Publié le 6 Avril 2015

Papier, taches diverses et variées, 2011

Papier, taches diverses et variées, 2011

Memento Mori

Assis seul sur un banc

Perdu, parmi les morts et les vivants

Souvenirs d'un temps ancien

Je divague perdu dans mon esprit lointain

 

En plein carnaval de couleurs

Les confettis sur le sol retombent

Les enfants gais et joueurs

Ne voient pas se creuser leur tombe

 

"Rappele-toi que tu vas mourir"

La vie n'est que vanité

Tu n'auras pas le temps de vieillir

Qu'elle t'aura déjà emporté

 

Sa longue cape noire t'enveloppant

Son regard vide te transperçant

Le monde deviendra sombre

Tu ne seras plus qu'une ombre

 

La mort attend.

Marianne, 2B

 

L'explosion

Ici ou là s'entremêlent monts et merveilles

Rouge, bleu ou orange sont telles des abeilles

Un amalgame prend forme sur la feuille blanche

On dirait une magnifique avalanche

 

De petits points de couleurs sur la feuille dense

Entraînent un déséquilibre soudain des sens

Chaque couleur éblouit l'observateur

Qui comprend l’œuvre et sa valeur

 

On dirait une explosion électronucléaire

Mêlant bonbons de différentes matières

On se rappelle notre éveil enfantin

Où l'on croyait encore aux magiciens

 

L’œuvre étincelante veut plaire

Aux plus jeunes et aux centenaires

Pour qui la peinture est un retour en arrière

Dans un univers imaginaire.

Ewen, 2B

 

Memento Nati, Memento Mori

Un crâne vivant

Un crâne mourant

Une fois en haut

Une fois en bas

La première heure sonne la simplicité

La deuxième la vanité

 

Memento Nati, Memento Mori

Une tête confiante

Une tête hésitante

Une fois prés

Une fois éloigné

À la première heure nous sommes aidés

À la deuxième nous sommes écrasés

 

Memento Nati, Memento Mori

Une teinte noir et blanc

Une teinte cyan

Une fois à l’intérieur

Une fois à l’extérieur

À la première heure tout est coloré

À la deuxième tout est mélangé

 

Memento Nati, Memento Mori

Un endroit parfait

Un endroit mauvais

Une fois dans le ciel

Une fois en enfer

À la première heure la bonté

À la deuxième la cruauté

 

Memento Nati, Memento Mori

Une personne jeune

Une personne âgée

Une fois dans un berceau

Une fois dans un cercueil

À la première nous sommes nés

À la deuxième nous sommes tués

 

Memento Nati, Memento Mori

La deuxième heure sonne la vanité

La première la simplicité

Une fois en bas

Une fois en haut

Un crâne mourant

Un crâne vivant

Kornelia, 2B

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Publié le 6 Avril 2015

Papier , crayon, graphite, décembre 2014

Papier , crayon, graphite, décembre 2014

L'union fait la science

 

Salut j'me présente, moi c'est George le triangle.

C'est moi, ici, dans le tableau rectangle.

Je n’sais pas pourquoi on m'a mis là-haut.

Pour une quelconque raison comme Tommy le cerveau.

 

Je m'appelle Tommy

Le pro de la biologie

Je suis un cerveau flasqueux

Et on m'identifie à mon physique hideux

 

Voilà je ne suis pas comme les autres triangles ;

Les sciences je trouve sa gore comme Pythagore.

Surement pour ça qu'on m'a isolé, scellé :

Pas très plaisant je trouve, mais bon j'y peux rien.

 

Le scientifique Monsieur Simetrick

S'amuse avec moi comme un petit et un yoyo

Mais de sa surpuissante logique

Il m'a bloqué dans son tableau

 

Mon truc a moi ce sont les langues comme l'Allemand.

Pas très cohérent, Un jour j'ai rencontré Tommy,

Un encéphale trop réfléchie et c'est notamment grâce à lui que

Aujourd'hui, je suis passionné par Pythagore.

 

 

Ce que personne ne sait, c'est qu'on est tous séquestrés

Dans cet univers gris

Où ni joie ni peine ne sont ressenties

 

Vous vous demandez surement comment ça s'est fait.

Vraie de vraie, c'est la grâce de ses

Ses Aides Mémoires, elles étaient de toute pièce :

En papier, en peinture, en sculpture, ou en musique.

 

Coincé au fin fond de cette forge

J'ai rencontré le triangle Georges

Et grâce à ses aides mémoires

J'ai appris à parler

 

Ses Aides Mémoires étaient comment dire ….

Biscornues, Extravagantes, étranges...... et exceptionnelles.

Elles réveillaient en nous tous nos sens :

Odorat, ouïe, toucher ... Et la vue.

 

Et c'est ici même, qu'on a compris pourquoi

Comme le Ying et le Yang on était réuni

Si la relation E n'est pas égale à MC2 alors

Le triangle et le cerveau ne peuvent réchauffer le serpent dans son sein.

Florian et Killian – Seconde F

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Publié le 6 Avril 2015

Papier, peinture, encre, technique mixte, 2003

Papier, peinture, encre, technique mixte, 2003

Le Voyage

Je pars sur mon bateau

Main froide, cœur chaud

Rempli de bonheur

Je pars à l'heure

 

Je me sens comme un hors-la-loi

Sur ma coque de bois

Je passe le jour et la nuit

Le son de la mer pour unique mélodie

 

Je fais le tour du monde

Sans savoir où aller

De toute façon la terre est ronde

Je devrais y arriver

 

La mort arrive

Je ne me sens pas bien

J'espère survivre

Je suis si loin

 

Je me sens partir

Le ciel m'attire

Mon bateau continue

Sans personne dessus

Benjamin, 2B

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Publié le 6 Avril 2015

Papier, chiffon, collage, peinture, 2003-2004

Papier, chiffon, collage, peinture, 2003-2004

Les morsures de l'hiver

Il est triste comme l'automne,

Il est froid comme l'hiver.

Les saisons sont si contrastées

Qu'elles lui font perdre son angoisse

Son cœur - organe emprisonné

Comme une peinture

Dans son cadre cassé -

Est gelé dans la glace.

Qui de l'esquimau ou du pêcheur

A lancé la rumeur

Des morsures de l'hiver ?

                                                                                                                   Volodia, 2B

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Publié le 6 Avril 2015

Papier, peinture, 2014

Papier, peinture, 2014

Dark Kitchen

Dans une cuisine sens dessus dessous

Des moisissures par ci

Des taches par là.

Au milieu des odeurs d'huîtres

Et de l'insalubrité,

Une assiette de sable rugueux

Des marionnette de soie

Font des plongeons acrobatiques

Dans une peinture qui tourbillonne.

J'ai la tête qui tourne

C'est un cauchemar,

Un martyre.

Plus loin des calamars,

Gris et noirs

Jouent au paintball azotique

Avec des cosmétiques.

Est-ce bien ou mal ?

Soudain un marlou me pique.

 

Je me réveille en antarctique exotique.

Noë, 2B

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Publié le 5 Avril 2015

       Les élèves de seconde du Lycée de l'Elorn ont eu la chance de rencontrer Bertand Menguy, un artiste qui s'est ouvert aux nombreuses questions qui lui ont été posées.

« Déjà tout petit »

       L'art... pour B.Menguy fait partie intégrante de sa vie et cela dès son plus jeune âge. En effet, « déjà tout petit », confie-t-il aux lycéens, il adorait les jardins d'enfants et était toujours sensible aux arts manuels qu'on lui proposait. Il s'y retrouvait pleinement et « ne voyait plus le temps passer » ajoute-t-il, sourire en coin.

        Il ne choisit en revanche pas tout de suite la vie d'artiste. Il a la volonté de devenir pompier puis motard, mais se lance finalement dans des études de droit à Toulouse. « J'ai écouté mon intention » dit-il et arrête ses études dans le sud pour rejoindre la célèbre école des beaux arts à Paris en 1985 où il reste cinq années et empoche avec succès son diplôme. « Je n'avais aucune connaissance à l'époque!» ajoute-t-il en souriant.

       Aujourd'hui, « je suis là où j'ai envie d'être » affirme-t-il et il regrette de n'avoir commencer à peindre qu'à l'âge de 30 ans... Et pourtant, à un moment de sa vie, il a réussi à vivre de sa passion pour l'art en vendant ses œuvres ou en les exposant dans des galeries. Désormais, il s'est retiré du système et préfère se consacrer à la création en atelier ou à l'organisation de rencontres autour de sa passion pour la peinture.

« Sans limite »

       On imagine que l'inspiration... quelque chose de primordial pour affirmer sa personnalité d'artiste. B. Menguy, lui, pense peinture toute la journée et « ne peint que lorsque l'envie lui prend ». Il tire ses idées de « partout » et ajoute que son imagination est sans limite. Il crée son « monde » grâce a ce qui l'entoure, comme des paysages, des livres ou encore d'autres artistes contemporains comme Rebeyrolle et répète qu'il se sent très proche du premier homme Arago XXI. Le musée des arts premiers du Quai Branly à Paris a aussi beaucoup d'influence sur son travail. On trouve également dans celui-ci ses souvenirs comme dans Bulle d'O : le poisson représente sa passion pour la plongée.

« Je suis de la peinture »

       Tout au long de sa vie, Bertrand Menguy dit peindre une histoire en continue qui peut s'enrichir ou bien s'appauvrir. Il a toujours voulu « peindre sans faire d'efforts », c'est pourquoi il utilise un grand nombre de techniques pour contourner les obstacles qu'il rencontre en peignant. Il a une image « charnelle » de la peinture et parle aux élèves de son univers «décalé» de la réalité. Il dit : « j'ai des pochoirs dans mon atelier que j'utilise souvent dans mes œuvres pour mettre des signes que j'ai peints auparavant. ». En effet, le crâne que l'on retrouve dans plusieurs de ses Vanités est un de ces signes récurrents qui font partie de son vocabulaire. Il ajoute que la « peinture est le monde du silence ». Paradoxal pour quelqu'un qui inscrit des mots dans ses œuvres !

       De plus l'artiste n'a pas de fil conducteur entre ses œuvres et ne cherche pas non plus à leur donner un sens particulier. Il déclare que le sens de ses tableaux est le fruit de notre interprétation. Les titres n'aident pas non plus à comprendre les tableaux, il les choisit de manière aléatoire. Ils n'ont pas forcément de lien avec l'oeuvre.

Des techniques inattendues

     Aujourd'hui Bertrand Menguy est installé à Morlaix et milite dans des associations culturelles.On peut dire qu'il n'est pas un artiste ordinaire. En effet, il est très polyvalent, il utilise de nombreuses techniques artistiques. Il avoue ne pas aimer la toile et cherche donc à l'éviter le plus possible. Il s'adonne par exemple à la sculpture en créant des mobiliers en bois flottant, à la poterie ou encore la gravure. Par ailleurs, il travaille la terre, la porcelaine ou encore le bois. C'est d'aiileurs grâce à l'atelier de menuiserie pour les élèves de bac pro bois qu'il a accepté de venir au lycée de l'Elorn.

                                             Lucas - Alban - Ugo

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Publié le 5 Avril 2015

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Publié le 3 Avril 2015

Pour aborder au mieux la rencontre avec Bertrand Menguy, les élèves avaient fait le point sur leurs interrogations et préparé avec leurs professeurs une série de questions à poser. Lors de l'échange, ils sont revenus sur sa vie et sur son travail, l'occasion pour les lycéens d'en découvrir un peu plus sur cette profession encore, pour certains, marginale.

Abordant d'abord son parcours, Menguy a affirmé avoir interrompu des études de droit en 1985 pour se lancer dans la peinture tardivement : « J'ai écouté mon intuition », confie-t-il, « je suis là où j'ai envie d'être » Après une année préparatoire, il a intégré avec succès l'école des Beaux-Arts de Paris, où il a passé 5 ans à perfectionner son art. Revenant à un passé plus lointain, Menguy se rappelle également avoir toujours été « sensible aux arts manuels », et ce « depuis le jardin d'enfants ».

Ayant vécu par périodes de la vente et de l'exposition de ses œuvres, cela n'est pour l'instant plus possible pour lui : « Très peu d'artistes vivent de leurs œuvres, et je n'en fais pas partie », explique-t-il. Néanmoins, il a la chance de vivre de l'art, notamment d'ateliers et de rencontres autour de sa passion.

Lorsque les élèves lui ont demandé d'où venait son inspiration, Menguy a annoncé sans hésitation : « De partout. » Et de poursuivre : « L'inspiration me vient de la nature, d'autres œuvres, de vieux bouquins […] ». Il affirme par ailleurs se sentir très proche de certaines périodes historiques. Ainsi, les arts premiers sont sa plus grande source d'inspiration, et il « passe des heures au quai Branly ». De l'époque contemporaine, il retient Paul Klee, Rebeyrolle ou encore Twombly, tout en affirmant qu'il « ne vit pas sans les œuvres des autres ».

Menguy se qualifie par ailleurs lui-même « d'artiste à pratiques multiples ». La peinture a beau être son milieu de prédilection, il s'adonne également à la sculpture, à la gravure, ou même à la faïence, de sorte qu'il s'enrichit continuellement. Pour apprendre ces nouvelles techniques, il fait appel à des artistes spécialisés dans les domaines qui l'intéressent. Il confie même s'essayer à l'écriture : « J'écris beaucoup, mais je ne sais pas si c'est à lire ».

S'attardant surtout sur la peinture, l'artiste a expliqué notamment que, pour lui, « la peinture, c'est le monde du silence » et que ses œuvres n'ont donc pas de message particulier à véhiculer. Un point de vue paradoxal puisque les mots sont très présents dans ses tableaux et qu'il affirme peu après que « l'alphabet, c'est une ossature ». Il a également pu évoquer son « vocabulaire » artistique, revenant sur les signes marquants de ses œuvres. Interrogé sur l'idée de mort qui semble récurrente dans ses tableaux, il dit: « Penser à la mort, c'est penser à la vie ». Il a évoqué la notion de temps et sa proximité avec « ce qu'il s'est passé avant ».

Pour conclure la séance, Bertrand Menguy a répondu à des questions plus concrètes concernant sa peinture, expliquant ainsi la signification de certains de ses tableaux et permettant aux élèves de mieux les aborder dans leur travail d'écriture.

Les lycéens ont pu découvrir que Bertrand Menguy est avant tout quelqu'un de passionné : « Je me lève le matin, je pense peinture ; je me couche le soir, je pense peinture ».

Amélie, Noemi, Marianne

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Publié le 3 Avril 2015

        Le mercredi 25 mars les élèves de 2B ont pu, pendant un échange de 2 heures, dialoguer avec l'artiste peintre Bertrand Menguy. C'est dans le cadre d'un atelier d'écriture sur les œuvres de l'artiste que les élèves l'ont rencontré. Ce travail sur toute une année permet aux élèves de rencontrer différents artistes comme B. Menguy ou Goulven Ka, un chanteur et compositeur, qui intervient sur la mise en voix des poèmes. Ce long travail aboutira à une représentation sur la scène du Family le mois prochain. Cette rencontre était donc l'occasion de découvrir le sens caché des œuvres, mais aussi d'en découvrir un peu plus sur le chemin parcouru par Bertrand Menguy, sa formation et son langage pictural.

       Bertrand Menguy est un artiste qui touche à tout, il peint comme il sculpte. Depuis l'an dernier, l'artiste est en résidence au lycée de l'Elorn à Landerneau. L'occasion pour les élèves de découvrir sa passion et son métier. Déjà petit, il était sensible aux arts manuels. Jeune, il décide de s'orienter vers l'art et intègre sans connaissance particulières l'école des Beaux-Arts. Passionné par les arts premiers par les masques, la terre ou la magie, il expose dans un premier temps en galerie mais n'arrive pas à vivre de sa passion. Il décide alors de s'installer dans un hangar où il restera plusieurs années. Mais Menguy s'y sent à l'étroit, il a besoin de la nature pour peindre et sculpter. Il va alors tout laisser pour travailler dans un camion qui lui permet de découvrir de nouveaux horizons régulièrement. Aujourd'hui il est en résidence au lycée de l'Elorn

       Menguy est donc un artiste à part entière. Il a besoin de "beaucoup bouger", de sentir "la nature, de respirer". Il peint pour lui mais aussi pour les autres, il se voit comme "un militant". Cet artiste engagé, polyvalent se sent, comme il nous l'a confié, "angoissé". Dans ses tableaux d'ailleurs ce versant de sa personnalité se retrouve souvent. Dans chaque tableau la mort est présente, le côté sombre du personnage ressort souvent de ses œuvres. Pour Menguy "penser à la mort c'est aussi penser à la vie".

       Bertrand Menguy peint à l'intuition. Il prend les idées comme elles lui viennent, mais il a bien souvent un fil directeur, un objet fétiche qu'il va représenter sur une série de toiles. Ce point a beaucoup intrigué les élèves qui ont cherché des points communs entre les œuvres. Mais pour Menguy il n'y a pas de sens précis à ses œuvres, l'inspiration lui vient à partir d'évènements vécus ou pas. Sur une série d'œuvres l'artiste explique la présence d'un crâne qui revient sans cesse. Bertrand Menguy se sent "proche d'Arago 21" le premier Homme sur Terre. Bien que ses peintures soient très personnelles elles s'adressent aussi aux autres qui y voient leur propre interprétation. Il s'inspire aussi de nombreux artistes comme Robeyrolle ou Twombly. Aujourd'hui Menguy cherche à apprendre de nouvelles pratiques. Il apprécie d'ailleurs collaborer avec d'autres artistes et a soif d'apprendre.

                                                       Simon, Apolline, Alexandre

© Cy Twombly. Untitled, 1970 Crayon and house paint on paper Private collection © Cy Twombly. Photo Courtesy Gagosian Gallery

© Cy Twombly. Untitled, 1970 Crayon and house paint on paper Private collection © Cy Twombly. Photo Courtesy Gagosian Gallery

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Publié le 3 Avril 2015

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