Publié le 3 Juin 2011
Hugo - 1S
Lire, dire, écrire et publier en classe de français
Publié le 3 Juin 2011
Hugo - 1S
Publié le 2 Juin 2011
Il se fraye un chemin entre les roches
Le bruit de sa promenade résonne avec légèreté
Sa rive est friable et boisée
Au travers des arbres le ciel ensoleille ses petites cascades
Un bleu chaud et perçant imbibe le tissu du ruisseau
Brillant et ruisselant
Qui a su se creuser au fil du temps
Son goût est semblable à celui de la glace
Son fond est gris clair
Son nom fait penser à une friandise sucrée au goût anisé
La terre qui le borde apporte une teinte légèrement transparente de rouge
Il fait rire les enfants
En automne il exahle une odeur de vieille pierre
Au printemps on hume des effluves de sable chaud
Le Friantis est aussi surprenant qu'étroit
Et de se promener à ses côtés on ne se lasse pas
Simon, 1ES
Publié le 25 Mai 2011
Publié le 25 Mai 2011
Je pense que la chanson Un autre monde du groupeTéléphone s'accorde au roman.
En effet, les paroles "je rêvais d'un autre monde" , qui reviennent à plusieurs reprises, illustrent le rêve des personnages de trouver un "Eldorado".
Le commandant Piracci rencontre une femme déjà croisée auparavant lors de l'interception d'un navire clandestin. Pendant son voyage cette femme a perdu son enfant. Pour elle, l'"autre monde" dont elle "rêve" serait de se venger de l'homme qui l'avait envoyée sur ce bateau.
Jamal et Soleiman, deux frères, rêvent de partir en Europe où ils pensent trouver un monde meilleur.
Enfin, Salvatore Piracci décide de quitter son pays car il ne supporte plus son métier.
A la fin du roman, Soleiman rencontre Salvatore Piracci. Soleiman prend le commandant pour un envoyé du dieu des émigrés. Celui-ci ne le nie pas, car il veut que Soleiman garde espoir en la vie, en un monde meilleur donc en "un autre monde".
A la fin de la chanson Un autre monde les paroles "Dansent les ombres du monde" sont une forme d'espoir. En cela les fins de la chanson et du livre sont très proches.
Publié le 22 Mai 2011
Du haut des monts, l'Elorn prend naissance,
début d'une longue existence.
Son chemin est baigné de calme, de tranquilité,
et les souvenirs y restent gravés.
Descendant la vallée, le fleuve arrive à bon port,
son eau de teinte claire, son limon trompeur,
nous laissent intrigués et penseurs.
Il coule en silence semblable à une carpe couleur or,
il continue sa route, avec une lente décadence,
et termine sa course dans l'océan immense.
Commence alors sa douce délivrance.
Adrien, 1ère ES.
Publié le 22 Mai 2011
J'ai choisi une couverture sobre afin d'illustrer au mieux le roman Eldorado de Laurent Gaudé. Malgré cette simplicité, je trouve que cela résume très bien la complexité du sujet abordé.
Tout d'abord, je trouve qu'illustrer la première de couverture avec un bateau est indispensable. Pour moi, c'est le seul moyen qu'ont les deux héros de trouver leur « Eldorado ». En effet, c'est par ce moyen que le commandant Salvatore Piracci tire un trait sur sa vie passée en essayant d'atteindre l'Afrique. Et c'est aussi par bateau que Jamal essaie, une première fois, de fuir le pays et de regagner l'Europe. De plus, le bateau peut également nous rappeler l'ancienne vie de Salvatore Piracci et les horreurs qu'il a pu voir et supporter pendant toute ces années.
Ensuite, j'ai choisi un bateau échoué pour représenter l'échec des personnages et leurs interrogations sur eux-mêmes. Il y a tout d'abord les différents échecs que Jamal doit affronter ; il perd son frère, chaque issue se ferme au fil du roman et il lui reste peu d'espoir. Il y a aussi l'échec du commandant. Il s'interroge sur sa vie, décide de fuir pour trouver mieux, mais en vain. Il finit par perdre tout espoir et se suicide. Enfin, on peut voir aussi, à travers ce bateau échoué, l'échec de la femme du Vittoria. Lors de sa traversée, elle a perdu son enfant et sa vie n'a plus de sens.
Enfin, j'ai choisi une couleur froide car c'est un livre que j'ai trouvé triste. Peut-être par son côté réaliste et actuel. De plus, l'ombre de l'image peut représenter à nouveau les interrogations des personnages, qui ne disparaissent pas lorsqu'ils atteignent leur « Eldorado ».
L'« Eldorado » n'est sûrement qu'un rêve...
Publié le 20 Mai 2011
Publié le 20 Mai 2011
. .Quand certains jours, la peine m'envahit, mes pas à l'ombre de tes roseaux m'apaisent et me rassurent. Je te rejoins et mes plus beaux souvenirs reviennent. J'ai tant joué à tes côtés, enfant, traversant tes courants gelés, trébuchant sur tes galets, gravissant les roches qui ornent tes bordures. Le reflet du soleil sur ta peau me réchauffait. Le ciel morne, te rendait plus belle encore. Je ne pouvais t'oublier. Et quel plaisir prenait ton eau douce et limpide à rafraîchir mon corps et à envahir mon esprit. Auprès de toi j'étais libre, je vagabondais au gré de ton cours. Ton lit était mon lit. Protégée, rien ne m'atteignait. Ton parfum aux senteurs de pins imprégnait mon corps et devenait mien. Tu m'as bercée de tes bruits, ton roulis gazouillait, je l'entendais. Elorn - mon enfance.
.Et les années ont passé, j'en ai même oublié le bourdonnement de la faune et de la flore, ma berceuse préférée. Cependant je garde le souvenir de la fraîcheur des matins gris, lorsque le manteau brumeux opaque te recouvrait ; alors je l'écartais. Je garde le souvenir des rayons du soleil, brillant de mille feux, les jours d'été ; alors je le bravais.
.Je retrouve enfin le rythme de tes bruits, ma peine noire s'estompe.
Elorn je revis.
Manon - 1ES
Publié le 20 Mai 2011
Nathan B - 1ES
Publié le 19 Mai 2011
La chanson Jour de doute de Grand corps malade peut nous faire penser au commandant Salvatore Piracci qui doute de lui, de ce qu'il a vraiment fait dans sa vie. On peut même penser aux différents personnages qui passent tous par des moments de doutes, comme les deux frères.
Plusieurs passages de la chanson me font penser à des passages du livre.
Tout d'abord, quand le commandant se rend chez son ami Angelo après qu'il a reçu la lettre de la femme du Vittoria : « C'est la vie qui hésite et qui m'octroie une pause mais pour mieux me laisser le temps de bien me remettre en cause, alors je regarde dans le miroir et je contemple mes erreurs, et tous ces regards sans espoir dans mon rétroviseur » ; ces paroles me font penser au moment où Salvatore repense à la rencontre avec la femme et qu'il éprouve du dégoût pour sa vie d'avant.
« Je choisis souvent le silence pour que les gens regardent ailleurs » ; cette phrase me fait penser au moment où le commandant dit : «il faut que je parte » et où son ami ne répond rien.
« J'suis stoïque en apparence mais en tempête à l'intérieur
Y'a des envies qui me chuchotent et des regrets qui grondent
C'est les jours où tu te sens seul même entouré de plein de monde »
Ce passage évoque le moment où le commandant part en précipitation de chez son ami pour une intervention en mer, où il semble calme alors qu'il a peur.
« Ces quelques mains qui se tendaient que je n'ai jamais rattrapées
Dans tout ce que j'ai tenté je ne revois que mes ratés.
Alors j'avance mais à tâtons et puis en regardant derrière
Je me sens coupable encore une fois et ce ne sera pas la dernière
Coupable d'avoir juste essayé et de pas avoir réussi
Coupable d'avoir fait de mon mieux et que ça n'ait pas suffit
Alors je remets tout en question, est-ce que j'suis bien à ma place »
Ce passage fait allusion aux mains tendues des clandestins ; bien qu'il ait fait de son mieux mais que ça n'a pas suffi à les sauver.
« Et comme la vie n'est pas longue, j'essaie juste de bien faire
Et si je mets de la lumière sur certaines de mes zones d'ombres
Et si je mets quelques mots sur mes silences les plus sombres
C'est pour mieux les comprendre et reprendre ma route
C'est pour foncer sans attendre le prochain jour de doute ».
Cela marque la fin des doutes du commandant et sa décision de « prendre sa route » pour partir comme les clandestins.
Cette chanson est émouvante et peut faire écho à de nombreux passages du livre ; elle évoque très bien les émotions par lesquelles passe le commandant.