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Publié le 31 Mai 2008

            Dans le cadre d’un projet Karta financé par la région Bretagne et le lycée de l’Elorn, les élèves de 2A et de 2B ont travaillé sur le livre et la création littéraire contemporaine.

            Dans cette perspective, ils ont rencontré un certain nombre d’acteurs du monde de l’édition et des bibliothèques : invitation à la bibliothèque d’étude de Brest où ils ont été reçus par le conservateur, M. Le Tocquer, et visite de l’imprimerie éditoriale Cloître à Saint Thonan.

 

            Ils ont aussi participé au projet Voix d’aujourd’hui organisé par le CDDP de Brest. Ils ont rencontré le poète Linda Maria Baros dont ils ont lu le recueil La Maison en lame de rasoir.

 

            A leur tour, ils se sont lancés dans la création poétique et plastique autour du thème de la maison, qu’ils ont évoqué en l’associant à une matière de leur choix. Les travaux ici présentés sont le fruit de plusieurs réécritures.


Ma maison en terre
  


Ma maison me rappelle les odeurs épicées et fruitées de mon pays,

Elle vit dans un fouillis constant, mais les gens paraissent contents.

Autour de ma maison s'érigent les barrières où règne le malheur. 
 

Ma maison est un refuge d'argile.

A l'aube, on pourrait croire qu'elle a disparu

Et au crépuscule on dirait qu'elle s'est enfuie.
 

Quand on s'y promène, c'est comme si on se promenait dans mon cœur :

Il y a des larmes, des cris, mais aussi des sourires.

Elle est comme le ciel, imprévisible et mystérieuse.

Elle est aussi magique que n'importe quelle étoile,

Elle brille, réchauffe et fait rêver ses habitants,

Elle est étrange et passionnante à la fois, 
 

Ma maison est comme un être humain :

Elle n'a pas choisi ses origines ses couleurs ni sa culture ;

Elle peut-être noire ou blanche, sucrée ou salée,

Mais ce que je sais, c'est qu'elle est en Terre d'Afrique

 Mathilde - 2B

 




































La bonbonnière cousue de couleurs


C’est l’endroit que tu préfères,

                                                            n’est-ce pas ?

Bonbonnière aux murs couleur chocolat

                                         semblable au paradis

                                          paix et tranquillité

                                          tu t’y réfugies

                                     afin de rendre tes armes

                                     dans ta chambre couleur

                                                                   parme.

 

                                                                    Tu sors, tu t’aères. 

                                                                     tu la quittes pour aller mieux

                                                                     elle n’est pas rancunière

                                                                      la petite pièce

                                                                                      bleue.

 

La porte sera toujours ouverte

Sans goût amer d’abandon

Tu ne la laisseras pas tomber

                                tant que ses fenêtres vertes

                                éclaireront tes journées

                                tu la nourriras de bonheur

                                                                et d’amitié.

 

                                                                        Manteau cousu de mille couleurs

                                                                                                                   ensoleillées

                                                                        Arc-en-ciel de toute enfance

                                                                        Aujourd’hui tu es grand

                                                                                                      tu as mué.

Au fond de toi tu le sais

Tu useras de dizaines de ruses

Juste pour vérifier qu’au fils des années

Ton refuge ne s’est pas envolé

Laissant une place vide                                                      

                                      et froide.      

                                                                                              Agathe    2nde  A





















La maison en tronc de chêne


 


La maison de glace

La maison glacée a beau être inoffensive,

Des stalactites sont prêts à vous tomber dessus.

Ici un lance-flamme serait utile,

Mais faut-il prendre le risque de se brûler les mains ?

La maison de glace risquerait de fondre,

Laissant sa place à une flaque d’eau.

 

La maison de glace me fait froid dans le dos.

On y raconte certain mythe,

Dans lequel une jeune femme serait morte de chaud.

Dans cette maison, les souliers doivent être des patins,

Pour que vous puissiez glisser dans un bonheur enfantin.

 

-  Pourtant la maison de glace est une pure merveille,

Elle est comme un vol de chouette sous le taillis au crépuscule.

Il y fait tellement froid que du coton tombe des murs,

Pour me recouvrir d’un fin bandage.

 

La maison de glace est toujours ouverte.

Malgré le froid elle me réchauffe le cœur,

Vous y serez toujours le bienvenu.

 

J’ai dû utiliser le lance-flamme,

Ma maison de glace a eu chaud.


Elle est devenue eau.
  

                                                Maxime - 2B 


Mon palais en bambou

   


La maison de cendre 
 

La maison de cendre n’est pas un lieu de bonheur,

mais un lieu de peur,

idéale pour les menteurs,

idéale pour les voleurs.

 

La maison de cendre n’est pas un palais ;

seigneurs et paladins

n’y vont pas pour s’incliner,

mais plutôt pour s’y brûler.

 

La maison de cendre n’est pas en or,

elle représente la mort.

Au moindre signe d’imprudence,

les diables avancent en dansant.

 

La maison de cendre est le lieu d’une épreuve,

et aussi un endroit de souffrance

dans une ambiance

de décadence.

 

La maison de cendre, on la craint :

on y entre

comme dans un antre

et là tout devient incertain.

 

La maison de cendre est un gouffre,

c’est un lieu insondable,

où le diable t’attend,

au plus profond des enfers. 

                                                                                                     Fabien – 2B

 


  La maison aux fougères enfouies  



Etirés dans ces fougères humides

Quelques brins d’herbes rigides

Ou plutôt transgéniques

Laissent entrevoir un muscle bâti de briques...

Rendant ma raison élastique...

Te souviens-tu de ce battement tragique ?

Un vent fugace chasse l’odeur âcre des pâquerettes

Je t’arroserai d’onomatopées fleuries !

Laissant exploser ma jalousie...

Tous ces mots empilés devant ton nez

Comme autant de branches cassées...

Les coquelicots délaissés

Se transforment en sang séché...

 

Le temps coule et toutes les choses te frappent               Emilie 2nde A

   

 

 

 

 


































La maison de roche mortuaire 

 

La maison est bâtie en marbre de nuit .

Sur la porte est enfoncée une scie

D'où le sang coule,

Comme les larmes sur ma joue.

 

C'est une maison qui respire la douleur,

Insufflée par le silence nocturne.

En un battement de cils,

La mort pénètre ton âme.

 

Signer un bail pour cette maison de la nuit

C’est vendre son âme au Diable.

Les murs sont tapissés des signes de la mort,

Ils te transpercent avec les pieux du désespoir.

 

La porte se ferme sur tes larmes.

Les fenêtres sont closes comme mon cœur,

Refermé avec la clé du malheur.

Johnny - 2B


La grotte de papier

 

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Publié le 31 Mai 2008

La maison en éclats de verre

 

La maison faite d’éclats de verre,

Est entourée d’un halo qui luit.

Les carreaux tranchants sur les murs

Limpides forment un collage confus.

Ils ne rendent pas plus fragile

La cage de cristal où la raillerie résonne.

 

Une voix carillonne, piquante, agressive, mordante :

Piquante comme une brûlure froide,

Agressive comme le râle d’un fauve,

Mordante comme des crocs ensanglantés.

 

Un spectre qui glace le cœur et les entrailles,

S’échappe du lointain pour déguster,

Sa vengeance exquise dans cet univers fragile.

 

La colère de la tempête s’amasse

Sur le toit plat et calme.

Secrète, vide, peinée, la maison

Déverse son flot de larmes,

Sur le plancher qui givre.

Sa froideur nous transporte

Dans un abîme délicat et faible.

 

Le silence parle avec la porte,
Tandis que le mépris traversles fenêtres...


Morgane - 2B

 

































La maison de là-bas
       

Croit-on qu’il existe pareille maison ?

Elle est tout en bois de haut en bas.

Sa grande cheminée, habitée par des araignées,

Indique que personne n’y a séjourné depuis des années.

 

Un vieux tapis piétiné est à l’entrée.

Au mur, près d’un petit cabinet, sont accrochées des pagaies.

De petits cageots posés sur les lumières créent

Un chaleureux rayonnement très particulier.

 

Des livres reposent sur le plancher,

Tombés des étagères surchargées.

Au mur, des toiles sont accrochées

Attisant notre curiosité.

 

Au premier regard, elle attire

Et ne donne plus envie de partir.

On voudrait y vivre et y vieillir

En évitant les pleurs et en espérant les rires.

 

                                                                        Gwenn – 2B






La maison de plume

 

Temps favori, il fait froid

Souris avec lacune.

Un monde neuroleptique

Où les autres sont pris...

Pleure en silence,

Enferme-toi

Dans tes joues rosées

Glisse dans les méandres

De ton âme...

Un cri, le dernier,

Tu blêmis,

Quitte ton lit douillet

Pour affronter ton

Ignoble folie

Tu t’évades,

Les lèvres closes,

Tu déglutis et,

Fond dans ta gorge

La pilule...

Les yeux clos,

Un éclair de douleur fuse,

Puis te transperce,

Douillette, sa douceur

T’a enveloppée

Et ton cri retentit

Une plume t’effleure,

Tu t’es tue,

Fatigue, silence, comme tétanisée,                                       
Organes ankylosés.                                       Hélène - 2A                                       



La maison de feu













































La maison en copeaux de verre

 

La maison aux enluminures légères

Eclairée d’un soupçon de douceur

Donne naissance à des sourires tendres et joyeux

Comme sous le frémissement d’une caresse…

 

La maison en copeaux de verre

Nous blesse de ses éclats tranchants

Nous heurte de sa maladresse

Jusqu’à nous atteindre au plus profond de nous-mêmes…

 

La maison aussi silencieuse

Qu’une jeune fille rêveuse

Nous apaise de sa douce musique

Et nous berce dans notre solitude…

 

Dans cette maison translucide

On peut observer la pâleur

Des murs peints de glace.

On est libre de s’en évader…

 

                                                                                Carole – 2B



La maison en perles d’eau

 

Ruisselant le long du couloir

Tu échappes aux âmes errantes

Elles veulent te liquider

Mais ne peuvent t’attraper

Tu te glisses dans une flaque de larmes

Et tu roules telle une goutte d’eau en boule

 

T’évadant le long de l’escalier

Tu plonges d’un côté et de l’autre

De cette cascade enchantée

Tu coules sur la rambarde

De ses marches protégées                                                        Fanny

Tu atterris telle une perle dans une flaque d’eau                     2nde  A



  


 

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Publié le 31 Mai 2008

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La maison faite d’écorce

 

La maison faite en écorce de hêtre

N’est pas très grande, mais très joyeuse.

Pour moi, cette maison est le symbole du cocon familial.

 

Sa couleur plutôt foncée

Montre la sève de l’arbre mort à jamais.

Sa forme, qui ne ressemble à aucune autre,

Est propre à elle-même et facilement reconnaissable.

 

Son odeur si particulière

Inspire la joie de vivre à quiconque y entre.

Son intérieur d’une beauté rare

Révèle l’amour qu’il a fallu donner pour la fabriquer.

 

Lorsque la maison laisse entrer le soleil,

Sa clarté intérieure

Redonne la joie de vivre aux plus désespérés

Et aux autres un sentiment de gaîté pour la journée.

 

                                                                                                                        Stephen – 2B



La maison en bouts de chiffon




La maison en larme de cristal

 

De la transparence à pleins poumons

Tu t’enfonces seul,

Dans cette maison en larme de cristal,

L’eau magique y est souveraine

Sur la rivière de la nuit,

Tu files sans bruit

Et tu t’agrippes ardemment à la rive,

Les flots te rejettent,

Et tes larmes roulent en billes sur tes joues.

Tu te trouves un lieu

Dans cette maison en larme de cristal

Où le dessein fait la vie,

Ton monde ne s’écoule plus,

Figeant un amour que tu désirais

Dans le fond cristallin de la baignoire.

Tes plus grandes haines explosent dans un « dégueulis » de paroles

Et tu vagabondes dans cette maison en larme de cristal

Perdu dans les étoiles éparses,

Où les mots et les maux n’existent plus.

Jérémiah 2nde A        


L'abri sous la neige





La maison en pierre

 

La maison près de la berge

 

Reposait sur les rochers que la mer

 

Avait déposés il y a de cela quelques années déjà.

 

Les vagues qui s’écrasaient sur les rochers devant la maison

 

Faisaient ressentir une émotion, si forte qu’elle atteignait son paroxysme.

 

 

Les enfants batifolaient sur la sente

 

Bordée d’un somptueux parapet.

 

Une énorme vague vint percuter les murs de la maison en pierres taillées

 

Détruisit la maison et emporta les enfants.
                                                                       Jimmy – 2B


 La maison de flammes





La maison en aiguille

 

 

 

Si j’étais triste, je partirais

Dans une maison faite de miroirs qui

Refléteraient la lumière de l’espoir.

 

La lumière de l’espoir rend

Cette maison brillante comme l’inox.

 

L’inox donne à la construction de fil de fer

Un air vieilli comme si elle était ridée.

 

Les rides de la maison forment

Des fentes entre les aiguillons

Qui, quand on les regarde, nous semblent

Ne jamais se finir.

 

Ces fentes sont si profondes

Que, quand

On les observe,

On a l’impression d’entrer dedans.

 

Les jours de beau temps

Elles brillent tellement

Que quelques petites pointes de fer

Semblent apparaître devant nous.

 

Ces petites pointes s’illuminent

D’un tel scintillement

Qu’elles éblouissent nos yeux

Avec leur éclat si parfait au soleil.

 

Ma maison est une aiguille

Argentée,

Composée de copeaux de métal.

Elle est unique en sa matière.

 

 

 

Angélique - 2B




La maison de feu




La Maison en forme de cercueil

 

 

- Ma Maison en métal est aussi froide que la glace,

              Aussi rigide qu'un homme de glace.

      Ma vie est aussi rude que l'ascension de l'Himalaya.

 

     - Ma Maison est aussi abandonnée que Jules César avant sa mort.

    Le bonheur m'est infidèle,

    Le malheur et la tristesse sont mes plus grands compagnons, 

     Mon existence est une bataille que le diable ne peut perdre.

 

  - Ma Maison est aussi lugubre qu'un enterrement                                     
Où chaque mot peut être interprété comme une déclaration de guerre.

 

 - Ma Maison a une couleur rouge sang, des barreaux aussi rigides

       Qu'un bloc de marbre et aussi lourds qu'une tonne de plomb.

   Dans ce bâtiment tu demandes la mort,

     Car cette geôle représente tes erreurs et tes torts...

             

 ANTHONY - 2B


La maison en fil de fer





.La maison en trop de maux.

 

La maison de verre

 

La maison de verre ne se mêle pas aux autres,

Pourtant elles est aussi invisible

Que la feuille de l’arbre en hiver.

Elle est fragile,

Mais ne sera jamais cet amas de cendres

Laissé par le bois après les flammes.

 

La maison de verre ne laisse aucune intimité.

Malgré cela, on s’y sent caché

Derrière des murs épais.

Elle n’est qu’un mirage aux yeux des hommes,

Mais elle reflète ce que nous sommes.

 

La maison de verre est unique

Sa transparence la distingue de toutes les autres.

Ses parois lisses

Laissent couler les fines larmes de pluie

En y reflétant la lumière aveuglante du soleil.

 

La maison de verre est comme une eau gelée

Sur laquelle il serait impossible de glisser.

Elle ne laisse transparaître

Que les êtres qui voudraient y habiter.

 

                                                                                                                                    Guillaume 2B






La maison incendiée


Fluidité du refuge ?




La maison d'illusion



La maison en fils de coton




Mon palais au silence de bois




Compte à rebours




La maison de sable




  La maison en échardes

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Publié le 31 Mai 2008

La maison en soi

 

Une porte ouverte et des volets clos

des bras tranquilles et confortables,

ronde nocturne à la lueur des flammes,

ver luisant dans l’obscurité...

Un rocher dans la tempête,

un écran de velours,

un nid d’oiseau de nuit :

nid ouaté et duveteux.

Le chant d’un rire

dans la rage de l’orage...

Courses et cabrioles

pieds nus sur les pâquerettes

dans mes robes de petite fille...

Un livre où se rassemblent

les papillons des souvenirs....

                                                Une plage...

                                                où les comètes échouées

                                                ont laissé en souvenir

                                                des contes de l’espace...

                                                Une terrasse de bois blanc

                                                d’où les étoiles sont plus proches,

                                                un soir sur lequel tombent

                                                des pétales de chaleur,

                                                d’où s’évadent et s’envolent

                                                nos têtes comme des ballons

                                                vers d’autres espérances

                                                où l’on revient toujours,

                                                un ciel que l’on regrette

                                                quand on part en voyage...

                                                                                    Une odeur familière

                                                                                    qui règne sur les affaires,

                                                                                    fragrance d’il y a longtemps

                                                                                    lovée au creux des livres,

                                                                                    dans les plis d’un tissu...

                                                                                    Des milliers d’instants,

                                                                                    minuscules et multiples,

                                                                                    comme des éclats de vent,

                                                                                    les pétales d’une fleur

                                                                                    éparpillés autour d’un cœur de miel

                                                                                    à saveur de pollen...

 

Un noyau d’immuable,

bulle d’immensité,

qu’on sème et qu’on emporte                        

sur les sentiers vieillis                         

par le pas des mémoires

et les lambeaux de vent...

                                                                                   

                                                                        Marie – 2de A


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Mon enfer

 

Les griffures rayent les armures.

 

En ces lieux où la brume est omniprésente,

où des hurlements déchirent la nuit,

se trouve une maison rougeoyante,

de la couleur de l'enfer.

 

C'est une maison remplie d'âmes

se battant avec des lames...

C'est un lieu de haine et de châtiment, un lieu brutal,

où les blessures sont soignées avec du sel,

que les vautours déchirent avec leur bec.

 

C'est une maison de martyrs,

que les bourreaux assassinent impunément.

Dans la maison de Lucifer,

on trouve toutes les créatures que l'on redoute.

Les harpies sont ici chez elles.

 

Les griffures rayent les armures...

Thibault - 2B

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Un effort pour toit

 

Coeur en ruine                                       Trente ans après

Je marche                                               J’faisais cuire un jarret

Seule dans la bruine                               J’regarde par la f’nêtre

                                                                 Un oiseau dans son nid

Un excès de rage                                     Perché sur un hêtre

Le ciel enrage   

Même Louis Pasteur                                  J’y r’pense

En aurait peur                                             Me remplissant la panse

                                                                    Je ne l’oublierai jamais

Je me suis fourvoyée                                   Aucun remords

A ton sujet                                                    Même pas ta mort

M’a dit l’curé

                                                                       L’oiseau me regarde

Tu m’aimais je l’ croyais                                 Du haut de la mansarde

J’en suis médusée                                          Ses yeux noirs me sondent

Comme un radeau                                         Le ciel gronde

J’prends l’eau

                                                                        Les souvenirs s’effacent

Tu m’l’as dit                                                     Coulent de ma mémoire

Qu’je suis une truie                                          Comme d’un arrosoir

Tu t’es payé ma tronche                                  L’alcool s’évapore

C’est pour ça que je plonge                             Seul reste

                                                                          Le souvenir de ta mort

Tu t’en fous                                                        Rien que ce souvenir

Aujourd’hui je suis seule dans la vie                  Provoque mon bien-être

Au loin j’te vois tu ris                                           Repose en paix

                                                                           Mais n’oublie jamais                       

Mon coeur se déchire                                        Que je reviendrai.                             

Quand j’écoute ton rire

Tu m’as froissée                                                                      Hélène- 2nde A 

Tu vas m’le payer                                                              Po-sies-005_WEB-copie-1.jpg 


Maisons du monde

 

Cachée dans ce monde vert et gris

Tu choisis le vert baobab

Même ici il y a du gris

La savane est détruite

A  coup de fer sur cette terre

Un éléphant gît

L’ivoire a disparu

Les hyènes sont apparues

Rôdent comme les vautours

Dans la cendre elles bondissent

Une lumière rouge

Une odeur crépitante

C’est l’ennemi tant redouté                                                                           Emeline

Ici s’achèvera le voyage.                                                                              2nde A

 

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La maison de miel

 

Maison près d’un champ de mirabelles,

Les abeilles, disciplinées, l’inspectent.

La reine, réveillée par cette danse,

Est tirée de son plus profond sommeil,

Elle qui veille sur cet empire, paresseusement

 

La ruche bourdonne de rires et de joie.

Le calme de la campagne est d’une qualité rare.

Les ouvrières se préparent à s’envoler

Vers leur quête quotidienne

 

Elles sont là, aussi intangibles que des ombres,

A la recherche de sources de miel

Et dénichent une oasis en plein désert

Dont le parfum, si raffiné, ne peut être oublié.

 

De retour à la maison, émerveillées par leur butin,

En file indienne, elles déposent leur trésor.

Toutes encore essoufflées de leurs voyages

Et fatiguées de leurs aventures,

Elles retournent dans leurs alcôves.

 

Nicolas – 2B

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La forteresse en épines

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Publié le 31 Mai 2008

La maison de sable




Exposition des travaux au C.D.I.

                    Fin de l'année scolaire : les travaux des élèves sont exposés au C.D.I. C'est l'occasion pour chaque classe de découvrir le travail de l'autre.








Dire les textes...

                    Dans le même temps, les élèves ont lu ou dit quelques textes. Après avoir découvert les Brigades d'Intervention Poétique et entendu Linda Maria Baros lire ses poèmes, ils ont pu à leur tour s'exprimer oralement.





 













Fin de la rencontre...




La maison en lames de rasoir
de Linda Maria BAROS





Petite revue de presse




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Le travail de l'apprenti poète...

Première version

Deuxième version

Troisième version

Version finale

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Atelier d'écriture poétique - 2007-2008

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