile, elle ne perd non pas seulement son fils, mais aussi une partie d'elle en essayant de le guérir.
Ce livre est une extrême leçon de vie pour tout le monde. Quel est le vrai problème d'Eduard ? Sa tête dérangé où son père qui le renie et qui l'a rendu ainsi ? N
ul ne le saura, Albert choisi d'abandonner son fils pour toujours et de ne jamais le revoir. « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution » Il choisit la facilité, la fuite plutôt que la compréhension, l'amour paternel. « Revenir à Zurich serait mourir. Voir Eduard serait mourir »

 

Le cas Eduard Einstein de Laurent Seksik.
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Publié le 12 Novembre 2013

 

   Le danger d'un rêve


           Une chimère, une utopie, un fantasme… de l'espoir : monter Antigone. Voilà la seule ambition de Samuel Akounis. De nationalité grecque et vivant à Paris, cet homme brave a connu bien des péripéties, comme le cruel camp d'Auschwitz, avant de débarquer à Paris. Metteur en scène, il est décidé à monter Antigone au cœur de la guerre avec le Liban. Samuel ayant « trop souffert pour être malheureux » n'a pas peur de revivre dans l'Enfer de la guerre.


           Malheureusement, en 1982, une mauvaise nouvelle tombe : Samuel est atteint du cancer. Faible et en piteux état, il ordonne à son ami Georges de lui succéder en tant que metteur en scène d'Antigone. Celui-ci « jure sur [sa] fille », Louise, le plus beau cadeau pour ce jeune père, marié à sa belle Aurore, comédienne. Georges part donc au Liban. Mais comment mettre en scène une pièce dans cette boucherie sans fin ?

 

          Sorj Chalandon, auteur de Retour à Killybegs, montre la souffrance et le mal que font les hommes. C'est le récit d'une utopie imparfaite où l'Enfer côtoie le Paradis, le temps d'une pièce de théâtre, la terrible histoire d'Antigone.


         Ecriture originale, style fluide, force et émotion : ce touchant récit ne laissera aucun lecteur indifférent. Sorj Chalandon est un auteur émouvant, je dirais même bouleversant. Cette histoire n'est pas comme les autres. Certains lecteurs diront : « Encore un roman de guerre... » ; mais il suffit de tourner quelques pages pour découvrir une histoire étonnante.


 

            Malgré la guerre, les milliers de morts et les bâtiments ruinés, Georges va tout faire pour réunir ses acteurs et être digne de son ami Samuel. Le temps d'un instant, chaque spectateur oublie la guerre, oublie les armes, oublie la violence pour laisser place à un instant de paix.

 

 

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Publié le 12 Novembre 2013

Violence

 

Violence : caractère de ce qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force intense, brutale et souvent destructive.

Violence. Violence à laquelle Pierre Jourde a eu affaire, suite à la parution de son roman Pays Perdu qui décrit la rudesse du travail, la dureté de la vie et l'adultère tabou entre sa grand-mère et un étranger.

  Ce Pays Perdu évoque Lussaud, des terres reculées, en plein coeur de l'Auvergne, où une partie de la population insatisfaite du portrait dressé par Pierre Jourde, s'en prend à l'auteur et à sa famille, et leur lance "la première pierre", et celles qui suivent. Dérouté par tant de violence, l'écrivain tente de comprendre pourquoi. Pourquoi, alors qu'il pensait rendre hommage à son village auvergnat, les habitants le prennent pour une offense ? Pourquoi des voisins connus depuis si longemps s'en prennent à lui de facon si brutale ?

Ce roman se révèle prenant et plein de charme. Du charme, oui. Mais un charme différent par son écriture, brute comme les actes et belle comme les paysages d'Auvergne. "Le principe est que la bouse de vache, le purin, la violence, l'alcool, la mort, le noir sont considérés comme des valeurs négatives a priori'.

Si vous aimez les belles écritures, l'Auvergne en plein hiver, les discussions au coin du feu, alors ce livre trouvera sa place sur votre table de chevet cet hiver.

 

Myriam, 1 Lla-premiere-pierre-de-pierre-jourde-.jpg

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Publié le 12 Novembre 2013

 

Voyage temporel

 

 

      L'échange des princesses est le vingtième roman historique de Chantal Thomas, spécialiste du XVIIIe siècle.


 

      1721 la France est gouvernée par Philippe d' Orléans, régent du roi Louis XV, trop jeune pour régner. Ce dernier décide de marier le roi, âgé de douze ans, avec l'infante d'Espagne Anna Maria Victoria, âgée de quatre ans seulement ; de plus Mlle de Montpensier épousera le prince des Asturies. Les deux jeunes princesses seront échangées sur une île, au milieu de la Bidassoa.

 

      Mais rien ne va se passer comme prévu...


 

      Chantal Thomas nous plonge dans l'univers de la cour. L'histoire de France est son support. Elle arrive à en faire un conte à la fois féerique et tragique. C'est une écriture précise et teintée d'ironie.


         L'histoire est vue d'un point de vue privé, celui des familles royales, ce qui donne une vision différente d'un moment de l'histoire de France au XVIIIe siècle. C'est une histoire captivante et fascinante par sa simplicité.

 

L'échange des princesses est une histoire féerique un voyage dans le temps à lire et à relire.

 

 

Loïc L

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Publié le 12 Novembre 2013

 

Un rêve fou qui devient promesse

 

 

 

Une idée folle, jouer Antigone à Beyrouth. Anouilh l'a fait dans le Paris occupé de 1944, il serait cette fois question de produire la pièce au Liban. Faire une trêve temporaire, un moment de calme dans un ouragan de violence, telle était l'idée de Sam. Sur son lit d'hôpital, c'est à Georges qu'il demande de réaliser ce projet. Mais si accepter ce rêve est une chose, le réaliser en est une autre. Réunir des acteurs, adversaires d'une guerre dont ils ne connaissent pas les raisons, relève de l'impossible. Et s'il parvient à regrouper ces inconnus pour quelques heures, l'ombre de la guerre rattrapera bien vite cette belle entreprise. Ainsi on n'échappe pas à la terrible horreur qu'est ce conflit, ou plutôt à la vie habituelle dans un pays, où le silence et le calme de la nuit ont laissé place aux tirs et au vacarme des obus.

 

«  Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne... »

 

Une désillusion, un rêve à portée de main, mais qui s'effrite comme le sable. Si ce roman raconte l'histoire d'un homme et le rêve fou qu'il a promis de produire, la réalité de la guerre les brisera bien vite. Mais quelle guerre ? Une guerre sans fondements, un conflit dont les protagonistes ne connaissent pas les raisons, mais qui s'est transformée en habitude.

 

Georges est le double de Sorj Sa personnalité revient changée par cette aventure, par cette ville devenue un enfer et où les hommes sont devenus des barbares immoraux et des meurtriers impitoyables.

 

En traversant Beyrouth, ses fortifications et ses rues couvertes d'impacts de balles tirées par des hommes depuis des appartements devenus nids de mitraillettes, ce ne sont pas les restes d'une ville que l'on découvre, mais les vestiges d'une civilisation anéantie par ces hostilités.

 

Si le rythme peut paraître lent, il dénonce la durée d'une boucherie qui s'éternise. Les personnages sont attachants et marquants, et les voir brisés est une épreuve pour le lecteur.

 

Ce livre est à la fois une œuvre d'art, mais aussi un constat. Pourquoi nous battons-nous ? Pour rien. C'est bien ce qu'essaie de montrer Sorj Chalandon à travers un livre brillant, dont la lecture fascine et émeut le lecteur. En effet, comment ne pas s'attacher à ces personnages, à cette pièce et à ce projet ? C'est tout bonnement impossible.

 

Florent, 1L

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Publié le 12 Novembre 2013

  Quand on aime quelqu’un, on doit toujours lui dire au revoir comme si on le voyait pour la dernière fois. Les adieux ont été faits. Mais les héros sont de retour.


          Deux soldats, fracturés et cassés nous prennent par la main  pour nous faire partager et découvrir le monde blessé par la guerre 14-18.  « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après »pensent nos deux héros des tranchés. Mais quand votre pays ne veut plus de vous, comment sortir du lot ?


         Albert et Edouard arnaquent.


         Ils arnaquent cette France qui n’a pas su reconnaître ses vrais héros.

 

Ce roman, écrit sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, est un coup de Lemaître. Cet écrivain au grand nom, nous avait déjà vêtus de sa Robe de Mariée mais son goût pour les retournements de situation imprègne le lecteur d'une envie de dévorer ce pavé. Pierre Lemaître a mené son projet à terme, hommage à la guerre et aux vétérans revenus vivants du champ de bataille.

 

Comment réussir à fusionner deux styles, tels que cette écriture noire et la peinture historique ? Lemaitre nous prouve que tout est possible. Son écriture nous transperce d’une plume à la fois douce et crue lorsqu'il évoque cette France qui, trop occupée à rendre un dernier hommage à ses morts, oublie de glorifier ses vivants.


              Magnifiquement historique.

             Captivant.

                                                Déborah 1L


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