Articles avec #brodeck musique tag

Publié le 29 Avril 2010

 

 

  Cette chanson m'est apparue comme une évidence pour illustrer la fin du Rapport De Brodeck...


" S'en aller, bien avant que l'heure
Oublier qu'ici on n'est rien
Oublier qu'ici on a peur "

 

Dans S'en Aller, on retrouve les émotions que doit ressentir Brodeck en quittant le village : un village hanté par le passé, où l'atmosphère est menaçante et où Brodeck n'est rien.

 

Ce nouveau départ laisse une lueur d'espoir, là où on croyait qu'il n'y en avait plus. Bien sûr, cet espoir est maigre, mais

" Tant qu'on respire encore... ", il faut y croire.

" Et puis suivre l'hirondelle, Puisqu'au feu est la colombe ". Brodeck vivait dans un univers oppressant. La fin du roman est le début de la liberté pour Brodeck.

 

Cependant, toutes les paroles ne conviennent pas pour illustrer le livre.

Les thèmes sont parfois trop "actuels" ("Tendre le pouce à des Boeings" ).

De plus, il s'agit d'une chanson où l'on voit que l'amour est réciproque : Brodeck aime sa femme, mais on ne peut passer sur le fait que le dialogue est devenu impossible entre lui et Emélia.

 

Au final, j'ai choisi cette chanson parce que le désir de liberté l'emportait sur les problèmes de concordance dans le temps. En effet, Brodeck aurait très bien pu l'adresser à sa femme, ou encore à sa fille qui représente, à mes yeux, son plus bel espoir.

 

Chloé, 1ES2

 

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Rédigé par Lettres

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Publié le 29 Avril 2010

 

Qui a tué Davy Moore ?  de Graeme Allwright.

 

 

J’ai choisi cette chanson, tout d’abord, à cause du refrain : « Qui a tué Davy Moore ? Qui est responsable et pourquoi est-il mort ? ». On peut remplacer Davy Moore par l’Anderer. C’est en effet, la première trame de cette histoire : qui l’a tué et pourquoi ?

Le reste des paroles, correspond également à l’histoire. Tout le monde se rejette la faute, chacun essaye de se défendre mais, chacun a sa part de responsabilité. C’est également le cas, dans le camp où les soldats n’assument pas leurs terribles actes.

Les personnes accusées dans la chanson, l’arbitre, la foule, le manageur, le journaliste et l’adversaire, sont remplacées dans Le rapport de Brodeck par, les villageois, les occupants, les étudiants de Paris, les soldats,…

Cette chanson a un rythme soutenu, une tension qui annonce la tension du roman, l’envie de connaître la vérité, la douleur de Brodeck et de l’Anderer.

Est-ce le destin ? Dieu l’a-t-il voulu ?

 

 

* Davy Moore était un grand boxeur américain né en 1933. Il est mort à la suite d'un de ses combats en 1963.

 

 

Agathe 1ES2.

 

 


 

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Rédigé par Lettres

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Publié le 29 Avril 2010

Georges Brassens – La mauvaise réputation

(traduction de l'espagnol, d'une chanson de Paco Ibañez, 1953)


Georges Brassens a une capacité à articuler parfaitement lorsqu'il chante, et son accompagnement musical reste plutôt discret, ce qui rend les paroles, en français, facilement audibles. Ces paroles me font penser à « l'Autre », « l'Anderer », dans le Rapport de Brodeck.

 

      Ce personnage inventé de toutes pièces par Philippe Claudel est un homme, nouveau dans un petit village de rustres. Il est poli, aimable, bien habillé, curieux, instruit : c'est un homme cultivé et intelligent. Il cherche à comprendre les choses, à les connaître et il est bien le seul à réfléchir et à se poser des questions sur ce village, où entretenir les secrets et les mystères semble de rigueur. Il est le sujet de commérages et de crimes, comme l'assassinat de ses animaux de compagnie. Il est désigné comme « L'Autre », celui qui n'est pas comme tous ces braves hommes du village, celui qui dérange.

 

Dans sa chanson, Georges Brassens parle de la mauvaise réputation : elle correspond au personnage de « l'Anderer », car lui aussi dérange, même s' il « ne fait pourtant de tort à personne ». De plus les premières paroles sont : « Au village, sans prétention, j'ai mauvaise réputation ».Le cadre spacial semble le même que dans le roman, un village. Dans le dernier couplet de cette chanson qui en comporte quatre, nous devinons la mort : « Pas besoin d'être Jérémie, pour deviner l'sort qui m'est promis, s'ils trouv'nt une corde à leur goût, ils me la passeront au cou ». Dans le roman, l'Anderer est assassiné par les hommes du village, et c'est également le cas pour le personnage imaginé par Georges Brassens (lui ?) dans sa chanson : il sent que sa fin approche.

 

Enfin, je trouve que la façon d'articuler, en insistant sur les sons [r] de Georges Brassens pourrait faire penser à la manière de parler de l'Autre : en tant que dandy, il pourrait avoir une prononciation démesurément bien articulée. Le cadre spacial, le thème principal, et l'air nonchalant de cette chanson correspondent à l'idée que je me suis faite du personnage de « l'Anderer », crée par Philippe Claudel.

Hélène

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Publié le 29 Avril 2010

Dans cette chanson de Lisa Miskovsky, les expressions « still alive » et « I can't apologise no » reviennent de façon obsédante comme un regret éternel, un sentiment de culpabilité insurmontable. Tel est l’état d’esprit de Brodeck. Il culpabilise d’avoir laissé sa femme seule, d’être toujours vivant alors qu’elle s’est éteinte à la vie : «Young concrete heart isn’t heating »  = Ton cœur ne bat pas.

Il veut la sauver « Now I’m here to rescue you » =  Maintenant, je suis là pour te sauver.

Son silence l’accable et semble répondre en écho au bruit des souvenirs terribles, violents qui le hantent :

“So silence

No violence

But inside my head

so loud and clear”

 =

“Si silencieux
Pas de violence
Mais dans ma tête
Si bruyant et clair »

 

Derrière le visage apathique, il croit deviner le reproche «You’re screaming […] Cover up with a smile I’ve learned to fear» = Tu cris […] dissimulé par un sourire que j’ai appris à craindre.

         Il ne pourra la sauver qu’en quittant ce village maudit. «I will move fast, I will move slow, take me where I have to go» = Je me déplacerai vite, je me déplacerai lentement, amène moi où je dois aller.

 

 

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Rédigé par Lettres

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Publié le 29 Avril 2010

 

Quand le chanteur revient au présent, on apprend qu’il y a plein de monde autour de lui mais qu’au fond, il est seul. De la même manière dans le roman, Brodeck est seul dans la resserre à écrire. «Tout autour, il y a les autres.»

Dans le refrain, « le ciel s’obscurcit », « on attend la fin du monde ». A la fin du roman, on retrouve bien ces éléments. Brodeck et Göbbler rejoignent l’auberge. Il est question d’«air poisseux et lourd», d'«obscurité».

Enfin, dans le dernier couplet, la chanteuse voudrait mieux vivre mais comme elle n’est «pas d’ici», elle préfère «quitter les lieux». A la fin du roman, Brodeck fait de même. Il quitte un village dont il n’est pas originaire.
 
Il y a aussi une allusion à la mort. On pourrait penser qu’elle voudrait rejoindre le ciel. Brodeck, dans le roman, hésite aussi à rejoindre son ami Kelmar.

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Rédigé par Lettres

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