Articles avec #printemps des poetes 2020 - pierre vinclair tag

Publié le 31 Mars 2020

les rues sont vides,

                     mais tous les soirs

des cœurs remplis

                d’espoir

                           applaudissent

les héros de notre histoire

 

la routine, le vide, et

                               l’isolement

sont devenus quotidiens

 

le repos, la joie et les contacts

laissent placent à

       l’inquiétude

                 la peur

                    et l’enfermement

 

malgré le confort, la

                                   solitude

est de plus en plus

                                   pesante

perdus dans le temps

sans repères

nous avançons

                        vers

                                 l’inconnu

Alice - 1G2

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Publié le 31 Mars 2020

« Nous sommes en guerre.

L’ennemi est là, invisible, insaisissable. »

 

Ces mots annoncent

le début d’un long combat,

dans lequel puise l’union d’une nation tout entière.

 

¡ Pongamos a la altura de las circunstancias

individual y collectivamente !

Désormais gardons le lien,

gardons le calme.

Retrouvons le sens de l’essentiel.

Concentrons-nous

sur la culture, l’éducation, le sens des choses.

¡Todo cambiará,

todos nuestros hábitos !

Vamos a divertirnos

y a trabajar de una mañera diferente.

 

Formons le « nous » de ce poème !

Le jour de gloire est arrivé.

                                                                                       

                                                                                                          Anaïs, 1G2

 

 

 

 

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Publié le 31 Mars 2020

Un virus dépaysé, se balade au rythme

du toucher. 

Mais 

   le virus ne bouge pas, les gens se déplacent. 

Nous arrêtons de bouger 

Le virus arrête de bouger, 

           Muore ! 

C'est aussi simple que cela !

  Nous sommes donc

Encerclés    confinés    Prisonniers de cette société. 

Serait-ce le moment 

pour descendre connaître nos parents ? 

 La procrastination, 

      Le travail, 

           Tiktok

J'en deviendrais matto ! 

     On compte les jours.     1. 2. 3… 

Silence! 

Une simple IN   action pour tout sauver

Mais  tout est actionné. 

Vroum  Vroum  

    Apéro 

Arrestation  

     attestation.

          Contravention 

Rythme de vie des 有界

On sort se balader pendant que d'autres tentent de nous sauver.. 

Le virus a-t-il emporté avec lui,     

      Le respect, la logique, l'humanité ? 

                这就是问题

 

Youna - 1G2

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Publié le 30 Mars 2020

Je suis        là         à constater 

inconnu dans un 

                             pays qu'est m'est inconnu

la réactivité d'une NATION face à une "guerre sanitaire"

sans précédent venue d' Asie appelée par certains "virus chinois"

je me

             sens 

                     perdu face à l'enchaînement rapide

des décisions prises par le gouvernement 

français

le confinement fut l'une des ces

décisions et fit polémique après l'exode de près d'

un million de Parisiens vers 

                                                 la 

                                                        campagne

n'est-ce pas une bonne chose? quand aujourd'hui

on apprend que la         saturation         des hôpitaux parisiens ?

                           monte

cette fatigue me             à la tête 

et j'espère cette crise                       é p h é m è r e

Aurélien - 1G2

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Publié le 30 Mars 2020

Le confinement me pèse.

 

Mes conditions de travail ne sont pas celles que j'aurais imaginées.

Nous sommes seuls derrière nos ordinateurs.

 

Le seul

                          mot

                       Zí             word

                palavra                  parola

                      kalima          wort

                               palabra

                                                             confinement

                                                                                     fait émerger un monde

oppressant et lourd

qui renforce l'avènement de l’événement.

 

Le fait d'être seul est déconcentrant

y algunos objets de notre maison attirent trop notre attention !

 

On ressent une inquiétude constante

                                                                                                     pour la santé de nos proches.

Ce virus fait chuter l'économie et nous montre sa

                                                         FRAGILITE

Seule bonne nouvelle la pollution diminue !

 

 Antoine, 1G2

 

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Publié le 30 Mars 2020

Être confiné, c’est un rêve pour certains,

Un cauchemar pour d’autres.

 

Au début, tout était incertain,

Maintenant la tension est haute.

 

Les magasins ont été dévalisés

Par des personnes                              pleines de vanité

Qui ne pensent qu’à                                                         elles

Et oublient les règles nouvelles.

 

À la maison tout paraît                                                 long

Le temps est comme                                                                    infini.

Nous ne savons pas quand cela va se finir.

 

Peut-être que l’on ne pourra plus sortir

Peut être vais-je devoir travailler

Chez moi jusqu’à la fin de l’année.

 

Yvan 1G2

 

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Publié le 30 Mars 2020

(Traduit en italien, hommage au 2ème pays le plus touché par le virus)

 

 

 

La société d'aujourd'hui a changé

Nous sommes en guerre sanitaire

Notre vie est devenue différente

Il faut rester chez nous pour sauver des vies

 

La società di oggi è cambiata

Siamo in una guerra della salute

La nostra vita è diventata diversa

Dobbiamo restare a casa per salvare delle vite

 

Les Hommes se jettent sur les denrées

Toute civilité oubliée

Les soignants paniqués, et pour les aider

Il faut rester à la maison

 

Gli uomini si buttano sul cibo

Tutta la cittadinanza è nell'oblio

Gli assistenti sono andati nel panico e per aiutarli

Devi rimanere a casa

 

Les médias font que ça

Parler de ce qui nous fait peur

La solitude nous ronge

Et le temps se moque

I media lo stanno facendo

Parlare di ciò di cui abbiamo paura

La solitudine ci divora

E al tempo non importa

 

Le soleil se fait invitant

à être condamné de la liberté

comme un sentiment d'emprisonnement

devant ce que l'on voyait plus comme si bien

Il sole è invitante

essere condannato dalla libertà

come una sensazione di prigionia

di fronte a ciò che era più simile a

 

Kelig

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Publié le 30 Mars 2020

bloqué

 

enfermé

 

à la maison à cause d'un 中国病毒

beaucoup de décès

but we must continue to

live

dans une maison

avec nos proches

qui se demandent « jusqu'à quand ? »

serons-nous privés de nos plaisirs

une seule chose à faire mettre ses lunettes

aller sur le net

et regarder Netflix

Clément 1G2

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Publié le 29 Mars 2020

Quand le confinement a commencé beaucoup de Français n'ont pas

écouté.

 

Par la douceur du printemps certains se baladaient.             

 

Malheureusement, à la maison nous sommes             coincés.

 

Et ça      jusqu'à nouvel ordre.

 

The class at home are difficults, We have to do us homework every day.

 

                          Peur- Maladie- Inquiétude- Folie

 

Les courses au supermarché sont devenues pesantes et stressantes,

 

tous les gens se jettent des     regards

 

et pourtant beaucoup attendent avec impatience ce moment pour sortir.

 

L'isolement se crée 

Combien de temps encore ce confinement va-t-il durer ?

 

Romane 

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Publié le 19 Mars 2020

Les circonstances sanitaires ont eu raison de la rencontre avec Pierre Vinclair. Il a néanmoins accepté de répondre à quelques questions que nous avions préparées avant le confinement. Qu'il en soit remercié...

 

Pourquoi écrire de la poésie ?

La poésie est pour moi la littérature dans ce qu’elle a de plus libre, quand elle arrête de singer les formes extérieures de la « littérature ». Par ailleurs, sa grande densité d’émotion fait que, même si sa lecture demande davantage de concentration, elle est beaucoup plus stupéfiante. Elle appelle de son lecteur, c’est sûr, une forme de collaboration ; c’est ce qui me plaît aussi. Le roman est un genre condescendant (le romancier est un producteur, le lecteur un pauvre consommateur), le poème plus égalitaire.

 

Pourquoi vous-êtes-vous expatrié ? Pourquoi la Chine ?

J’ai été Lauréat de la Villa Kujoyama (Kyoto) en 2010 et j’ai décidé de rester vivre au Japon. J’aime vivre à l’étranger, apprendre des langues, découvrir des civilisations. C’est comme un voyage touristique toute l’année, sauf qu’on apprend vraiment des choses et rencontre des gens intéressants. J’ai déménagé par hasard en Chine, à cause de Fukushima.

 

Qu’est-ce que la découverte de la culture chinoise a apporté à votre écriture ?

Un objet, d’abord : un thème. L’idée d’un ennemi (le capitalisme d’État chinois) et l’idée d’alliés pour le combattre (Confucius, Tchouang-Tseu, Li Bai, etc.) La traduction du Shijing m’a par ailleurs appris qu’un poème n’avait pas besoin d’être compliqué pour être beau.

 

Parlez-vous le mandarin ? Est-ce une langue compliquée ?

Oui. C’est une langue atrocement intéressante.

 

Pourquoi mélanger français, anglais et chinois ? Pourquoi la traduction anglaise en regard de certaines pages ?

C’est lié à la circonstance d’écriture : vivant dans un contexte international, il m’arrive d’essayer de vouloir être lu par des locaux, lors de festivals ou de lectures. Ensuite, quand cela a du sens, ou me semble en avoir, j’intègre la version en langue étrangère dans le livre, comme une manière de rappeler que le livre n’a pas vocation (même si c’est le cas en réalité) à être confiné à l’espace franco-français.

 

Pourquoi la disposition particulière des mots dans le recueil ?

Pour des questions de rythme spatial (ce sont des calligrammes abstraits, ou des cacogrammes !)

 

Pourquoi choisir de couper les mots en fin de vers d’une façon aussi surprenante ?

Pour des questions de rythme sonore (je coupe le mot au moment où le rythme le demande)

 

Avez-vous écrit vos poèmes avec le plan de votre recueil en tête ou les poèmes ont-ils été écrits de manière indépendante et regroupés ensuite pour  constituer la progression ? (On pense à la structure des Contemplations ou des Fleurs du Mal)

Ni l’un ni l’autre. La forme du livre est comme la carapace de l’escargot : elle ne le précède pas, mas ce n’est pas non plus un regroupement a posteriori. La forme est sécrétée, peu à peu, par le texte lui-même qui s’auto-organise peu à peu.

 

Faites-vous exprès d’utiliser des chiasmes ou autres figures de style ? Autrement dit, calculez-vous tous vos coups ?

La plupart des coups sont calculés (sans doute pas tous, j’imagine). Même si je ne me le formule pas en termes de « figures de style ». Les figures de style existent aussi peu pour le poète, je pense, que les mathématiques pour un footballeur. Quand on marque un but au foot, on calcule son coup, mais ça ne veut pas dire qu’on le calcule avec les outils mathématiques du géomètre qui permettent pourtant d’expliquer a posteriori la trajectoire.

 

Quel parcours de lecture associeriez-vous à votre recueil, « les mémoires d’une âmes » ou « la boue et l’or » ?

Ni l’un ni l’autre. J’associerais plutôt à mon recueil un bébé en train de bavouiller, et une grenade ! S’il faut vraiment choisir, « la boue et l’or », car Baudelaire est une figure importante dans ce livre, à tous les niveaux (Tableaux parisiens, préface du Spleen de Paris, poème en prose sur les nuages…)

 

Vous considérez-vous comme un auteur engagé ?

Oui. Je voudrais sauver le monde dans des poèmes. Non pas avec des messages, mais avec l’action propre des vers sur la page. (Pour l’instant, ça marche moyen).

 

Pierre Vinclair, 27 février 2019

Pierre Vinclair, 27 février 2019

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Rédigé par Lettres

Publié dans #Printemps des poètes 2020 - Pierre Vinclair

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