Publié le 10 Janvier 2020

Feu , 2005, huile sur toile, 250 x 500 cm ( Collection particulière)

Feu , 2005, huile sur toile, 250 x 500 cm ( Collection particulière)

Peinte en 2005 par Velickovic, Feu est une huile sur toile de grande taille (250 x 500 cm) où les couleurs sont peu présentes et sombres. On peut voir du gris du noir et un peu de rouge. Ce sont des couleurs assez tristes qui reflètent un paysage de désolation car on ne trouve aucune végétation. Au centre du tableau, un peu en arrière plan, on observe un feu rouge avec de la fumée noire et grise qui se mélange avec le gris du ciel, d'où le titre. On y trouve aussi une petite lueur blanche. On peut observer au premier plan la silhouette de corbeaux sur un sol noir et au centre, devant le feu, un cratère.

Au premier coup d’œil, on peut voir qu'il n'y a pas de végétation. On pourrait croire que c'est un paysage désertique, en feu, avec la terre brûlée. Mais si on le regarde de plus près, on observe des cratères qui ont sûrement été creusés par des bombes, ce qui a provoqué le feu. On peut en déduire qu'il a voulu représenter une scène de guerre.

Velickovic est un artiste original. Ses œuvres ne sont pas du goût de tout le monde, car il y a peu de couleurs. Il utilise surtout le noir et le rouge. Le spectateur peut éprouver de la tristesse en regardant ses tableaux. Le rouge qu'il utilise la plupart du temps peut représenter le feu ou le sang. Le noir représente les couleurs des ténèbres. Ce sont des tableaux tristes et morbides.

C'est un paysage chaotique avec du feu et un cratère. Mais face à cette gigantesque toile, on a l'impression d'être dans le tableau. C'est justement l'effet escompté.

Cette gigantesque œuvre m'inspire de la tristesse et de la désolation. Cependant c'est celle que j'ai préférée, car elle me paraît captivante et c'est celle qui me parle le plus. Et puis elle reste agréable à regarder, elle réussit à nous faire réfléchir et à nous interroger sur la guerre, nous procure des émotions fortes comme la tristesse ou encore de la colère. Cette grande œuvre de Velickovic est en tout point réussie.               

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Publié le 10 Janvier 2020

Grünewald, VELICKOVIC, 2004, huile sur toile, 210 x 150cm

Grünewald, VELICKOVIC, 2004, huile sur toile, 210 x 150cm

        Toute l'attention est dirigée sur la main, ensanglantée, clouée à la poutre de bois, en pleine souffrance. Un Christ, dépourvu de tout élément divin, sans couronne d'épines ni cheveux. Velickovic a représenté un homme crucifié, dont le corps reflète toute la douleur qu'il peut ressentir. Sa tête repose sur un de ses bras attachés, comme résignée et son visage est fermé. On ne sait pas si ses yeux sont ouverts.

      La seule petite source de lumière, en arrière plan, fait ressortir une scène sombre, avec comme seule couleur le rouge du sang de cet homme et celui de la corde qui l'attache. La main ouverte, qui essaye de s'étirer vers la lumière, laisse penser qu'il y a encore de la vie.

    Ce tableau se nomme Grünewald en hommage au peintre allemand du XVème siècle, Matthias Grünewald, qui travaillait sur la douleur et la Passion dans ses peintures. Mais contrairement à ses œuvres, celles de Velickovic n'ont aucune dimension religieuse. Matthias Grünewald avait peint un tableau sur la crucifixion du Christ. Ici on sait, grâce à l’étiquette attachée sur la poutre, que c'est un homme, banal, sans identité. Cette œuvre est aussi bouleversante que poignante. Je vois ici la cruauté que les hommes peuvent avoir entre eux, les blessures qu'ils peuvent s'infliger.

   Dans ses peintures Velickovic s'inspire également des scènes de guerre qu'il a vécues, de toute sa connaissance de la barbarie et de la brutalité dont les hommes sont capables.

   L'artiste a réussi à faire passer un vrai message plein de sens dans cette œuvre : c'est son tableau le plus frappant et le plus troublant. Je suis touchée par le contraste entre la détresse représentée par le visage de l'homme, et l'espoir que la main ouverte vers la lumière veut saisir.

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Publié le 10 Janvier 2020

Pitbull, 2011, Encre de chine et encre rouge sur papier

Pitbull, 2011, Encre de chine et encre rouge sur papier

La composition présente plusieurs dessins à l’encre noire essentiellement. Quelques touches de rouge, symbolisant le sang, donnent un caractère plus réaliste à la création (reflet miniaturisé du « monstre », humain décharné, flèches). Le personnage principal se situe en haut à droite ; il a donné son nom à l’œuvre, « Pitbull ». Ce tableau montre la souffrance, mais surtout la mort, avec des corps déchiquetés, démembrés (squelettes, crânes, etc...). Par le dessin Vladimir VELICKOVIC nous communique ses sentiments : la tristesse, le drame, la cruauté, le passé, la vie, la mort. Les squelettes représenteraient les personnes les plus faibles sous la domination d’un chien de combat en pleine course, avide de sang et de chair, véritable double de l’être humain, symbole d’une extrême violence.

 

Dans la triste époque qu’a vécue le peintre, ce dernier montre bien l’atrocité de la guerre qui transforme le meilleur ami de l’homme en prédateur féroce. Les morceaux de papier déchirés et recollés, visibles sur la toile, pourraient signifier un agacement lorsque l’artiste n’était pas satisfait de lui-même, mais je me prends à penser qu’ils peuvent représenter des sentiments, des souvenirs, des rêves. Malgré les épreuves, ils sont toujours là, ils luttent contre les atrocités pour rester dans nos esprits et nos cœurs.

 

Vladimir VELICKOVIC fait ressortir parfaitement ce choc et cette prise de conscience, cette toile est loin d’être abstraite, plus on la regarde, plus on est inspiré. BRAVO !

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Publié le 10 Janvier 2020

Descente, 1989, huile sur toile, 285 x 195 cm

Descente, 1989, huile sur toile, 285 x 195 cm

La toile est rectangulaire, positionnée en format portrait. A droite un triangle occupe la moitié de la composition. L’hypoténuse représente une montée : cinq marches mènent au vide, à la fin du triangle rectangle. Sous ces marches, des repères de mesures font peut-être référence aux années d'études d'architecture. Ce triangle fait aussi penser à une guillotine. C'est pour cela que le corps qui marche n'a pas de tête. Le rouge est très présent et fait penser au sang des hommes après les horreurs du passé : Velickovic a vécu la seconde guerre mondiale.

Cette toile est sombre. Je ne l'aime pas, car je la trouve triste, sans vie. Pour moi elle est beaucoup trop noire. Je préfère les tableaux avec davantage de couleurs. Je ne pourrais pas l'acheter et l'exposer dans mon salon. Cette œuvre n'est pas commune : un escalier n'a rien à faire sur une guillotine ou alors le peintre veut nous faire comprendre qu'il descend vers la mort, comme le suggère le titre.

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Publié le 10 Janvier 2020

Grünewald, huile sur toile, 325 x 225 cm, 2011

Grünewald, huile sur toile, 325 x 225 cm, 2011

Avec Grünewald, Velickovic a voulu représenter les horreurs que les hommes font aux hommes. Depuis 1994, le peintre a beaucoup travaillé à partir de la Crucifixion du retable d’Issenheim. Sur cette toile peinte à l’huile en 2011, on aperçoit un homme, accroché à une croix en bois, sur laquelle se trouve une étiquette d’identification des morts. L’homme est lacéré au niveau des poignets avec une corde rouge. A vrai dire, on ne sait pas trop si c’est de la corde ou du sang, vu  son état déplorable. Il est très maigre, blessé à certains endroits et sa tête est penchée vers le bas. Le peintre a talentueusement représenté la souffrance et la réalité du passé. Ces couleurs sombres sont troublantes et ne nous laissent pas indifférents.

 

C’est avec brio que le peintre a réussi à nous faire prendre conscience de la réalité du passé qui a forgé le monde d’aujourd’hui. Au-dessus du condamné, se tient un majestueux corbeau. Symbole négatif, oiseau de mauvaise augure, il est surtout vu comme l'oiseau noir qui vole au-dessus des champs de bataille pour se nourrir des cadavres. Sur cette œuvre l’animal est réalisé avec une précision à couper le souffle. Cela nous montre une fois de plus l’ingéniosité et le talent de Velickovic. Cette œuvre qui peut sembler choquante est une représentation du réel, ce qui est remarquable et touchant. C’est un don du peintre d’illustrer prodigieusement l’Histoire et ses horreurs.

 

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Publié le 10 Janvier 2020

Triste destin - Katell

   Un homme au centre du tableau Exit, peint par Velickovic. Il nous tourne le dos et marche sur une planche. Il est nu avec des muscles marqués. Il entre dans une pièce noire et vide, dont l’extérieur est rouge vif. Sur sa gauche, une corde pendouille. Sur son chemin, il a laissé des traces de pas ; du sang coule de son pied. La seule couleur de ce tableau est le rouge mural qui rappelle le sang. Velickovic a réussi avec talent à faire passer une émotion, une pensée et une réflexion. L’homme marche de façon abattue, il n’est pas heureux, son corps n’a pas d’âme. La douleur de cet homme est saisissante et nous la ressentons tous, ce qui et un immense travail pour un artiste.

 

   Exit signifie « sortie ». L’homme marche vers sa sortie, son unique issue, la mort. Il se penche vers le néant, qui se rapproche et part pour une chute inévitable. La violence qu’il a subie le pousse vers son destin rempli de souffrance. Ce tableau a l’audace de représenter une tristesse profonde, et même si la raison de cette tristesse est inconnue, elle permet d’être ouvert sur son sens. Et dans tous les cas, ce tableau représente le désespoir, de façon profonde.

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Publié le 10 Janvier 2020

Grünewald, huile sur toile, 210 x 150 cm, 2004

Grünewald, huile sur toile, 210 x 150 cm, 2004

Grünewald est un tableau de Velickovic qui représente un homme attaché à une poutre. Il est maigre, pâle, quasiment nu. On a l'impression qu'il a été battu. Il a la tête penchée en avant. On ne sait pas s'il est vivant ou mort. D'ailleurs l'étiquette qui apparaît au-dessus de sa tête rappelle celles utilisées pour identifier les cadavres en temps de guerre. Une de ses mains est attachée à la poutre avec une corde rouge, la paume tournée vers le haut. Le tableau est très sombre. Une lumière venant de la droite éclaire la scène.

 

Cela fait peur, met mal à l'aise. On a l'impression que le personnage souffre ou qu'il a souffert, qu'il est dans le froid, dans le noir. Il a peut-être été torturé. Le tableau me touche parce que je le trouve dérangeant, dégoûtant, perturbant, bouleversant, impressionnant. On a pitié du personnage. Ce tableau fait penser à la représentation du Christ sur la croix de Grünewald, au 16e siècle, mais en plus glauque et en plus moderne, car il est très réaliste.

 

J'ai choisi ce tableau parce que de tous ceux que j'ai pu voir de ce peintre, c'est celui qui est pour moi le plus spectaculaire et le plus réussi graphiquement. Les couleurs choisies et les traits du pinceau rappellent plus la BD de Bilal que les vieux tableaux. Cette œuvre est violente. Une sorte d'attirance fait qu'on a du mal à détacher le regard.

 

Velickovic est un peintre très brillant et extraordinaire. Il aime choquer avec ses œuvres dérangeantes et faire réfléchir.

 

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Publié le 10 Janvier 2020

Feu, 2005, Huile sur toile

Feu, 2005, Huile sur toile

     Vladimir Velickovic est un peintre touché par la Seconde Guerre Mondiale. Dans ses œuvres, il témoigne, de différentes façons, des horreurs de la guerre.

     Ainsi, il a peint Feu en 2005. Il s'agit d'une immense huile sur toile de 250 centimètres sur 500, représentant un paysage prenant feu, probablement à la suite de bombardements. Le tableau est sombre, voire obscur. La lueur du feu rouge, au centre, est la seule touche de couleur. Au premier plan, un paysage déjà ravagé par les flammes. Il y a également des trous d'obus, les trous de la mort. Au second plan, on voit le feu et la fumée grisâtre, étouffante, qui s'étendent haut dans le ciel et se mêlent aux nuages, gris eux aussi. Le paysage est vide. Plus d'habitation, plus aucune végétation. Le feu a tout emporté. Les couleurs sont accordées au thème du tableau : rouge pour le sang, noir pour la mort.

     Cette œuvre me touche pour plusieurs raisons. Ayant vécu un incendie, je peux affirmer que ce tableau est d'un grand réalisme par l'épaisse fumée, les flammes rouge-orangé et le paysage totalement détruit. La seconde, c'est d'imaginer des soldats qui doivent déjà survivre aux bombardements, à la famine, au froid et fuir les incendies. La dernière raison est que ce tableau est totalement d'actualité. En effet, l'Australie est dévastée par ces incendies incessants qui mettent en danger une grande partie de la population et des animaux. La forêt et des milliers d'habitations sont saccagées, comme sur ce tableau. Cette œuvre est bouleversante par ses interprétations et ses impressionnantes dimensions.

     Vladimir Velickovic est très talentueux  et fait des œuvres réalistes, d'autres fois plus choquantes, pour heurter les spectateurs. C'est également un artiste brillant, qui utilise la violence de l'humanité et son histoire pour peindre, ce qui donne des œuvres poignantes.

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Publié le 10 Janvier 2020

Grünewald, 2011, huile sur toile, 325 x 225 cm

Grünewald, 2011, huile sur toile, 325 x 225 cm

Le tableau été réalisé avec des couleurs foncées comme le gris, le noir ou le marron, que Vladimir Velickovic a appliquées avec différentes brosses. Pour le rouge il a utilisé de l’essence de térébenthine. Enfin il a utilisé une simple toile pour donner vie à son chef-d’œuvre.

 

Au premier plan, un homme mort est accroché par les mains sur une croix en bois. Cette scène fait référence à la crucifixion de Jésus, avec la position des bras aux extrémités de la croix et la tête dirigée vers le bas. On devine sa souffrance avec la corde rouge qui le tient, les traces de sang sur son corps Surtout son crâne rasé et l’étiquette au-dessus de sa tête peuvent faire référence aux camps de concentration pendant la guerre.

 

Au second plan, un grand corbeau vole au-dessus de l’homme crucifié. Il fait penser à un ange noir ou maléfique, toujours à proximité. Il symbolise la mort et la souffrance. A l’inverse d’un ange gardien qui nous protège, ce corbeau fait penser à un rapace attendant la moindre occasion pour attaquer. Le fond du tableau suggère un champ de bataille complètement ravagé par la guerre, avec plus rien d’apparent à la surface : il est vide pour que le spectateur se focalise sur l’homme au centre.

 

Ce tableau fait preuve d’un très profond réalisme. Vladimir Velickovic a su nous montrer une face cachée de la peinture, en illustrant la mort par allusion à celle de Jésus. Il a également voulu rappeler les nombreuses victimes des camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale. Ce tableau n’est pas superficiel : il ne va pas rechercher l'originalité dans la couleur, le strass ou les paillettes comme d'autres.

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Publié le 17 Décembre 2019

La balade poétique d'Hervé Eléouet
La balade poétique d'Hervé Eléouet
La balade poétique d'Hervé Eléouet
La balade poétique d'Hervé Eléouet
La balade poétique d'Hervé Eléouet
La balade poétique d'Hervé Eléouet
La balade poétique d'Hervé Eléouet

Landerneau à la veille des vacances de Noël : les sapins s'envolent, tête à l'envers, un morceau de lune est tombé sur la place du marché. Le décor est planté pour la balade poétique d'Hervé Eléouet qui, lui non plus, ne manque de surprises surréalistes...

La balade poétique d'Hervé Eléouet

... comme ce poème éphémère écrit sur une peau de banane, non sans humour.

Après ce parcours initiatique, rendez-vous à la rentrée pour le lancement de l'atelier d'écriture poétique.

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2020 en 2de

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