Articles avec #fhel 2020 - veličković tag

Publié le 10 Janvier 2020

Triste destin - Katell

   Un homme au centre du tableau Exit, peint par Velickovic. Il nous tourne le dos et marche sur une planche. Il est nu avec des muscles marqués. Il entre dans une pièce noire et vide, dont l’extérieur est rouge vif. Sur sa gauche, une corde pendouille. Sur son chemin, il a laissé des traces de pas ; du sang coule de son pied. La seule couleur de ce tableau est le rouge mural qui rappelle le sang. Velickovic a réussi avec talent à faire passer une émotion, une pensée et une réflexion. L’homme marche de façon abattue, il n’est pas heureux, son corps n’a pas d’âme. La douleur de cet homme est saisissante et nous la ressentons tous, ce qui et un immense travail pour un artiste.

 

   Exit signifie « sortie ». L’homme marche vers sa sortie, son unique issue, la mort. Il se penche vers le néant, qui se rapproche et part pour une chute inévitable. La violence qu’il a subie le pousse vers son destin rempli de souffrance. Ce tableau a l’audace de représenter une tristesse profonde, et même si la raison de cette tristesse est inconnue, elle permet d’être ouvert sur son sens. Et dans tous les cas, ce tableau représente le désespoir, de façon profonde.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 10 Janvier 2020

Grünewald, huile sur toile, 210 x 150 cm, 2004

Grünewald, huile sur toile, 210 x 150 cm, 2004

Grünewald est un tableau de Velickovic qui représente un homme attaché à une poutre. Il est maigre, pâle, quasiment nu. On a l'impression qu'il a été battu. Il a la tête penchée en avant. On ne sait pas s'il est vivant ou mort. D'ailleurs l'étiquette qui apparaît au-dessus de sa tête rappelle celles utilisées pour identifier les cadavres en temps de guerre. Une de ses mains est attachée à la poutre avec une corde rouge, la paume tournée vers le haut. Le tableau est très sombre. Une lumière venant de la droite éclaire la scène.

 

Cela fait peur, met mal à l'aise. On a l'impression que le personnage souffre ou qu'il a souffert, qu'il est dans le froid, dans le noir. Il a peut-être été torturé. Le tableau me touche parce que je le trouve dérangeant, dégoûtant, perturbant, bouleversant, impressionnant. On a pitié du personnage. Ce tableau fait penser à la représentation du Christ sur la croix de Grünewald, au 16e siècle, mais en plus glauque et en plus moderne, car il est très réaliste.

 

J'ai choisi ce tableau parce que de tous ceux que j'ai pu voir de ce peintre, c'est celui qui est pour moi le plus spectaculaire et le plus réussi graphiquement. Les couleurs choisies et les traits du pinceau rappellent plus la BD de Bilal que les vieux tableaux. Cette œuvre est violente. Une sorte d'attirance fait qu'on a du mal à détacher le regard.

 

Velickovic est un peintre très brillant et extraordinaire. Il aime choquer avec ses œuvres dérangeantes et faire réfléchir.

 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 10 Janvier 2020

Feu, 2005, Huile sur toile

Feu, 2005, Huile sur toile

     Vladimir Velickovic est un peintre touché par la Seconde Guerre Mondiale. Dans ses œuvres, il témoigne, de différentes façons, des horreurs de la guerre.

     Ainsi, il a peint Feu en 2005. Il s'agit d'une immense huile sur toile de 250 centimètres sur 500, représentant un paysage prenant feu, probablement à la suite de bombardements. Le tableau est sombre, voire obscur. La lueur du feu rouge, au centre, est la seule touche de couleur. Au premier plan, un paysage déjà ravagé par les flammes. Il y a également des trous d'obus, les trous de la mort. Au second plan, on voit le feu et la fumée grisâtre, étouffante, qui s'étendent haut dans le ciel et se mêlent aux nuages, gris eux aussi. Le paysage est vide. Plus d'habitation, plus aucune végétation. Le feu a tout emporté. Les couleurs sont accordées au thème du tableau : rouge pour le sang, noir pour la mort.

     Cette œuvre me touche pour plusieurs raisons. Ayant vécu un incendie, je peux affirmer que ce tableau est d'un grand réalisme par l'épaisse fumée, les flammes rouge-orangé et le paysage totalement détruit. La seconde, c'est d'imaginer des soldats qui doivent déjà survivre aux bombardements, à la famine, au froid et fuir les incendies. La dernière raison est que ce tableau est totalement d'actualité. En effet, l'Australie est dévastée par ces incendies incessants qui mettent en danger une grande partie de la population et des animaux. La forêt et des milliers d'habitations sont saccagées, comme sur ce tableau. Cette œuvre est bouleversante par ses interprétations et ses impressionnantes dimensions.

     Vladimir Velickovic est très talentueux  et fait des œuvres réalistes, d'autres fois plus choquantes, pour heurter les spectateurs. C'est également un artiste brillant, qui utilise la violence de l'humanité et son histoire pour peindre, ce qui donne des œuvres poignantes.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 10 Janvier 2020

Grünewald, 2011, huile sur toile, 325 x 225 cm

Grünewald, 2011, huile sur toile, 325 x 225 cm

Le tableau été réalisé avec des couleurs foncées comme le gris, le noir ou le marron, que Vladimir Velickovic a appliquées avec différentes brosses. Pour le rouge il a utilisé de l’essence de térébenthine. Enfin il a utilisé une simple toile pour donner vie à son chef-d’œuvre.

 

Au premier plan, un homme mort est accroché par les mains sur une croix en bois. Cette scène fait référence à la crucifixion de Jésus, avec la position des bras aux extrémités de la croix et la tête dirigée vers le bas. On devine sa souffrance avec la corde rouge qui le tient, les traces de sang sur son corps Surtout son crâne rasé et l’étiquette au-dessus de sa tête peuvent faire référence aux camps de concentration pendant la guerre.

 

Au second plan, un grand corbeau vole au-dessus de l’homme crucifié. Il fait penser à un ange noir ou maléfique, toujours à proximité. Il symbolise la mort et la souffrance. A l’inverse d’un ange gardien qui nous protège, ce corbeau fait penser à un rapace attendant la moindre occasion pour attaquer. Le fond du tableau suggère un champ de bataille complètement ravagé par la guerre, avec plus rien d’apparent à la surface : il est vide pour que le spectateur se focalise sur l’homme au centre.

 

Ce tableau fait preuve d’un très profond réalisme. Vladimir Velickovic a su nous montrer une face cachée de la peinture, en illustrant la mort par allusion à celle de Jésus. Il a également voulu rappeler les nombreuses victimes des camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale. Ce tableau n’est pas superficiel : il ne va pas rechercher l'originalité dans la couleur, le strass ou les paillettes comme d'autres.

Voir les commentaires

Repost0